Organisation Internationale de la Francophonie, le relais imperial!

Boukan News, 01/20/2024 – Ils ne se gênent plus. Ils profitent de n’importe quelle occasion pour aller se prélasser sur le dos de la malheureuse Haïti. Certaines institutions internationales, par moment de vache maigre, se servent du cas d’Haïti pour attirer les projecteurs et apparaître sur la scène internationale.
La crise en Ukraine et au Moyen Orient occupent le devant de la scène internationale. Et Paris se fourvoie dans tout cela. Il lui faut une crise pour attirer l’attention. Comme à l’accoutumée, Paris s’est servi de la crise haïtienne via OIF pour organiser une messe.
Tel est le cas de l’Organisation Internationale de la Francophonie, avec sa Secrétaire générale, l’ancienne ministre des Affaires étrangères du fameux Paul Kagamé, madame Louise Mushikiwabo. Sa nomination a été un deal passé entre Emmanuel Macron président de la République française et Paul Kagamé président du Rwanda dans le cadre du raffermissement des liens entre les deux pays après le comportement de ce pays dans le dernier génocide du XX siècle sur le continent africain. Près de 800 000 Tutsis et des Hutus modérés ont été exterminés sous les yeux passifs de l’armée française du 7 avril au 7 juillet 1994.
Est-ce un hasard de calendrier qui fait que la quatrième rencontre du comité ad hoc de l’OIF sur Haïti ait lieu le 18 janvier 2024 à Paris ?
Cette grande messe sur Haïti dans l’état actuel de la situation fut organisée sous l’égide de l’OIF et dans le pays qui a fomenté le sabotage en règle des festivités du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti en 2004 ?
L’histoire est là pour en témoigner. La question de la restitution/réparation a été la principale cause pour expliquer pourquoi la France avait commandité le sabotage des cérémonies commémoratives du bicentenaire de l’Indépendance de la première révolution anti esclavagiste de l’histoire de l’humanité.
Drôle de coïncidence, ce sont pour la plupart, les mêmes acteurs/saboteurs de 2004 qui se sont retrouvés, cette fois-ci dans la capitale colonialiste, au pavillon d’Armenoville pour dicter leurs quatre volontés aux douze millions d’Haïtiens se trouvant à 10 000 km.

Il n’est pas superflu de dresser un inventaire, même non exhaustif des participants/convives. Étaient présents : l’OIF, OEA, CARICOM, USA, le gouvernement d’Ariel par l’entremise de son ministre des territoires perdus madame Emmelie Prophète Milcé assistée de madame Michèle Oriol poids lourd du CIAT, ONU, BINUH.
Tous les faiseurs, pourvoyeurs et gestionnaires de notre crise étaient autour de la table pour apporter leur bénédiction à leur marionnette Ariel Henry et à son pouvoir insensible aux souffrances et atrocités non qualifiables du peuple à quelques jours de la date fatidique, fétiche du 7 février 2024.
D’ailleurs, l’ambassadeur Cristobal Dupouy, représentant de l’OEA en Haïti, a fait comprendre qu’il n’y aura pas de transition dans la transition. Qui ne connaît pas la position de Luis Almagro, secrétaire général de l’OEA. Sa position n’a jamais bougé d’un pouce quant à son appui aux forces rétrogrades d’Haïti. N’est-il pas le premier à porter la parole des USA dans toutes les crises qui sévissent sur le continent ?
Et Colin Granderson le spécialiste d’Haïti à la CARICOM qui après avoir essuyé quatre échecs avec son GEP le dernier en date remonte au mois de décembre 2023 a été de la partie.
Une table bien garnie pour offrir à Haïti un nouveau cocktail qui va mettre fin une fois pour toute à son existence comme État-Nation.
Cette rencontre du 18 janvier 2024 à Paris sous la houlette de l’OIF peut être le dernier coup de massue d’une communauté internationale toujours sourde et aveugle aux maux qui nous étouffent pendant qu’elle lance des mots pour nous faire perdre le nord.
Et comme après chaque échec, cette même communauté internationale revient pour nous bercer par leur acte de charité, cette fois-ci aura-t-elle la décence de présenter sur les lieux pour jeter des larmes de crocodile ?
Marcel Poinsard Mondésir





