VERS HAITI CHERIE, UNE NOUVELLE HAITI (2eme partie)

VERS HAITI CHERIE, UNE NOUVELLE HAITI (2eme partie)

George-Michel Celcis

3. une définition de l’environnement souhaité qui sera l’objectif commun à atteindre
Dr. Tatiana Wah, dans son livre cité plus haut, nous offre des pistes pour arriver à comprendre les vœux de l’Haïtien pour son futur, et énoncer une vision commune, l’objectif ultime pour notre patrie.
Les travaux du Dr. Wah, basés sur des sondages de sous-groupes des 31 segments du système social Haïtien, présentent l’opinion de l’Haïtien par rapport à ses valeurs sociétales, ses aspirations, son identité, et ses besoins. De la longue liste des opinions émises, je retiens les plus représentatives par ordre de pourcentage des réponses obtenues.

L’Haïtien apprécie : le respect, le respect mutuel, la tenue des promesses, l’opportunité de travailler, le respect du travailleur performant, le besoin de confiance, l’entraide, le konbit.

Il n’apprécie pas : le mensonge, le manque d’opportunités, la mise en doute, le non-respect dela parole donnée, le vol, la médisance, le désaccord ouvert. (Il est surprenant que la réalité semble contredire ces appréciations exprimées par l’Haïtien. Un exemple : il n’apprécie pas le mensonge, mais est menteur lui-même. Les spécialistes en sciences humaines auront à en débattre.)

Les résultats des sondages indiquent « un manque aigu de confiance entre les membres de la société Haïtienne » …. « La méfiance est fondamentale … ». « Plusieurs observateurs de la réalité locale ont écrit au sujet de la haine féroce de l’élite pour les paysans et les déshérités des
villes ». Ces données expliqueraient « l’absence d’objectifs communs au sein de la société ».

Toujours selon le sondage du Dr. Wah, l’Haïtien pense que ce qui unifie les citoyens, ce sont : le désir de changement, la religion, et « lorsqu’ ils s’amusent ». Pour son bien-être, l’Haïtien aspire à : la possibilité de travailler (« un travailleur bien payé n’est pas exploité »), l’accès à l’éducation et à la santé, la satisfaction de ses besoins essentiels, un succès matériel modeste, la vie en famille, un système judiciaire fiable, vivre sans crainte et dans
l’intégrité. L’identité nationale se trouve, entre autres, dans : l’histoire commune, la langue commune, la fierté, et… la méfiance. Les responsables de nos malheurs : la mauvaise gouvernance, le secteur privé, nous tous, la classe politique. Également mentionné : le « manque de promoteurs de développement ». L’analyse de ces caractéristiques nous permet de conclure que l’Haïtien souhaite : une vie en famille, un confort modeste acquis par le travail, l’accès à l’éducation, la satisfaction de ses besoins essentiels, une solidarité communautaire, être respecté et apprécié particulièrement
par « l’élite », un secteur privé juste dynamisant l’économie nationale, des gouvernants compétents, honnêtes, visionnaires et promouvant sa cause, un système judiciaire performant, des loisirs unifiants, une vie sans crainte.

Ajouter à cela que l’Haïtien à l’étranger est reconnu comme un travailleur sérieux, discipliné, de grande endurance, et nous avons là les éléments essentiels à l’exécution de grands programmes.

CONCLUSION : l’Haïtien veut vivre dans son pays, HAITI CHERIE, où il fait bon vivre, pour tous. Là se trouve la réponse à la création d’un environnement qui incite les Haïtiens à rester chez eux, à rentrer chez eux, l’objectif ultime pour la nation entière :

LA CONSTRUCTION DE HAITI CHERIE : UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS.

