Communiqué DU PARTI CAMP NATIONAL (CANAL) sur la publication du décret du 30 mars 2026.

Communiqué DU PARTI CAMP NATIONAL (CANAL) sur la publication du décret du 30 mars 2026.

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Le Camp National a appris avec indignation la publication, le 30 mars 2026 dans Le Moniteur, d’un décret présenté comme une modernisation des lois de 1970 et de 1976 régissant le secteur minier haïtien.
En tant que Premier ministre de facto, investi d’une seule mission, rétablir la sécurité et organiser des élections générales crédibles, M. Didier Fils-Aimé n’a ni la légitimité constitutionnelle ni l’autorité politique pour modifier l’architecture juridique de la République.
Le Parti Camp National dénonce ce qu’il considère comme un complot contre la nation visant à livrer, sans contrepartie, les ressources minières du pays à des intérêts étrangers afin de maintenir ce groupuscule au pouvoir.
Le Parti Camp National (CANAL) rappelle avec fermeté que la souveraineté nationale appartient au peuple haïtien et ne peut être exercée que par les institutions prévues par la Constitution de 1987, qui exprime la volonté suprême du peuple.
Dans ce contexte, le CANAL dénonce toute tentative de substituer au Parlement un Premier ministre gouvernant par décrets, une pratique contraire à l’ordre constitutionnel, à l’esprit démocratique de 1987 et au combat historique du peuple haïtien contre l’arbitraire.
La Constitution est sans équivoque :
Le Premier ministre applique les lois (art. 159).
Le pouvoir législatif appartient exclusivement au Parlement (art. 111, 111‑1, 111‑2).
Aucune disposition constitutionnelle ne permet au Premier ministre d’édicter des normes législatives, encore moins en l’absence de Parlement.
Le Parti Camp National-CANAL rappelle que les décrets-lois ont servi aux régimes autoritaires qui ont opprimé la nation. La Constitution de 1987 les a expressément proscrits pour prévenir toute dérive dictatoriale.
Le Premier ministre ne peut donc prendre que des décrets d’application, strictement fondés sur une loi existante. Tout acte qui dépasse ce cadre viole clairement la Constitution.
Le CANAL rejette fermement toute idée selon laquelle le vide institutionnel pourrait justifier l’instauration d’un pouvoir exécutif absolu. L’absence de Parlement ne confère aucun pouvoir législatif exceptionnel ; elle exige au contraire davantage de prudence, de légitimité et de respect de la Constitution.
Le Camp National-CANAL exige :
Le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national afin de protéger les familles haïtiennes et leurs biens.
L’arrêt immédiat de l’adoption de décrets illégitimes sans lien avec le retour à l’ordre constitutionnel.
La reconstruction d’institutions légitimes, garantes de la souveraineté populaire.
La mobilisation citoyenne contre toute forme de pouvoir arbitraire.

Le Camp National-CANAL rappelle que le peuple haïtien, héritier de Dessalines, de Firmin et de Dumarsais Estimé, s’est toujours opposé aux dérives autoritaires. La nation n’acceptera pas qu’on foule de nouveau aux pieds sa Constitution, sa dignité et sa souveraineté. Les ressources minières d’Haïti doivent être exploitées sous l’autorité d’un gouvernement légitime issu d’élections crédibles. Toute autre décision ou manœuvre pseudo-légale sera rejetée dès le rétablissement des institutions républicaines.
Le Premier ministre ne peut gouverner par décrets en l’absence de Parlement. Toute tentative en ce sens est inconstitutionnelle, illégitime et contraire aux intérêts supérieurs de la nation.
Le Parti Camp National reste aux côtés du peuple pour défendre la légalité, la souveraineté et l’avenir de la République.

Joel Leon
President du Camp National

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