Pendant que la crise haïtienne entre dans une phase d’insurrection populaire, Luis Abinader s’entretient avec la vice-présidente américaine, Mme Kamala Harris !
« …le soutien d’une force de frappe multinationale pour entrer et s’attaquer aux gangs d’enlèvement d’Haïti. » (Miami Herald, Jacqueline Charles)

La presse dominicaine a rapporté que le président de la République Dominicaine, Mr Luis Abinader, voyage ce mercredi vers les Etats-Unis pour participer à une série de rencontres hautement diplomatiques et politiques avec des officiels américains. Il aura à s’exprimer aussi devant l’assemblée générale des Nations-Unies, encore une fois pour marteler la crise haïtienne et convaincre l’organisation à l’envoi de troupes étrangères dans le pays.

À la tête d’une délégation, composée du chancelier Dominicain, Mr Roberto Alvarez, du général Jimmy Arias Grullon, Eilyn Beltran…Abinader se prépare à rencontrer aussi des officiels américains de haut rang, dont : Nancy Pelosi, the house speaker ; le président de la BID, Mr Mauricio Claver-CArone ; des députés ; la vice-présidente Kamala Harris ; le sénateur Bob Menendez ; Samantha Power de l’USAID ; Juan Gonzalez, Mr. Philip Gordon, assistant spécial au président Biden et à la vice-présidente Kamala…Luis Abinader veut rencontrer aussi le « Comité sur Haïti » au sein de l’Organisation des Etats Américains-OEA.

À rappeler que depuis des années, le gouvernement Dominicain se donne pour charge de négocier au nom d’Haïti dans plusieurs rendez-vous internationaux. Surtout après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, l’ancien president Fernandez et son gouvernement jouaient un rôle important dans les démarches pour reconstruire Haïti. Ainsi, plusieurs compagnies dominicaines avaient décroché des contrats très juteux de construction de routes évalués à plusieurs millions de dollars, en particulier celle du sénateur Bautista, ROFI, qui avait obtenu 14 contrats.
Ensuite, depuis environ deux ans, la République dominicaine fait des tentatives de réunir une force armée internationale, composée des pays suivants : Costa-Rica, Panama, République Dominicaine…, dans le but d’intervenir en Haïti pour rétablir la paix. Selon des responsables voisins, leur pays ne peut plus supporter la charge d’Haïti qui leur a coûté plusieurs millions de dollars l’an. Ainsi, ils ne cessent d’inviter publiquement les Nations-Unies et l’OEA à prendre Haïti en charge. Car, une déstabilisation totale d’Haïti entraînera des conséquences hémisphériques dramatiques et globales pour tous les pays.
Cette visite combien significative du président Luis Abinader arrive à un moment où la crise haïtienne est escaladée à un niveau explosif avec des actes de violence, de pillage, des manifestations sur le plan national…On peut dire qu’Haïti est en mode d’insurrection populaire.
Ce qui vient d’aggraver une réalité qui était déjà dangereuse avec les cas de kidnappings, vols à main armée, viol, massacres…

J’ai essayé d’entrer en contact avec l’ambassadeur d’Haïti à Washington DC, Mr. Edmond Bocchit, pour m’informer sur son éventuelle participation à ces réunions. Malheureusement, il n’a pas répondu !
Toutefois, via un contact au niveau de l’OEA, Boukan News a appris que les officiels haïtiens ne sont pas invités à participer dans aucune de ces réunions. Il semblerait aussi que c’était le gouvernement américain qui soit à la base de cette initiative hautement diplomatique sur la crise haïtienne.
Entretemps, le peuple continue de manifester sur toute l’étendue du territoire national. Dans certaines zones, des scènes de pillage sont enregistrées, notamment à Pétionville et dans d’autres villes du pays. Toutes ces protestations, qui débutaient depuis au moins deux semaines, s’étaient amplifiées après l’appel à la nation du premier ministre Ariel Henry. Au cours duquel il avait annoncé la fin de la subvention étatique du gaz. Ce qui va automatiquement augmenter le prix sur le marché local, donc celui aussi de tous les produits alimentaires de base et autres.
La vie était déjà très difficile pour tous les groupes sociaux du pays, avec cette nouvelle perspective de détresse, le désespoir a atteint son dernier niveau, d’où la réaction populaire qu’on a constatée pendant toute la journée du 14 septembre.
Cette visite de Luis Abinader constitue une ultime initiative de dernière chance pour freiner la descente aux enfers d’Haïti. Surtout après avoir constaté l’échec programmé des initiatives nationales pour résoudre la crise générale du système. Cependant, il y a des antécédents composés d’invasions suivies d’occupation des années 90 et 2000…la situation n’a pas amélioré, au contraire elle devient plus grave jusqu’à atteindre l’insupportable niveau de l’ingérable.
Joel Leon





