Reynold Deeb, est-il le mouchard des Américains et des Canadiens?

Pennsylvanie, USA, 04/14/2023 – Au cours de l’année 2012, l’hebdomadaire Haïti Observateur, avait rapporté que Clifford Brandt, condamné à 20 ans de prison pour enlèvement, fit d’importantes révélations à propos de ces complices. Au cours de l’enquête de la DCPJ, Mr Brandt avait déclaré qu’il n’était que le numéro 5 de l’organisation criminelle dont il fait partie. Le commandement comprenait 6 personnes : Stanley Handal, Kiko Saint-Remy, Dimitri Vorbes, Olivier Martelly et Reynold Deeb.

Mr Reynold Deeb fait partie du cartel des hommes les plus riches d’Haïti à côté du milliardaire Gilbert Bigio. Ce dernier est en retraite sur l’île « Indian Creek », qu’on a surnommé le « Billionarie’s Bunker » or « Billionnarie’s Island », pour jouir sa fortune dans la tranquillité des assoupissements des oiseaux et des fraîches brises de la mer.
Mr Deeb a toujours eu une longue connexion avec les secteurs mafieux du pays. Après l’arrestation du chef de gang, le petit Arnel Joseph, au mois d’août 2019, entretemps tué par la PNH en 2021, il avait fait des déclarations pertinentes qui impliquait d’influents hommes d’affaires haïtiens, dont Mr Reynold Deeb. Il déclara dans un rapport policier, et je cite : « qu’après 3 opérations de kidnapping bien conduites pour Allain Zuraik et Reynold Deeb, il a reçu USD 25 000 et Gracia Delva a reçu une Porsche Cayenne pour avoir facilité ce deal. La DCPJ et la justice américaine enquêtent effectivement sur ces 3 cas brûlants. Les 3 victimes ont acheté 1 Jeep Grand Cherokee, 1 Porsche Cayenne chez Safari et une BMW X4 chez Appolo Motors, Zuraik et Deeb les ont fait kidnapper, ont repris les voitures, et les ont revendues à un puissant réseau de vol de voitures entre Haïti et la République Dominicaine contrôlé par 5 parlementaires haïtiens et 3 sénateurs dominicains et des entrepreneurs des deux côtés. »
Donc, Mr Reynold Deeb est toujours impliqué dans des activités déloyales liées au crime organisé et de graves tractations politiciennes, surtout à partir de l’arrivée de Jovenel Moïse au pouvoir.

En politique, d’après une source crédible, Mr Deeb avait eu à sa disposition une bonne frange de l’opposition qu’il finançait régulièrement, dont le « Secteur Démocratique et Populaire-SDP ». A cette époque, les anciens sénateurs, tels que Nenel Cassy et Ricard Pierre, l’ingénieure Marjorie Michel, l’avocat André Michel…furent les fers de lance d’un grand mouvement de protestation ayant pour but de forcer Jovenel Moïse à quitter le pouvoir.
Quel paradoxe, Mr Reynold Deeb fit partie du cercle très proche de Jovenel Moïse, assassiné le 7 juillet 2021 et en même temps, il maintenait des relations politiques et commerciales avec Nenel Cassy, le « big boss » du SDP. Marjorie Michel n’avait pas caché qu’elle recevait des produits de toutes sortes de la compagnie « Bon Gou », une filiale des frères Deeb.
On a passé en revue toutes ces filières dans le but d’établir les connexions politiques et criminelles de Mr Reynold Deeb qui le plaçaient au centre d’un ensemble d’événements malheureux. Ce qui le place dans la catégorie nécessaire à la mouchardasse, parce qu’il connaît tout le monde, tout le monde le connaît.
Nenel Cassy et Reynold Deeb
D’après une source crédible, à l’occasion de la grande catastrophe naturelle qui avait secoué le grand sud : les départements de la Grande-Anse, des Nippes et du Sud. Pour venir en aide à cette population fortement sinistrée, le gouvernement du Japon envoya des milliers de tonnes de produits alimentaires, médicaux et de matériels pour aider les victimes. Nenel Cassy aurait été contacté par l’ambassade japonaise en Haïti pour assurer la distribution des dons à la population affectée, dont il fut l’un des représentants au Sénat.
Cependant, la distribution n’avait pas eu lieu, les produits furent détournés. Le gouvernement japonais, touché par la situation, à savoir que l’aide a été massivement déjetée et vendue dans les rues à Port-au-Prince. La compagnie « Bon Gou », de Mr Reynold Deeb, aurait été engagée par Nenel Cassy pour vendre les produits à son profit. Le gouvernement japonais aurait été très fâché de cette action et s’en était plaint au gouvernement haïtien et exigeait même à ce que la justice soit saisie contre Nenel Cassy.
Cette transaction marquait un pas important dans une fructueuse relation qui allait se développer entre le SDP et Reynold Deeb. Il faut ajouter aussi que ce dernier servait d’intermédiaire entre Jovenel Moïse et ses adversaires politiques. Par exemple, quand les rues étaient chaudes, pour la refroidir, Reynold Deeb fut l’un des canaux que le président utilisait pour monnayer certains appétits politiques, dont les Ayatollahs du SDP. Sans oublier de mentionner les rapports de Deeb avec Gary Bodeau, Gracia Delva, Jacques Lafontant…En gros, il était un courroi politique de premier plan entre le secteur des affaires et la classe politique.
D’après une autre source, Jovenel Moïse avait livré le port de Port-au-Prince à Mr Reynold Deeb & Cie. Cependant, Ariel Henry lui a enlevé la « poule aux œufs d’or », ce qui avait rageusement déplu Mr Deeb. Car, ce port lui rapportait chaque mois des millions de dollars. Ce terrible coup d’Ariel allait lui créer le plus grand ennui politique de son administration.