4. des objectifs sectoriels clairement définis visant l’objectif final
Plusieurs pays jouissent du qualificatif « où il fait bon vivre », parmi lesquels la Suisse, le Japon, la Norvège, le Canada, la Belgique, la Chine, la Thaïlande, le Dakar, et bien d’autres. Certains d’entre eux ont hérité de cultures séculaires facilitant l’entente sur une vision unifiée du futur,
ce qui a facilité leur « développement ». D’autres pays, prenant leur destinée en mains, ont pu transformer leur statut de pays « sous-développé » en pays « avancé » en une cinquantaine d’année, ou moins, en adoptant des méthodes de gestion de grands projets de développement. Dr. Wah nous en parle : « La plupart des pays … qui se sont récemment développés ou sont en développement … ont institutionalisé des agences autonomes qui planifient et exécutent les stratégies de développement destinées à être soutenues comme d’inévitables pierres angulaires pour les entreprises et les investissements. Dans les pays asiatiques considérés, les facteurs institutionnels et le leadership fort, ingénieux ont permis et faciliter l’expansion des efforts de développement en donnant aux agences du gouvernement une autonomie d’action considérable. A Singapour, c’est

l’Economic Development Board (EDB) qui conduit les efforts de développement de la nation. En Corée du Sud, c’est l’Economic Planning Board (EPB), et à Taiwan c’est le Council for Economic Planning and Development (CEPD). A Costa Rica et en République Dominicaine, diverses agences gouvernementales se sont impliquées dans le développement, avec un transfert considérable de responsabilité entre différentes agences au cours des quarante dernières années.
Tous ces pays ont eu des évolutions heureuses, à des degrés divers : Taiwan, la Corée du Sud et Singapour sont presque considérés comme des laboratoires du développement économique réussi, ayant une grande importance pour les pays en développement qui veulent réaliser une croissance similaire. L’intérêt pour ces cas nous stimule dans la recherche des stratégies employées pour le passage, en l’espace de deux décennies, du stade de pays pauvres et sous-développés à des économies moderne. »

La construction de HAITI CHERIE, UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS,

sera le plus grand chantier dont le pays ait jamais rêvé, le plus grandiose du continent, couvrant toute l’étendue dans les moindres coins du territoire, impliquant les trente-et-un segments de la structure sociale du pays et activant bien plus que les 1,700 métiers actuellement pratiqués
dans le pays. Un véritable KOMBIT NATIONAL. Toutes les activités de la vie dans tous les domaines : infrastructures, agriculture, industrie, santé, éducation, loisirs, culture, et autres, seront prises en considération, évaluées, analysées et reformatées pour maximaliser leurs
contributions au bonheur et à l’épanouissement de l’Haïtien, visant toujours la destination finale :

HAITI CHERIE, UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS.

Le chemin pour arriver à HAITI CHERIE, un pays où il fait bon vivre, pour tous, sera très, très long, et semé d’embuches de toutes sortes. On y progressera au fur et à mesure, avec plusieurs étapes le long de la route. Chacune de ces étapes fera l’objet d’une multitude de programmes de
développement, clairement définis, compris par les concernés, toujours axés sur l’objectif final et parfaitement intégrés dans le plan d’ensemble administré par l’autorité autonome pour le développement, institution décrite plus bas.

Comme mentionné plus haut, les pays qui ont réussi la prouesse du développement national en un temps surprenant se sont tous dotés d’une agence centrale responsable de tous les aspects du programme. En 2005, sur la commande de la Fondation Nouvelle Haïti (FNH), la Dr. Tatiana
K. Wah a présenté une proposition pour la création d’une Autorité Autonome pour le Développement d’Haïti, qui serait dénommée : AUTORITE HAITIENNE DE DEVELOPPEMENT NATIONAL (AHDN), outil incontournable pour la réalisation d’un tel KOMBIT.

