Réflexions anodines en ce moment de crises multipolaires aigües…
New York, USA 04/06/2022 – Avons-nous grandi après tant d’années ? J’en doute fort.
Au fait, Certains des forums d’intellectuels et d’universitaires sur les réseaux sociaux digitalisés où la convivialité et l’esprit de tolérance devraient être à l’ordre du jour ont tendance à se transformer en de véritables arènes. Pas à travers des débats contradictoires classiques, mais de préférence de combats politiques et/ou personnels (gaguères), où les professeurs de philosophies Politiques, du marxisme en particulier, ne se comptent plus…Il faut voir ça…
Certains de ces profs s’esquintent à ravaler tout débat, tout échange sur des sujets d’importance globale à la dimension d’intérêts ou de gains personnels immédiats. Sans contrepartie. Pourquoi ?
Pour épater la galerie. Montrer qu’on a été à la bonne école de penseurs, de “ théoriciens Politiques” dont les idées merveilleuses ont élevé Haïti sur un piédestal de gloire et de prospérité que personne ne saurait contester…
On aura tout lu…
Anciens marxistes, nouveaux Marxistes, marxistes en chambre, marxistes du livre, marxistes positifs, marxistes négatifs, marxistes avancés, marxistes arriérés, marxistes révolutionnaires ou marxistes handicapés ou “ maksis kò rèd”…Collabos, Traitres, “ Taupes”…La liste n’est pas exhaustive…
Ça me ramène exactement à quarante années en arrière, où dans Les cercles d’étudiants “ rebelles” à Port-au-Prince les mots “ petits bourgeois” “ révisionnistes”, “ réactionnaires” sonnaient comme un testament ou mieux, une condamnation à mort par la guillotine…les jeunes intellectuels d’alors feraient tout pour ne pas être catalogués, classés comme tels…
On était là à accuser ou se disculper au quotidien des orientations ou choix politiques des uns et des autres …et les sbires des Duvalier signaient pour leurs congénères d’aller travailler pour une pitance dans les bateys en République Dominicaine à entretenir la corruption et à peaufiner la répression….
Dans Les cercles rebelles on s’entre déchirait sur le“ mode de production dominant” dans la formation sociale Haïtienne ? La féodalité ou le capitalisme ? On théorise…On s’enflammait. Dans la clandestinité, Bien sûr. On se faisait et se créait des ennemis et tout naturellement les clans, les chapelles politiques se formaient et chacun pensait en son “ for intérieur” qu’il détenait les clés de la vérité politique qui allait libérer la société Haïtienne de la subjugation duvaliériste…
Quarante-quatre ans plus tard, on est encore là à discuter ou à identifier les vrais marxistes des faux, Les saints des dangereux ?
Alors que le kidnapping, les tueries insensées, les viols personnels ou collectifs, les assassinats spectaculaires deviennent monnaie courante au pays ! La dépendance de notre pays par rapport aux centres de décision externes, publics et privés se renforce au fil des minutes…Que dis-je ! Des secondes !
Au lieu de parler de cette réalité monstrueuse qui affecte et gangrène les rapports de société Chez nous… On est là à théoriser sur les choix idéologiques ou politiques qu’un tel ou qu’une telle aurait faits à un certain moment dans sa vie… ! Triste et répulsif !
Entre temps, on n’avance aucune solution sur le tapis qui pourrait servir de tampon et même de guide pour poser les vrais problèmes et en chercher des solutions adéquates. Pour les générations à venir…
Des décennies plus tôt
Les Duvalieristes et macoutes ont cru avoir la solution idéale aux problèmes Haïtiens. Un pouvoir fort aux mains des éléments avancés politiquement des classes moyennes noires ferait l’affaire…
Qu’en est-il après les 29 années de dirigisme absolu, sans partage ?
Les militaires après eux, qu’ont-ils apporté en fait de rupture et de nouveauté ?
Et Les Lavalassiens (Un melting pot politique par nature, mawengwen ap vole ou pa konn ni mal ni femèl) avec les deux mandats complets de Préval et ceux ratés d’Aristide ont Ils aidé le pays et la société Haïtienne á tourner le dos aux discussions oiseuses, inutiles, contre productives et à s’engager résolument dans d’autres sentiers qui, loin d’être battus, peuvent paver une autre voie pour la reconstruction Haïtienne… ?
Les PHTKistes, eux-mêmes, jusqu’à présent à la barre…ont Ils colmaté même une brèche pour ralentir cette descente aux Enfers ?
A vous, profs du Marxisme parfait, dogmatique, idéal, immaculé, sans fioritures de nous indiquer le ou les courants politiques représentant la droite ou la gauche chez nous et que font-Ils à l’instant pour aider les Haïtiens (toutes classes sociales confondues) à reprendre leur souffle Pour – ne serait-ce Qu’essayer de changer de cap ?
Philomé H.






