Quand l’église épiscopale d’Haïti troque ses armes spirituelles pour des armes de guerre !
« Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur par qui ils arrivent » Luc 17 : 1
« Que celui qui n’a jamais péché jette le premier la pierre… »

Paris, France 07/19/2022 – En effet, voilà l’église épiscopale d’Haïti au cœur d’un scandale qui risque de faire tache d’huile dans le monde religieux haïtien !
À vrai dire, l’implication de l’église épiscopale haïtienne dans le trafic illicite d’armes et de munitions sur le territoire haïtien est loin d’être le premier des verres ayant été cassé dans le cabaret des prêtres !
Pour avoir le plus scandaleux des scandales ayant touché l’église en Haïti, il faudrait, peut-être, remonter au régime de François Duvalier. La petite histoire nous raconte ce jour-là où François Duvalier avait besoin coûte que coûte qu’un cabri recevait la bénédiction de l’église catholique pour une cérémonie cabalistique sur la tombe de l’empereur Jean Jacques Dessalines, place Sainte-Anne à Port-au-Prince.

Il allait frapper à la porte de cette institution religieuse pour lui faciliter la tâche. Additionnellement, la proximité qui existait entre Duvalier avec le plus grand baron de la hiérarchie de l’Église catholique romaine en Haïti, l’Archevêque Mgr. François Wolff-Ligondé, avait une grande signification. Le dictateur avait pu avoir ce cabri, effectivement béni par l’église catholique, grâce à un très surprenant subterfuge.
Comment s’y était procédé ?
Profitant des funérailles de l’un des fidèles de l’église, on introduisait la tête du cabri dans le cercueil. On s’en apercevait jusqu’après la cérémonie liturgique, au moment de refermer le cercueil. Trop tard et la bouche cousue, le jeu est joué !

Toute cette longue histoire est pour vous dire que l’implication de l’église dans ces genres de magouilles n’est pas à son premier coup d’essai. Le cas de l’église épiscopale est peut-être spectaculaire par son côté cynique, au moment où un climat d’insécurité généralisé est en pleine progression. Qu’on tombe sur une église, par-dessus tout chrétienne, qui se spécialise dans le trafic d’armes, de drogue et autres…ne peuvent que révolter et indigner la nation. Cependant, il n’y a rien de nouveau sous le soleil de petits arrangements entre l’Église et l’État. Déjà, c’est leur domaine de définition, la fourberie, sous le couvert de la conservation du pouvoir et de complicités dans les dérives sectaires !
En plus, il y a des questions pertinentes à se poser :
Comment l’église, le sanctuaire des brebis, est-elle arrivée là ? Pendant combien de temps que l’église qui bénéficie des franchises douanières s’entremêlent dans ces activités criminelles ?
Les raisons peuvent-être diverses, mais l’essentiel pourrait venir du fait que l’église, institution théocratique, est frappée de plein fouet par la pandémie liée à la Covid-19. En butte à des difficultés financières, elle décide de diversifier ses sources de revenu. Du fait que les fidèles fréquentent de moins en moins leur assemblée, ils attendent leur messe à distance, via Zoom….Ainsi, l’église arrive à se livrer dans des activités louches, criminogènes, criminelles même afin d’exister !
À ce stade, Adolf Hitler avait raison dans son interrogation, quand il se demandait : « De quoi vivrait l’Église si ce n’était du péché de ses fidèles ? ». Voilà que des millions de fidèles abandonnent l’église, c’est la désertion presque totale, d’où la nécessité de colmater cette brèche pour renflouer ce manque à gagner !
Cependant, personne ne s’imagine de voir l’église incarcérée pour ces genres d’activités. Car, on connaît bien son passé criminel, toujours prêt à bénir les armes des militaires avant de partir en guerre pour tuer. L’Église haïtienne a toléré Duvalier pendant 30 ans !

Une autre question qu’on peut aussi se poser : Cette commande d’armes et de munitions, est-elle une récompense gouvernementale faite à l’église épiscopale d’Haïti. A cause du rôle joué par son chef spirituel, Max Ogé Beauvoir, dans sa dernière tentative de garder Ariel Henry indéfiniment à la tête du pays. A travers la commission politique créée par ce dernier, pour défendre ses intérêts politiques.
Revenons à l’Église épiscopale et sa cargaison d’armes de guerre. Voyons, l’exactitude des faits ne se pose même pas car, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Jacques Lafontant, était très clair là-dessus, le manifeste trouvé à bord du bateau l’atteste : Armes et munitions appartiennent à l’église épiscopale d’Haïti.
Bien qu’elle nie toute implication dans ce scandale, cela n’empêche, pour finir, de poser cette dernière question que voici à l’église épiscopale d’Haïti :
Compte tenu que vous avez de nouvelles armes en votre possession, qu’est-ce que vous allez faire avec les anciennes armes de Dieu, qui sont :
– La ceinture de la vérité
– La cuirasse de la justice
– Les chaussures de l’Evangile de paix
– Le bouclier de la Foi
– Le Casque du Salut
– L’Epée de l’Esprit
Lesquelles armes et munitions qu’on trouve dans le livre d’Ephésiens 6 :13-18
“Dominum Vobis Cum !”
Michaud Joanier, journaliste
Photo: Mise au Point





