Petite Note sur les Propos d’un Quidam! ( Gonzague Edner Day)

Petite note sur les propos d’un quidam.

par Wilfrid Suprena

Il a été nommé ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger, une vaste sinécure ( PPC= Pase pwan chèk) du pouvoir PHTKiste. Dans quelles conditions? Qu’a-t-il à son actif? Quels groupes dans la diaspora lui ont donné mandat? Qui sait!

Mais au sein de ce gouvernent de copains et d’intrus politiques, il représente des millions d’Haitiens éparpillés à travers la planète…qui n’ont pas entendu parler de lui. Sauf dans certains milieux qui s’accrochent encore à la pensée rocambolesque de rétablir un pouvoir politique ayant souillé et entaché la République de 29 années de vilénies…

On lui demande d’assurer un intérim dans un ministère hautement sécuritaire, celui de L’Intérieur et il commence à montrer sa vraie mesure..

Entrevues par ci, commentaires distordus par là, le gars continue de valoriser un passé et une idéologie politiques, en sous mains, vrais vecteurs de cette déliquescence et de cette ambiance anarchique occupant le haut du pavé dans l’Haiti d’aujourd’hui.

Le “type”, c’est Edner Gonzague Day. Ministre de son état d’un gouvernement de facto qui crane.

Il vient de répéter ce que tous les réactionnaires aimeraient entendre en fonction de leur compréhension très limitée d’ailleurs des crises politiques sporadiques traversant et ravageant la société Haïtienne.

Les problèmes de l’absence des institutions, de l’état en général n’existent pas. Au pays. Ce sont des individus ( politiciens) mal intentionnés ( qualificatif très prisé des bourreaux de chez nous) ayant maille à pâtir avec un président qui veulent tout chambarder. La violence seule peut les restreindre ou freiner… L’ordre sera rétabli… Faux.

Il suffit d’avoir un homme de poigne , de la trempe d’un Boyer, Soulouque, Geffrard, Salomon, Boisrond Canal, Tonton Nord ( Cece te di: Alexis Gran moun nan tout Kò li, Cece te di), Vilbrun Guillaume Sam, Magloire, Duvalier, Henry Namphy et Regala qui arrêtent, emprisonnent, tuent ou exilent et le tour est joué. ( Faux)

Le désordre, dans leur tête, équivalant aux manifestations de masse décriant et rejetant les conditions horribles de vie de la grande majorité, sera résorbé. Faux

La force, la violence d’état, la répression aveugle peuvent ramener à la tranquillité et La stabilité. Faux

Historiquement pourtant, L’ordre souhaité et promu désespérément par les tenants du pouvoir, les possédants et les opportunistes des classes moyennes n’a jamais pu régner que le temps d’un cycle politique ou plus prévisément d’un mandat ( légal ou illégal, présidence à vie)…Vrai

Les crises d’obtention et de passation du pouvoir pour le renouvellement du personnel politique reviennent toujours à la charge plus violentes et des fois plus meurtrières que les fois précédentes…Vrai

Edner Gonzague Day n’a rien dit de neuf… Vrai

Il exprime seulement tout haut la veulerie, la couardise, la nullité et l’absence de vision d’une fraction des classes moyennes haïtiennes instruites qui perçoivent le pouvoir politique comme le moyen le plus sûr pour gravir et s’agripper au sommet social et surtout y rester. Vrai

L’absolutisme politique, le pouvoir personnel et fort, la dictature, pour elles, constituent le principal remède au Chaos tel qu’elles le perçoivent…( Ils le croient et c’est faux)

En ce sens, Edner Gonzague Day revient peut être, s’il maïtrise -tant soit peu – l’histoire de l’idéologie duvaliérienne avec la même approche de la culture politique d’abattoir prônée par Roger Lafontant au mois d’Août 1985. Nous savons tous ce qui s’est passé plus tard en janvier et février 1986. Vrai

Edner Gonzague Day, un Jean Claudiste – pas un duvaliériste, il n’en a pas l’étoffe- vient de faire une faveur exceptionnelle aux patriotes, aux militants politiques de droite comme de gauche qui s’esquintent à trouver la meilleure formule pour essayer de débarrasser le pays de cette équipe de détrousseurs sans foi ni loi… Il leur offre sur un plateau d’argent un discours: La nécessité, l’obligation de ne pas retourner en arrière…

La marche vers une société haïtienne démocratique, ouverte et participative doit être irréversible..

Sauront ils l’exploiter à travers une unité de vues et d’actions même provisoire pour bousculer les attributs et accoutrements semi féodaux et néo coloniaux?
À déterminer.

Tout compte fait, une alliance politique minimale dans cette conjoncture difficile de crises latentes et ouvertes est définitivement la voie à suivre pour un retour à une “ Une normalité étatique fonctionnelle” et ensuite préparer un “ Projet National, Démocratique et Populaire” inclusif au bénéfice de tous les Haïtiens. Indistinctement..

Wilfrid Supréna…

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