Russie-Ukraine : Et si Donald Trump a raison!

Russie-Ukraine :  Et si Donald Trump a raison!

Joel Leon

Boukan News, 08/16/2025 – Le plus récent sommet entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine, avant celui d’hier vendredi 15 aout, a eu lieu en 2022. Comme beaucoup l’avaient anticipé, cette rencontre n’a pas abouti à un cessez-le-feu ni à un accord de paix ; il demeure prématuré d’imaginer une fin rapide à ce conflit, qui s’inscrit dans une stratégie occidentale de pression sur la Russie. Cependant, ce samedi matin est teinté d’un léger soulagement, le monde apprenant que les principaux acteurs du conflit maintiennent un dialogue ouvert. Par ailleurs, Volodymyr Zelensky, figure majeure de la guerre, a annoncé sa visite prochaine à Washington pour rencontrer le président Trump. Ce dernier poursuit ses échanges avec les pays européens et multiplie les démarches directes et déterminées en vue d’amorcer la résolution de la crise.

Malgré cela, les pays européens commencent à exprimer leurs réserves vis-à-vis de la méthode privilégiée par Donald Trump. D’après le New York Times, plusieurs responsables européens, après avoir discuté du sommet américano-russe avec le président américain, se montrent sceptiques. Ils redoutent notamment que Trump pousse Zelensky à céder davantage de territoires à la Russie, spécialement dans la région orientale du Donbas. En outre, les pays et organisations qui alimentent et financent l’effort de guerre en Ukraine semblent manquer d’une stratégie claire pour mettre fin au conflit. Leur attitude revient souvent à prolonger les hostilités plutôt qu’à promouvoir la paix, perpétuant ainsi ce drame sur le continent européen.

Sur le plan historique, l’Europe s’est maintes fois retrouvée piégée dans des conflits meurtriers ayant coûté la vie à des millions de personnes, comme l’illustrent les deux guerres mondiales de 1914 et 1945. Bien que la fin de la guerre froide en 1991 ait semblé ouvrir une ère nouvelle propice à la paix, un véritable changement de mentalité tarde à voir le jour. De nombreux pays européens ont du mal à s’adapter aux réalités contemporaines et continuent de percevoir Moscou comme une menace permanente pour leur sécurité, un adversaire à contenir, voire à affaiblir. Toutefois, pour reprendre les propos de Donald Trump : « La Russie est une très grande puissance, ils ne le sont pas. » À travers cette déclaration, le président américain préconise un retour au réalisme et invite à aborder la situation avec pragmatisme afin de restaurer la paix sur le continent.

Cette vision rigide de l’Europe alimente la guerre au lieu de chercher à l’arrêter, même après plus de trois ans de combats.

Récemment, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a fait sensation lors de son arrivée en Alaska, arborant un t-shirt « CCCP », acronyme de l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Pour de nombreux analystes, ce geste provocateur illustre la volonté de Vladimir Poutine de restaurer l’influence de l’URSS telle qu’elle existait avant 1991. Cette dynamique conflictuelle s’inscrit dans une longue tradition européenne. Anatol Lieven, expert en droit international, relève : « Jusqu’à cette année, alors que Trump a lancé ce processus de paix imparfait, les exigences européennes portaient sur des objectifs irréalistes, comme le retrait total de la Russie des territoires ukrainiens ». L’Europe traditionnelle ne propose toujours pas d’alternatives crédibles, préférant maintenir l’état de guerre. Pour relever les nouveaux défis internationaux, les dirigeantes et dirigeants européens doivent impérativement adapter leur stratégie, surtout dans le contexte actuel marqué par la présidence Trump.

Dès lors, un espoir subsiste pour les peuples russes et ukrainiens grâce à l’implication directe de Donald Trump, offrant peut-être une chance de voir enfin cesser ce conflit sanglant.

Il importe de rappeler fermement l’opposition à toute forme d’invasion ou d’occupation d’un territoire par une puissance étrangère. Le respect de la souveraineté nationale et du droit à l’autodétermination demeure essentiel et ne doit pas être compromis. Cependant, en politique et en diplomatie, les chemins vers les objectifs souhaités sont rarement simples ou tracés d’avance. La complexité du contexte international exige une maturité politique et impose de prendre de la hauteur, de considérer l’ensemble du tableau — « the big picture » — dans un monde de plus en plus polarisé, où la logique des représailles réciproques semble désormais prévaloir.

Joel Leon

 

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