5. un calendrier d’exécution sur cinquante ans par étapes de cinq ans, puis annuelles

HAITI CHERIE est un nouveau pays, UN REVE, une NOUVELLE HAITI, où il fait bon vivre, pour tous les Haïtiens, qui se seront reconnus, fiers héritiers d’une indépendance majestueusement conquise, et se seront acceptés, fraternellement, entre eux-mêmes, diaspora incluse, et à travers
toutes leurs composantes présentes sur le territoire depuis le 1er janvier 1804, et après. Cette ambiance sereine et dynamique sera partagée avec les étrangers résidants en Haïti qui auront accepté et respecté les us et coutumes du pays. (…marchons unis, marchons unis…)

Cette acceptation mutuelle et fraternelle des Haïtiens ne se fera pas du jour au lendemain. Cela prendra des générations pour démêler ce fameux « spaghetti » et nous libérer des vieux et des démons qui nous embrouillent constamment. L’Haïtien libéré sera serein,
s’épanouissant selon ses compétences, à travers des activités de son choix. (…Le nou libere Haiti va bel o…)

Il faut prévoir une cinquante d’années bien planifiées, une motivation nationale tenace transcendant les générations, une volonté inébranlable, une discipline rigoureuse, une stratégie minutieusement bien conçue, du dynamisme soutenu et infatigable, tous des éléments incontournables, pour arriver à l’objectif final :

HAITI CHERIE, UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS.

Cette cinquantaine d’années s’étalera sur dix périodes de cinq ans. Chaque période aura des objectifs couvrant une multitude de sujets liés au développement, clairement définis er compris par les partis concernés, toujours dirigés vers le but final tenant compte des progrès réalisés à
date, de la conjoncture, et des moyens disponibles. Ceci dans tous les domaines. La citoyenneté sera constamment informée des objectifs de l’année en cours. Ce sera la responsabilité de l’autorité de développement AHDN de diriger le projet et d’assurer la synchronisation et l’harmonisation de tous ces programmes et activités. Elle concevra une stratégie de développement adaptée à l’unicité de l’Haïtien : un nouveau système. Elle
assurera aussi la protection du programme contre toute tentative de déstabilisation, d’où qu’elle vienne.
(… dans nos rangs point de traitres…)

6. la préparation de budgets correspondants Le calcul de l’investissement nécessaire pour un programme si gigantesque relève de la
compétence des planificateurs de haut niveau de l’agence de développement AHDN. Il est impossible d’identifier et de chiffrer toutes les variables sur cinquante ans. Le premier budget réaliste portera sur les cinq premières années, et ainsi de suite. Au fur et à mesure que des résultats positifs commenceront à tomber, nos citoyens resteront au pays et ceux à l’étranger commenceront timidement à y revenir. Des revenus seront générés et l’économie ne s’en portera que mieux.

Il faudra toujours se rappeler que ce programme de développement, au fait, vise à réaliser le rêve de nos ancêtres qui nous ont laissé l’indépendance en héritage. Ils n’ont pas eu peur, ils n’ont pas tremblé face à la France et son armée. Nous devons, à notre tour, rassembler TOUTES
NOS FORCES pour relever ce formidable défi. Cette unité de peuple qui a permis d’aboutir à la victoire du 18 novembre 1803, nous devons la remettre en place, comme en 1802, comme en 1947 lorsque le président Dumarsais Estimé a lancé la campagne et réussi l’exploit de payer les
cinq millions en un temps record, fermant ainsi le livre de LA DETTE de l’Indépendance, 122 ans plus tard.
(…empil min chaj pal ou…)

7. l’inventaire des disponibilités

Une fois l’autorité de développement AHDN crée, installée, et le programme défini et compris, une de ses premières taches sera l’évaluation de l’état des lieux quant à la qualité de vie dans les 140 communes du pays et leurs sections communales. De cela sortira une identification des
besoins pour atteindre les objectifs fixés pour les cinq premières années, tous axés sur l’objectif final :

HAITI CHERIE, UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS.

Dans les grandes lignes, ces besoins se situeront dans les ressources humaines, les matériaux et les équipements. L’inventaire de la disponibilité de ces ingrédients en Haïti sera réalisé, et ce qui manque viendra de l’extérieur. Cette procédure se répètera chaque cinq ans.

