Retour sur la tournée washingtonienne du PM Didier Fils-Aimé : « Promesses Creuses ». Une Tragédie-Comédie en Un Acte !

Retour sur la tournée washingtonienne du PM Didier Fils-Aimé : « Promesses Creuses ». Une Tragédie-Comédie en Un Acte !

Une tragédie-comédie qui dénonce l’incompétence des dirigeants haïtiens à travers des tournures comiques et des vérités douloureuses.

PIERRE R. RAYMOND

A Port-au-Prince, le mercredi 23 juillet – Le tarmac trembla!

 

BOUKAN NEWS, 08/04/2025 – Non pas à cause d’un séisme – celui-là, le peuple le vit quotidiennement dans sa chair, ses poches et ses tripes – mais à cause de l’arrivée retentissante de Son Excellence, le Premier Ministre Grandiloquent Ier, rentrant triomphalement de sa grande tournée diplomatique. Une tournée où il a surtout serré des poignées d’air, visité les portes closes de salles vides, et siroté du café sans sucre ni substance.

Costume taillé sur mesure (payé avec des fonds de secours ?), lunettes noires portées à l’aube (pour ne pas voir la misère), sourire figé comme une promesse électorale… Un orchestre de circonstance, probablement recruté la veille via un groupe WhatsApp ministériel, tentait de jouer un morceau patriotique, mais cela sonnait plutôt comme la musique d’attente d’une ligne téléphonique de l’ONA.

Les applaudissements ? Synchronisés. Préprogrammés. Rémunérés.

Et les pancartes « Bravo PM ! », « PM à vie ! » portaient encore l’étiquette de l’imprimerie « Se nou ki la jodi a » fraîchement décollée.

Washington : Une Tournée dans les Ombres

Arrivé à Washington, le « Fils Aimé » fut accueilli… par les murs.

Rubio et Vance ? Absents. En grève diplomatique.

« On a autre chose à faire que serrer la main du capitaine du Titanic haïtien », aurait murmuré un conseiller américain entre deux bouchées de muffin.

Il visita des salles de conférence vides, arpenta les couloirs des illusions, et confondit un décor de théâtre projetant l’image de la Maison Blanche avec le Bureau Ovale lui-même.

« Ce voyage marque un tournant historique », déclara-t-il fièrement à la presse.

Traduction : il a reçu un courriel automatique disant « Thank you for your visit ».

Un journaliste osa demander au flambant neuf porte-parole :

« Y a-t-il eu un accord concret ? »

Le PM, imperturbable, prit le micro pour répondre :

« On ne signe pas toujours avec un stylo. Parfois, on signe avec le regard. »

(Le peuple, lui, signe avec son estomac vide.)

Réactions Officielles : Rires en Boîte et Louanges Prépayées

Le porte-parole, fidèle comme un chien de salon, lâcha d’une voix de baryton creux :

« L’accueil à Washington a été phénoménal. L’ambassadeur a souri. C’est la preuve d’un soutien international solide. »

La Secrétaire d’État à la Transparence (poste symbolique, budget invisible) affirma :

« Grâce à notre Premier Ministre, le mot ‘leadership’ s’écrit désormais H-A-I-T-I. Et de nouveaux contrats sont en cours pour confectionner des habits comme le mien. »

(Mais toujours pas d’électricité, et les rafales de balles créent une symphonie de chaos.)

Un autre conseiller, euphorique après trois gorgées de champagne protocolaire, s’exclama à la radio :

« Il n’a peut-être pas vu Trump, mais il a respiré le même air. C’est déjà un progrès ! »

 

 

Mais Que Dit le Peuple ?

Dans les quartiers populaires, la réalité persiste :

L’eau ne coule plus, sauf quand il pleut dans les casseroles.

L’électricité est un souvenir lointain, comme la sécurité.

Les écoles ferment les unes après les autres, pendant que les enfants apprennent surtout à courir plus vite que les balles.

Le prix du riz a doublé, les salaires ont fondu, l’espoir est en grève.

Et pendant ce temps, le vendeur de fumée se tape la poitrine avec la fierté de celui qui croit avoir conquis le monde, alors qu’il s’est simplement perdu à l’aéroport.

Et Cette Lettre, Alors ?

Avant son départ, il avait brandi une lettre d’intention, promesse sur papier glacé pleine de mots ronflants : anticorruption, sécurité, TPS, déportation, investissements, élections, référendum, moralisation… bla bla bla.

À son retour, on lui demanda :

« Quelles suites concrètes, Monsieur le PM ? »

Il répondit :

« Une commission sera mise en place pour réfléchir à la formation d’un comité chargé d’évaluer la faisabilité de la mise en œuvre d’un groupe de travail. »

(Le tout prévu pour 2087, si Dieu veut.)

Conclusion : Une Farce Mal Déguisée en Diplomatie

Le peuple en a assez des spectacles sans substance,

des acteurs d’État sans scénario,

des costumes sans convictions,

des discours sans lendemain,

et surtout…

des CPT de neuf têtes pour une chaise présidentielle.

À Vous, membre du Conseil Provisoire Transition Haïtien (CPT)

L’Histoire ne retiendra pas vos slogans sur mesure,

ni vos photos devant les drapeaux américains, français,  Nations Unies etc.

mais vos non-actes, vos fuites en avion,

et votre incapacité chronique à diriger un pays en souffrance.

Le peuple n’a plus besoin d’épisodes de « Bluff International » (sanctions),

mais d’un État fonctionnel.

D’un vrai leadership.

D’une vérité brute.

Pas d’un théâtre d’ombres.

Pendant que vous jouez du tambour sur le tarmac,

le pays brûle.

Et les seuls qui dansent encore…

ce sont les voleurs, les menteurs, les vendeurs de fumée et les fossoyeurs d’espoir.

Prof. Pierre Richard Raymond

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