Un an après, Jovenel Moïse-l ‘après-dieu, toujours dans sa tombe, pas de résurrection !

Les assassins de Jovenel Moise sont toujours dans la ville, éparpillés un peu partout : la primature, les ministères, la Police Nationale, la diplomatie, voire dans l’opposition !
Voilà déjà 12 mois que Jovenel Moïse, dit après-dieu, s’abrite dans son sommeil éternel et, sans espoir de trouver justice auprès des juges qu’il a lui-même nommés !
En effet, dans la matinée du 7 juillet 2021, dans la résidence privée du président, dans les hauteurs de Pétionville Pèlerin 5, par suite d’une conjonction d’événements socio-politiques alimentés par des courants internes et externes dont l’issue ne pouvait être que fatale au président. Malheureusement !
On n’entend pas trop s’attarder sur les conditions dans lesquelles Jovenel Moïse avait pu trouver la mort, mais essayer de voir ce que cette exécution sommaire a laissé comme héritage au pays, en termes de désordre généralisé et de vide institutionnel !

Plusieurs juges d’instruction ont été nommés, dont : Mathieu Chanlatte, Garry Orelien, Chavannes Etienne, Merlan Belabre. Cette dernière, a déclaré sur Magik-9 que : « Je constate que l’exécutif et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) m’ont livré, avec ma famille, aux assassins et aux kidnappeurs. 10 jours après m’avoir confié le dossier, ils n’ont pris aucune disposition pour me le remettre physiquement ni pour assurer ma sécurité et celle de ma famille. Ma famille et moi, nous n’allons pas nous enfuir. L’Etat haïtien sera tenu pour responsable si quelque chose arrive à moi, à ma famille ou à mes collaborateurs ». Tous avaient une mission, enquêter sur l’affaire se référant à cet assassinat. Ils n’ont rien encore apporté comme résultats qui pourraient déboucher sur l’identification des auteurs, co-auteurs, commanditaires de cet acte crapuleux.

La libération de Samir Handal pour vice de forme au pays de Receipt Erdogan, la Turquie, montre davantage à quel point le chemin pour rendre justice à Jovenel Moïse est parsemé d’embûches et de barrières politico-diplomatiques !
Le voilà dans l’adversité, il ne reconnait ses vrais ‘amis’, les Etats-Unis d’Amérique, la France, le Canada… aussi bien que la Turquie. Ce dernier pays, auquel il a dû se tourner pour s’équiper en électricité pour matérialiser sa promesse électorale phare de courant 24/24.
La justice pour Jovenel Moïse se fait encore attendre sans qu’il n’y ait personne sur le banc des accusés !
Qui pis est, le plus grand bénéficiaire de Jovenel Moïse, Mr Ariel Henry, ne semble pas trop intéresser à lui rendre justice, d’autant plus que son nom est cité à plusieurs reprises dans son assassinat.
Franchement, on lève les yeux vers le palais de justice haïtien, on ne voit pas vraiment d’où pourrait venir cette justice, vu que le tribunal de première instance de port au prince, qui représente tout un symbole pour la république, est aux mains des bandits. Lesquels avaient trouvé leur légalisation au ministère des Affaires Sociales sous le gouvernement de Jovenel Moïse !
C’est sûr que ce 7 juillet 2022, rappelant le premier anniversaire de l’assassinat d’Après-Dieu, va être marqué par de nombreux discours et déclarations de toutes sortes. Mais où en est-on dans la recherche de la vérité sur cette exécution ? Qui ose s’identifier comme ayant participé à cet assassinat ? Lequel d’entre eux soit prêt à lancer la première pierre en se reconnaissant coupable ou à défaut de dénoncer un camarade du crime qui puisse avoir quelque chose à voir dans cet homicide ?
On veut croire que les réponses à toutes ces interrogations ne sont pas à l’ordre du jour et ne le seront jamais, vu les intérêts et les vieilles rancunes qui s’affrontent !
En acceptant que la défaite du droit soit toujours provisoire, on reste persuadé que Jovenel Moïse doit doublement regretter d’avoir nommé les 59 juges corrompus !
Michaud Joanier, journaliste