Alors que matériaux et équipements sont des éléments spécifiques et statiques, disponibles sur le marché intérieur ou extérieur, l’élément humain, quelle que soit sa compétence, est dynamique et perfectible. Le caractère, la personnalité, la mentalité, la compétence d’un
individu peuvent changer et s’améliorer. L’homme est l’énergie qui donne vie à un projet, de lui dépend le succès ou la faillite.

Certes, l’énergie humaine est disponible aux Haïtiens pour un tel projet, aujourd’hui à certains niveaux de compétences. La preuve nous en a été fournie par ces foules de jeunes, manifestant simultanément dans les grandes villes du pays jour après jour. Il s’agit de les former et de les
canaliser. Les formateurs Haïtiens seront interpelés, tant en Haïti qu’à l’étranger, ainsi que l’expertise étrangère, lorsque constructive, le tout facilité par l’enseignement à distance, les rencontres virtuelles, et les techniques de gestion moderne.. Alors que tous les Haïtiens seront interpelés par la volonté d’atteindre l’objectif final, des centaines de milliers de jeunes et de moins jeunes formés à tous les niveaux de compétences nécessaires seront mis à l’œuvre dans l’exécution des différents programmes et activités à travers le pays.

La participation dynamique de la diaspora est essentielle au succès, tant au point de vue
d’expérience de travail qu’en celui d’expertise de haut niveau dans pratiquement tous les
domaines.

Améliorations – abandonner ses convoitises et instincts “Par combien de révolutions l’histoire a été traversée ? Combien de fois les humains ont fait l’expérience des changements ? Mais la situation n’a jamais été très profondément améliorée. Pourquoi ? Parce que malgré ces changements les humains ne sont pas sortis du cercle vicieux de leurs convoitises et de leurs instincts mal maîtrisés. Tant qu’il n’y a pas d’amélioration dans les mentalités, aucune situation ne s’améliorera vraiment. Il faut sortir de la région des appétits inférieurs, et à ce moment-là, oui, les changements seront de véritables améliorations. Mais avec les mêmes matériaux, avec les mêmes éléments, quelles que soient les combinaisons que vous envisagiez, vous continuerez à vivre les mêmes désordres et les mêmes
tribulations.”
Omraam Mikhaël Aïvanhov
(Sur chat « Kombit Pétion Vile PWOP »/ Posté par Gladys Pean)

Cependant : nous avons vu plus haut qu’il y a faille dans la mentalité de l’Haïtien : la présence de la méfiance et de la sensation d’être méprisé. Ceci demande une adaptation de la mentalité de l’Haïtien au développement en commun, ce qui relèvera de la compétence de haut niveau de
sociologues, ethnologues, éthologues, anthropologues, psychiatres, pédagogues, et toutes autres disciplines des sciences sociales et humanitaires, pour arriver à libérer l’Haïtien de sa méfiance exagérée et de ses dérivés : l’individualisme, le soupçon, la jalousie, l’envie, la rancune, le marronnage, la médisance, la diffamation, la haine, l’hostilité, la mésentente, la trahison, la violence, … jusqu’à la criminalité; de ses impulsions conflictuelles, destructives, et de tout un cortège d’attitudes et de comportements négatifs et destructeurs; et à renforcer en lui les
sentiments de self-estime, d’assurance en soi, de collaboration, de solidarité, de positivité, de constructivité ; le sens de la responsabilité, du beau, du partage, du travail bien fait, du bien commun, de la ponctualité, de la discipline. L’objectif demeure la formation de citoyens et citoyennes Haïtiens, unis dans la poursuite d’un objectif commun, capables de s’organiser EN
EQUIPES SOLIDAIRES prêtes à confronter le « blanc », se débarrasser de son joug infernal, et
contribuer dynamiquement leurs compétences pour atteindre l’objectif commun :

HAITI CHERIE : UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS.

8. la recherche de fonds nécessaires
Le futur d’Haïti dépend de la réponse à une énigme : y a-t-il de la richesse dans son sous-sol, et,
si oui, en quels minerais, en quelles quantités, et quelle en est la valeur honnêtement estimée ?
Plusieurs se sont prononcés sur ce sujet, Haïtiens et étrangers, scientifiques et personnages
engagés. Certaines affirmations relèvent du merveilleux, tandis que d’autres demeurent
sceptiques. Ou se situe la vérité ?