A rappeler qu’il y avait toujours eu une lutte d’influence opposant les groupes financiers Bigio et Deeb. Le déposséder du port de Port-au-Prince, pendant que Bigio jouit des avantages du port de « Lafito » constitue pour lui un dur coup. Ainsi, Deeb décidait d’utiliser les services politiques du SDP pour pressurer Ariel Henry de revoir sa décision à son encontre. Nenel Cassy, « the mouth piece » de Deeb déclenchait les hostilités visant le renversement du premier ministre.
L’ancien sénateur Nenel Cassy échouait de convaincre Marjorie Michel, André Michel, Ricard Pierre, Rosemila…de quitter le gouvernement d’Ariel Henry. Ses camarades du SPD rejetaient cette demande d’un revers de main. Ce que Nenel et Deeb ignoraient, les relations privilégiées, pour ne pas dire intimes, entre l’ancienne mairesse de l’Arcahaie et l’ancienne ministre à la condition féminine avec Ariel étaient « profondes et nombreuses ».
Les conséquences étaient destructives, le SDP s’est fendu en deux morceaux. L’un est sous le contrôle de Nenel et Deeb, l’autre sous le panache d’Ariel Henry et d’André Michel. Ce divorce a permis le renforcement des liens politiques, désormais inséparables, entre le premier ministre et ce bout du SDP. Entretemps, Reynold Deeb s’est trouvé sur la liste du Canada qui l’accusait de corruptions, de connivences avec les gangs et de blanchiment d’argent.
Les nouveaux mouchards

Nenel Cassy et Gary Bodeau venaient d’être épinglés aussi par le Canada pour corruptions, financement et armement des gangs. Alors on commençait par poser des questions, qui est en train de fournir toutes ces informations aux gouvernements américains et canadiens ?
Toutes mes sources révèlent que des suspects de crimes du monde des affaires dénoncent présomptueusement leurs partenaires aux agences américaines et canadiennes. Ils n’ont pas beaucoup de choix. Au risque de tout perdre, ils deviennent de sales mouchards.
Toutefois, il y a un nom qui ne cesse de revenir à chaque instant, il s’agit de Reynold Deeb. Ce dernier serait en train de se battre comme un diable pour défendre ses affaires, sa famille et sa propre personne. Pour le faire, il dévide intégralement son ventre aux enquêteurs étrangers. Mr Deeb, comme je l’avais mentionné au début de l’article, « connaît tout le monde, tout le monde le connait ». D’après l’une de mes sources, c’est Reynold Deeb qui a dénoncé Nenel Cassy !
Le cas de Nenel Cassy

Le cas de Nenel est extrêmement compliqué. Il y a de fortes chances pour qu’il soit déporté vers les Etats-Unis et jugé pour actions terroristes.
L’ancien sénateur serait le principal chef du groupe « Fantom-509 ». Ce groupement, composé essentiellement de policiers, menaçait d’éclater tout le système sécuritaire du pays. Washington a horreur de ce groupe qui est déjà qualifié de terroristes. En tant que tel, ses membres sont admis pour être jugés par « l’Oncle Sam ».
De plus, le SDP du sénateur est en mode de faiblesse comparativement à celui d’André Michel qui, lui-même distribue des victuailles à des éléments de la base populaire, à partir des largesses d’Ariel Henry.
Reynold Deeb ne serait pas le seul, d’autres « gwo palto » du secteur des affaires qui entretenaient des relations trop intimes avec la pègre collaborent avec les services secrets américains et canadiens. Comme des perroquets, ils divulguent tout ce qu’ils savent de leurs partenaires corrompus.
Joel Leon






Pourquoi se pose-t-on ces genres de questions ?
Toutes ces personnes sont des agents actifs, ou dormants des américains. La seule que l’américain vous demande d’être son allié est de n’avoir aucun amour pour Haïti comme pays. Il voir Haïti comme une opportunité pour faire de l’argent, de n’avoir aucun scrupule, de ne pas avoir de grand projet de développement. Comme Himmler Rébu l’a si bien dit les gouvernements américain nous haïssent comme peuple et souhaite notre disparition, ce n’est pas une simple affaire d’intérêt entre nation. Les américains peuvent profiter d’une partie de notre richesse sans nous armer pour nous entre tuer..