Pourquoi Michel Martelly ne Construit-il pas une Vraie École d’Arts en Haïti ?
Par Joel Leon
On dit que l’ancien président Jean Bertrand Aristide aurait construit son université (l’UNIFA) avec l’argent volé au peuple. Ceci reste à prouver, parce que l’aide internationale directe a été totalement stoppée pendant tout son deuxième mandat. Haïti recevait seulement de l’aide humanitaire que les Organisations Non Gouvernementales (ONG) s’empressaient de bouffer, en général sans aucun résultat palpable.

Pour beaucoup d’observateurs, octroyer plus d’assistance aux ONG qu’au gouvernement légitime reste et demeure une aberration. Toutefois, je pense que ” le dossier abusif de la TÉLÉCO”, dans lequel l’État haïtien avait signé un accord avec la compagnie américaine IDT, est bel et bien réel. Plus loin, le ” Rapport Paul Denis ” mentionnait une transaction occulte de 55 millions de dollars américains qui constituait une charge lourde pour le deuxième mandat d’Aristide. D’autant en plus qu’il n’y avait pas encore eu le programme de prélèvements de $1.50 sur les transferts d’argent vers Haïti, ni de retenues sur les appels téléphoniques. Ici l’intention n’est pas de prendre la défense de quiconque, mais plutôt de rendre hommage à la vérité.

Dans un autre registre, Michel Martelly, lorsqu’il était arrivé au pouvoir en 2011, avait trouvé le trésor public bourré de dollars américains, environ de 2 milliards. Les 2 rapports sénatoriaux et ceux de la Cour Supérieure des Comptes, ont tous confirmé qu’au moins 4.2 milliards de dollars américains, tirés du fonds Petro Caribe, furent disparus sans laisser de véritables traces pendant les 5 ans de notre inénarrable Sweet Micky au pouvoir.
Comme artiste-musicien qui est accusé de détournement de plusieurs milliards de dollars américains, il devait avoir la décence d’imiter l’ancien président Aristide, en construisant, par exemple, une université d’arts ( l’ENARTS est la seule école d’arts de niveau supérieur qui existe en Haïti ), dans laquelle des filières artistiques comme: la musique, les arts plastiques, la céramique, la sculpture, le théâtre, la danse, pourraient être enseignées aux jeunes qui sont assoiffés d’éducation culturelle artistique.
Loin de là, il préfère continuer sur la même lancée indigne d’un ancien chef d’État. Faire des déclarations tapageuses et immorales, montrer ses fesses en public, etc. tout en poursuivant, par personne interposée (les prédateurs du PHTK et consorts), la mise à sac des institutions publiques.

Le pire, d’après Ricot Dupuy, journaliste de renom international, Sophia Martelly, la femme de Michel Martelly, continue de percevoir plus de 200.000 dollars américains cash au sein d’un organisme relevant de l’administration publique. Toujours selon M. Dupuy, le directeur de l’institution en question n’est pas du tout confortable avec cette transaction mafieuse qui dure depuis plus de 4 ans.

Aujourd’hui, ce comptable de denier public envisage la possibilité de se retirer de la fonction publique pour la bonne et simple raison qu’il n’est plus en mesure de continuer à verser cette faramineuse somme d’argent à l’épouse de l’ancien président Michel Martelly.
La plus grande déception pour l’opinion publique, Michel Martelly a déjà exprimé clairement son intention de revenir au pouvoir en 2022 ; mais toujours sans reddition de comptes. En revanche, il y a des informations qui font état de ses dépenses folles dans des casinos dans l’état de la Floride, dont « Hard Rock Hotel and Casino ».
La construction d’un centre universitaire et d’un hôpital par l’ancien président Jean Bertrand Aristide, est un exemple à suivre chez-nous. Aux Etats-Unis, chaque ancien président américain, depuis l’année 1939 (encadré bien sûr par l’État fédéral), a droit à la construction d’une bibliothèque dans son état natal. Dans laquelle, les cadeaux et autres objets reçus au cours de sa présidence, des récits sur sa vie personnelle, sa carrière politique, ses réalisations… puissent être exposés à la curiosité du grand public.

Ce serait bien de prévoir un mode de vie pour les anciens chefs d ’État haïtiens, totalement différent de ce que Michel Martelly nous livre présentement.
Le pire de tout cela, curieusement, les partisans de Michel Martelly sont impatients de le revoir au palais national encore une fois. On est en droit de se demander pourquoi cette obstination, quand on sait que l’homme a piteusement échoué comme président de la République. Sur quelle base veut-on son retour au pouvoir? L’avenir, va à coup sûr, apporter des réponses à ces questions !
Joël Léon