LE JOUR VIENDRA, où l’Etat Haïtien devra sortir ses données des tiroirs et les
présenter à nouveau à la nation, lancer des appels d’offres publiques pour
l’exploitation des mines exploitables et présenter un audit des contrats déjà signés.
« Or, argent, bauxite, cuivre, marbre, pétrole, gaz naturel, mercure, lignite (charbon), carbonate
de calcium, iridium, jaspe et pouzzolane », nous dit-on. Ajoutons-y un diégi, le manganèse :

la vraie caverne d’Ali Baba !

Si l’Etat n’exerce pas sa totale autorité morale pour éliminer la confusion quant à l’état des
minerais souterrains d’Haïti, ll est d’ores et déjà coupable de maintenir la nation dans le supplice
de Tantale depuis près d’un siècle. Si des richesses souterraines exploitables existent, ceux-là qui
le savent et les bloquent, entretiennent une dance macabre sur la misère exterminatrice et le
génocide du peuple Haïtien. Qu’ils craignent le retour de manivelle d’une justice qu’on ne verra
pas venir.
Sommes-nousintimidés par l’ampleur de la tache ou interdits d’approcher ce qui nous appartient
souverainement ?
Est-il normal qu’une population quasi exsangue demeure assise sur une richesse dite
phénoménale inexploitée lui appartenant ? Est-il normal qu’il soit répété, à voix basse, que
certains n’ont qu’un intérêt : se bousculer un passage « légaliste », à tout prix, pour arriver à
l’exploitation égoïste de ce butin ? Est-il normal que des « contrats » aient dû être mis en
moratoire pour des raisons obscures ?
(…du sol soyons maitres…)
Si cette richesse exploitable se confirme, nous atteindrons le but à la vitesse du dernier missile
Russe. S’il n’en est rien, ce sera ti-pas-ti-pas, laborieusement, à la vitesse de « kabwèt bef ».
En attendant de trouver une source de fonds claire pour financer ce grand projet,
le tout est de faire le premier pas : adopter

HAITI CHERIE : UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS, comme objectif national !

En ce 18 novembre 2022, Haïti est en chute libre dans tous les domaines. Lorsque cette
dégringolade s’arrêtera, il faudra bien redémarrer, reconstruire, et la question primordiale sera
d’en trouver les fonds nécessaires. La facture sera plus que salée et les « amis » d’Haïti, de par
le monde, ne répondront pas à l’appel, ou timidement, pour des raisons assez claires.

Le moment présent offre, peut-être, une opportunité à ne pas rater. Le Canada, à moins de
changement inattendu, est sollicité pour endosser la responsabilité de rétablir l’ordre en Haïti, la
première « aventure » de ce genre de son histoire. Nous voulons croire qu’il s’agit du Canada
perçu comme étant plus humainement responsable et compréhensif que d’autres, pour assumer
ses responsabilités devant le monde entier : sa mission doit réussir, à la Canadienne.

Ne serait-il pas l’opportunité pour le Canada, grand exploiteur de mines à travers le monde, de
faire d’une pierre deux coups, en manifestant son appréciation de l’apport considérable de ces
régiments d’immigrants Haïtiens, agressivement recrutés depuis les années 1960, arrivés « fait
et fourni » qui contribuent depuis plus de soixante ans au redressement linguistique et au
développement économique et culturel du Québec, particulièrement dans l’éducation en
français, la santé, la culture, la politique, et d’autres ? Des recruteurs Canadiens recrutent
encore, à visière levée, des infirmières en Haïti, alors qu’Haïti en fait appel aux ONG étrangères !

