NOURRISSONS l’espoir !

Tout est là. La vie sociale est tranquillement explosive. Avec l’annonce de l’augmentation du prix du carburant à la pompe, le climat est suffocant. Rappelons-nous des émeutes des 5, 6 & 7 juillet 2018. L’irruption des peuples des bidonvilles sur les artères de Port-au-Prince, où ce fut l’arrêt, de tout bruit. Commercial ou économique, pour être juste. Ce fut la période où la peur avait laissé pantois les autorités politiques et les élites possédantes.
Pris de panique, les gérants du système, peze souse et ceux qui en tiraient profit, tout à coup, avaient cru à un dechoukay en règle. Les révolutionnaires opportunistes, de salon , ceux qui se donnent l’étiquette de femmes et d’hommes de gauche, eux aussi avaient cru accoucher la révolution.
Ce ne fut ni l’un, ni l’autre. Mais, un simple signal du grondement et de la colère populaire par rapport à une décision criminelle des gouvernants de l’époque. L’augmentation du prix du carburant dans un contexte de marasme économique était stupéfiante. Parce que le peuple était déjà pris à la gorge par les flibustiers de tous poils. Pourquoi aujourd’hui les mêmes causes ne produiraient pas les mêmes effets ? En ce temps sombre de la vie de tout haïtien à ce tableau socio-économique délétère s’ajoute la criminalité avec l’industrie du kidnapping, TOUT EST POSSIBLE. Nous le savons tous, cette industrie fait la Une pour Haïti dans la grande presse internationale.
D’un autre côté, cela fait exactement, une année depuis le magnicide du président Jovenel Moïse, dans son espace, le plus intime. La population attend, reste sur sa soif, quant à ce qui a valu, un tel sort, même illégitime et très contesté, au premier mandataire de la nation.
D’ailleurs, il avait déjà dépassé le temps constitutionnel de son mandat. Malgré tout, ceci ne pourrait en aucun cas, expliquer cela.
À ce jour, personne ne peut faire un bilan exhaustif de l’enquête. On en est déjà à plus de quatre (4) juges d’instruction pour quel résultat ?
La population reste encore dans l’expectative. Des arrestations se font. Drôle de chose, les principaux suspects, soient ils sont en cavale ou dans des geôles, hors de nos frontières. À ce stade, la justice nationale ne peut nous livrer aucun bilan en termes d’avancée sur ce dossier emblématique. Un crime, selon les éléments présentés à la population transpire, un crime transnational, vu le nombre d’acteurs, et de pays indexés. On ne saurait tenter de le classer parmi les crimes les plus spectaculaires au niveau international, dans ce délai.
Une année après, le mot justice est prononcé avec beaucoup de prudence. Le tribunal réservé à cet effet, où le dossier devrait être traité, est occupé. Il est, depuis plus de trois semaines, sous le contrôle d’un des puissants gangs du pays. Un gang qui fait régner la terreur sur la Capitale.
Drôle de coïncidence.
La République bananière de Jovenel Moïse fonctionne effectivement à son rythme et, selon celui de son gouvernement. Tout cela, au mépris et au détriment du pays et de son peuple.
Marcel Poinsard Mondésir
06/07/2022





