Quand les américains apprennent qu’est-ce que le « Frekan » à Jean Charles Moïse !
« L’agriculture d’un pays fait la valeur de son drapeau » !
Par Michaud Joanier
Paris, France – En effet, aucun haïtien ne devrait se réjouir de l’humiliation infligée à Jean Charles Moïse, nonobstant ses incohérences et ses récalcitrances politiques !
C’est, peut-être aussi une occasion en Or offerte à Moïse Jean Charles de se ressaisir de son infantilisme politique, d’être plus contributif dans la recherche d’une solution politique à la crise en vue de la création d’une nation inspirant respect vis-à-vis du monde en général, celui du monde occidental en particulier !
Le messianisme américain étend son tentacule de plus en plus, il revient aux petits pays de faire preuve d’intelligence pour ne pas se laisser piétiner par le grand aigle américain. Tout en étant conscient de la capacité des grandes nations à punir les petites, pour cela il faut traiter avec eux avec tacts et esprit de discernement comme on le fait avec le feu ! On ne monte pas dessus pour ne pas être brûlés, on ne s’en écarte pas, trop, non plus pour ne pas en avoir froid !
Comment faut-il comprendre cet incident diplomatique opposant l’affaire Oncle Sam a Moy ?
Si pour certains, les Américains profitent du passage de Jean Charles Moïse à Miami pour régler ses comptes avec lui, pour d’autres, à l’instar de Jacques Douyon, l’humiliation faite à Jean Charles Moïse est à prendre avec une pincette. Car, ce geste aussi déplacé qu’il puisse paraître, pourrait-être aussi une façon de victimiser le leader de Pitit Dessalines, au moment où l’on parle d’organiser des élections en Haïti. C’est-à-dire, une occasion pour convaincre les partisans de Moïse de le voir comme une victime de l’impérialisme américain, un coup politique qui peut jouer sur le flanc émotionnel de l’homme haïtien.
L’histoire du petit David face au grand Goliath pourrait toujours se répéter, selon eux ! Mais, n’aurait-il pas là une illusion en le voyant sur cet angle ? Que de questions à se poser !
Jean Charles Moïse a annoncé en conférence de presse, qu’il a déjà mobilisé toute une batterie d’avocats, afin de faire payer les américains de leur « Frekansite » ! Peut-être, on aura des éléments de réponse à nos multiples interrogations
Je rappelle que Jean Charles Moïse s’était rendu en visite au Nigéria, un pays d’Afrique. Se retrouvant sur le sol américain, en Floride, où il était retenu prisonnier dans une chambre froide pendant des heures par les autorités américaines, pour être par la suite humilié, jusqu’à se voir déporté en Haïti à bord d’un vol commercial.
Qui pis est, Moise Jean Charles eut à subir une
interrogation musclée, allant de raconter ses liens avec l’homme fort du Venezuela, Nicolas Maduro et de Diosdado Cabello, tous deux présumés drogues dealers. L’ancien du nord avait à décliner nom et prénom, en passant par le but de son voyage en Afrique, notamment au Nigéria ! Jean Charles Moïse a dû voir les 7 couleurs de l’Arc-en-ciel, si ce n’était pas tout simplement le calvaire !
Alors que tout récemment, ce dernier s’était fait le titre de docteur aux USA, pour être en moins de 3 mois se faire rouler dans la boue ! Quel paradoxe ! Quel beau feuilleton !
La nouvelle politique étrangère américaine entend se divorcer avec les vieilles pratiques du passé, lesquelles consistaient à réaliser des Coups d’Etats sanglants pour lesquels ils avaient l’habitude d’être sévèrement critiqués. Cependant, l’Amérique est toujours attachée à la feuille de route de la « Doctrine de Monroe » de 1826, où il a été très clairement stipulé : « l’Amérique aux Américains ». L’oncle Sam a toujours trouvé des subalternes à l’instar de Michel Martelly, Jovenel Moïse et aujourd’hui, un certain Ariel Henry, pour répandre sa politique hégémonique. Mais tout en se réfugiant derrière un messianisme pervers doublé d’une politique néolibérale ne disant pas son nom !
Normalement, quelle leçon faut-il de cette vexante aventure ?
Que cet incident lui apporte un peu de sagesse dans sa folie de devenir président coûte que coûte. Il semble qu’il est frappé par cette maladie très forte chez nous, la « présidentité ». Tous les leaders politiques haïtiens veulent être tous président, et ceci en même temps. De cette humiliation suprême, Moise Jean Charles devrait arrêter de faire cavalier seul, en jouant à l’intelligent et penser pouvoir tromper tout le monde. Qu’il cesse honteusement de mentir à tous, les Américains, les vénézuéliens, les Uruguayens…qu’il abandonne son amour démesuré pour l’argent, enfin qu’il agit juste envers ses camarades politiques, être solidaire de son origine paysanne et le peuple haïtien globalement… et s’allie aux autres forces politiques progressistes du pays, en vue de construire une nation inspirant confiance, espoir et surtout jouissant du respect sur le plan international !
Michaud Joanier