Le Canada ne pourrait-il pas négocier fermement, en amont et en aval, son intervention en
Haïti contre l’assistance, de A à Z, pour exposer au grand jour la vérité sur cette histoire de
minerais Haïtiens, et, substances le justifiant, conjointement avec des techniciens Haïtiens,
mettre en œuvre, dans la transparence, leur exploitation ??? LA NATION ENTIERE
DEVIENDRAIT IPSO FACTO SON PARTENAIRE dans l’établissement de la paix et le lancement
d’Haïti dans la modernité, vers :

HAITI CHERIE : UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS !

Richesses ou pas richesses, que le Canada négocie les termes de sa mission avec les Haïtiens !
S’il n’arrive pas à avoir les coudées franches pour négocier et assumer la totalité des
responsabilités de cette mission, alors la dernière sortie de crise n’est pas à l’horizon. Le Canada
en sortira penaud, fuyant les regards. Et si nous, Haïtiens, Haïtiennes, ne nous réconcilions pas,
ne mettons pas bas les armes pour entreprendre ensemble cette marche, alors préparons-nous
à ce que la fuite des cerveaux continue, que la crise empire de jour en jour, avec son cortège
d’humiliations, d’atrocités fratricides, jusqu’au jour où, exsangues, nous verrons descendre le
drapeau de nos ancêtres pour la dernière fois, si nous avons toujours le souffle.

Richesses souterraines vraies ou pas, Haïtiens et Haïtiennes de 1804, aussi bien que ceux et
celles naturalisés en cours de route, réveillons-nous ! réconcilions-nous ! aimons-nous les uns
les autres ! et commençons, à pied, inspirés du courage de tous nos ancêtres, la route qui nous
mènera à

HAITI CHERIE : UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS,
(Allez doucement, nous sommes pressés…)
Haïti, tout comme le reste du monde aujourd’hui, est à la croisée des chemins et l’avenir n’est
assuré à quiconque. Notre dignité à cicatrices ouvertes est narguée, giflée, flagellée, mais
demeure indomptée. Récupérons-nous, réconcilions-nous ! Il n’est pas trop tard. Nous avons
toujours notre vote en main, la tête altière, et haut les fronts !
Si blan an di nou mouri, si blan an vle nou mouri :

NOU PA MOURI !

9. la présentation bianuelle à la nation des objectifs et résultats de chaque étape.
Il n’y a pas trop longtemps, un gouvernement nouvellement installé promettait de présenter des
rapports périodiques des rentrées et dépenses de l’Etat. Si je me rappelle bien, il y en eu deux,
et jamais plus. Ceci ne sera pas admissible durant la marche vers la NOUVELLE HAITI :

HAITI CHERIE : UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS.
(…Dans nos rangs point de traitres…)
Le sérieux et la transparence seront les fertilisants qui maintiendront l’enthousiasme, le
dynamisme, et la pérennité du mouvement. Tous les acteurs, de haut en bas de l’échelle
hiérarchique devront se contrôler et pratiquer la discipline, l’honnêteté, et la responsabilité.
Quinze jours après la fermeture de chaque semestre des rapports de progrès seront présentés à
la nation détaillant les objectifs et résultats de chaque programme. Les résidents des
départements, des communes et de leurs sections pourront s’y retrouver et suivre les progrès
réalisés chez eux, lakay yo. Les outils de l’informatique faciliteront l’exécution de cette tâche qui
incombera à l’AHDN.
CONCLUSION
(« Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre.
C’est regarder ensemble dans la même direction. » Antoine de Saint-Exupéry)
Aucun pays ne peut survivre avec moins de 15% de ses élites disponibles pour sa gouvernance.
La preuve est accablante : la vie en Haïti est un cauchemar dantesque à haut risque de mort, et,
à de rares exceptions, Haïti est traitée d’état failli à travers le monde : depuis ce 10 janvier 2023
il n’y a pas un seul élu sur tout le territoire ! Trump l’a traitée de latrine, Biden serait indiffèrent
à sa lévitation à 300 pieds au-dessus de la mer (hélas !), les Dominicains persécutent
criminellement les Haïtiens comme des proies sans défense, à grands coups de publicité.

Ne sommes-nous pas au point commun où l’orgueil national nous ramène tous, nous unit tous
pour conjuguer nos forces, diaspora incluse, et sortir de ce gouffre d’humiliation et de douleur
physique et morale ? Devons-nous attendre que la situation se détériore (le trio des chefs d’Etat
du Mexique, des USA et du Canada vient d’adopter exactement cette décision ce 10 janvier)
jusqu’à une insurrection à-la-aout 1791 devant laquelle le 7 février ’86 n’aura été qu’une
répétition à petite échelle ? Aucun de nos aïeux ne serait fier de nous ! Riches ou pauvres, noirs
ou mulâtres, héritiers de 1804 ou nouveaux venus, moun enndan o moun en dèwo, nous portons
tous la même étiquète : Haïtien ou Haïtienne. Si d’aucun pense être supérieur, spécial,
privilégié, pour quelque raison : détrompez-vous car nous sommes tous dans le même panier :
soyons tous des Grenadiers et des Grenadières !

Tous ceux et celles qui auront pris connaissance de l’idée exprimée à travers ce texte et
souhaitent l’appuyer, peuvent commencer à en construire la base en travaillant individuellement
ou collectivement à modifier positivement la mentalité de l’Haïtien qui est en chacun de nous.
Et ceci, dès le prochain lever de soleil. Car si cette modification n’a pas lieu, l’avenir des Haïtiens
et Haïtiennes est déjà programmé : une continuation de crises, chacune plus sévère et féroce
que la précédente, jusqu’à l’exténuation finale, la dernière descente du drapeau national, et
l’inféodation à … un voisin, plutôt proche que lointain. Alors : ADIEU : Toussaint, Jean-Jacques,
Alexandre, Henry, Indépendantistes, Héros connus et inconnus, Haïtiens de tous bords ! Nous
serons tous dans la même fausse commune des nations, tribus, et sociétés disparues, drapeaux
noir-et-rouge, bleu-et-rouge ensevelis avec nous, oubliés à tout jamais, les esclavagistes
d’antan chantant en chœur « Bon débarras ! », certains Africains, Afro-descendants et amis
versant des larmes chaudes, trop tard !

Il est essentiel et incontournable, pour le succès de ce programme, d’ajuster nos mentalités et
attitudes par rapport aux objectifs visés. Cela commence par des mots, des gestes, et des
comportements positifs de chacun de nous envers chaque autre, à tout moment et en toutes
circonstances. Que nos actions, réactions, comportements, langages, gestes, passent
instinctivement deux critères de décision : est-ce positif ? est-ce constructif ? Débarrassonsnous notre négativité exprimée par pensées, par paroles et par actions. Les professionnels des sciences humaines, les pédagogues, les enseignants et moniteurs, les leaders d’opinion tant civils
que spirituels en auront pleins les bras en prêchant et en donnant l’exemple.Entretemps, il sera utile et profitable à chacun d’entre nous de s’informer et d’adhérer au programme du Dr. Roseline Benjamin COMMUNAUTE DE MEDIATEURS POUR LA PAIX EN HAITI ET DANS LES CARAIBES, ainsi que de pratiquer les recommandations de Mme Rhonda Byrne dans son livre LE SECRET, sur le secret de l’Univers et la maitrise des vibrations positives. Il y en
a bien d’autres qui traitent des mêmes sujets de motivation et de vibrations positives..

Il est temps de se rallier autour d’un objectif commun à long terme qui fasse vibrer la fierté, l’orgueil et l’ambition nationale : la construction d’une NOUVELLE HAITI, de HAITI THOMAS, de HAITI CHERIE, UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS,
objectif et rêve de tous nos aïeux.

Pour mener ce rêve à bon port, il faudra, dans un premier temps, se réunir dans une structure
institutionnelle qui posera les jalons du programme jusqu’à la mise en place de l’AUTORITE
HAITIENNE DE DEVELOPPEMENT NATIONAL (AHDN) qui en prendra officiellement la direction
et concevra une stratégie de développement adaptée à l’unicité de l’Haïtien :
UN NOUVEAU SYSTEME !

A l’intérieur de ce gigantesque programme de développement, des sous-programmes verront le
jour dans tous les domaines d’activités humaines où chaque Haïtien et chaque Haïtienne
trouveront un rôle à jouer. Tous ces sous-programmes, quel que soit leur importance, viseront
tous le même objectif final :

HAITI CHERIE, UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POUR TOUS.

« Rome n’a pas été bâtie en un jour ! »,
« Ce qu’on ne fait pas avec le temps, le temps le détruit ! »,
« Pito n al dousman nou pote bon nouvel ! »,
« Allez doucement, nous sommes pressés ! ».
Il est sage de projeter l’exécution de ce rêve sur cinquante ans. Si l’engouement de la nation
combiné aux avances technologiques, telles que l’éducation à distance, les réunions par internet,
et l’utilisation de « think tanks » adaptés dès le secondaire classique permettent d’y accéder plus
rapidement : ayibobo ! Les premières cinq années seront critiques tant pour motiver et capter
l’enthousiasme d’une majorité de la population, diaspora incluse, que pour poser les bases
structurelles et administratives pour la gestion de ce programme pharamineux.
Sans la diaspora, cinquante ans ne suffiront pas. Chaque retour doit être accueilli
chaleureusement, encourageant ainsi les prochains à revenir.
__________
Je ne saurais terminer ce texte sans saluer tous ceux et celles qui réfléchissent et travaillent à une
solution de sortie de crise. Certains se retrouveront peut-être dans la mosaïque d’idées présentée
ici. Je salue particulièrement le Rêvèrent Père Paul qui, dans son sermon aux funérailles du
regretté Michael Benjamin, a exprimé en peu de mots l’essentiel de ce qui est dit ici. La preuve
que les idées, sans se rencontrer, murissent ensemble. Une révérence spéciale à Madame Odette
Roy Fombrun, combattante sans égale pour une meilleure et nouvelle Haïti, jusqu’à son dernier
soupir. Elle nous laisse à tous en héritage l’honneur et la fierté d’être Haïtiennes, Haïtiens et sera
l’inspiratrice des jeunes et moins jeunes tout au long de ce grand KOMBIT.
Enfin, je me permets de répéter ces mots qui viennent, je crois, de Franketienne :

« LE MALHEUR, TOUT COMME LE BONHEUR, N’EST PAS ETERNEL ! »
GRENADIERS ! GRENADIERES ! : A L’ASSAULT !!! de :
HAITI CHERIE, UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE, POU TOUT MOUN !!!

Port-au-Prince, le 18 novembre 2022. Actualisé le 11 janvier 2023

2 Comments

  1. Quel plaisir de retrouver à travers ce texte des idées ressassées jour et nuit
    Tout est dit. La phase active serait de créer un forum pour le rassemblement des citoyens pour élaborer un plan d’action pour prendre les dispositions et saisir l’opportunité pour se préparer à diriger ce pays. Sans le control du pouvoir exécutif le plan de développement ne démarrera pas.
    Il faut foncer. Formons le Leadership pour avancer la cause du pays
    Dr Yanique Duval

  2. J’ai eu la chance de connaitre cette HAITI CHERIE, UN PAYS OU IL FAIT BON VIVRE.

    Vous avez tout dit. …
    En effet une bonne partie du reste de nos cerveaux en en route pour les Etats Unis en ce moment même.
    Vous avez su trouver, avec un optimisme surprenant, les *mots* qui décrivent parfaitement nos *maux*._ C’est un article porteur d’espoir_. C’est un article qui nous permet encore de croire que malgré tout, nous avons la possibilité de nous relever, et je cesse donc de penser que _notre pays est un cas perdu._ Après la lecture de votre article, je suis touchée, influencée et conquise par votre foi. J’espère que beaucoup d’autres le seront également et que sans plus tarder, avec espoir,nous nous mettions au travail pour sauver notre pays qui est en train de sombrer.

    Surtout, ne vous arrêtez pas d’écrire. J’aime vos analyses.

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