Note: La Coalition Nationale des Forces Progressistes-CNFP

Boukan News, 01/24/2024 – Après plusieurs mois de consultation entre différents groupes d’acteurs politiques progressistes du pays et ceux de la société civile à l’hôtel Montana, le jeudi 18 janvier 2024, des hommes, des femmes, des jeunes et d’anciens dinosaures de la classe politique traditionnelle, ont présenté une nouvelle structure politique baptisée « Coalition Nationale des Forces Progressistes- (CNFP) ». Et ce, dans un contexte difficile où la colère de la population est exprimée très clairement à travers une série d’actes de protestations ponctués de violence contre l’insécurité et la mauvaise gouvernance du PM de facto Ariel Henry. C’est ainsi que presque tous les grands axes routiers de la capitale, Port-au-Prince, ont été complètement paralysés par des barricades et des pneus enflammés. Autrement dit, le pays était en « mode lock » ce jour-là. C’est dans ce contexte de grands troubles que la CNFP a pris naissance.
En dépit de tout, il paraît légitime de questionner l’existence de cette nouvelle structure : Est-elle conjoncturelle ? Est-elle une initiative de plus ou une mise en place pour continuer à cracher sur les revendications populaires ?
L’ensemble de ces questions ne restait pas sans réponse. Déjà, les interventions de quelques membres du regroupement sur l’objectif de cette Coalition qui fusionne deux générations, les jeunes et les vieux, ont tous répondu aux questions. Par exemple, l’ex député Serge Jean LOUIS a clairement élaboré sur l’existence de la CNFP, en disant qu’elle n’est pas un énième accord politique mais plutôt un instrument de combat et de ralliement de toutes les forces progressistes du pays pour une autre forme de gouvernance sous le leadership d’un exécutif Bicéphale selon les prescrits de la constitution haïtienne de 1987. De plus, le porte-parole du FWON REZISTANS AYITI (FRA) a de son côté, en l’occurrence Winder BERNARD, beaucoup insisté sur la mobilisation populaire à travers un éloquent discours qui annonce la couleur en déclarant que les jours à venir seront vraiment tristes dans tous les coins du pays. Il a fait savoir que le premier ministre Ariel Henry doit quitter le pouvoir avant le 7 février 2024, parce que ce dernier est un inconscient qui jouit de force les privilèges de l’État depuis plus de 25 mois suite à son coup d’État, dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021. Pour Winder Bernard, le porte-parole du FRA, Ariel Henry ne devrait jamais se trouver à la tête du gouvernement Haitien, parce qu’il est inconstitutionnel, illégal et illégitime.
Il enchaîne tout en dénonçant la Communauté internationale qui soutient aveuglément un criminel, un délinquant à la tête de la Primature et qui empêche à l’État haïtien de se procurer d’équipements sécuritaires appropriés pour que les Forces publiques puissent se battre contre le phénomène de l’insécurité. Il faut souligner aussi que les interventions des autres représentants de cette nouvelle structure allaient dans le même sens.
La CNFP est composée de plus d’une vingtaine de partis politiques, de groupements de la société civile et d’organisations socio-politiques, dont :
Fòs Nasyonal pou Lademokrasi (FND) représenté par l’ex député Serge Jean LOUIS
Fwon Rezistans Ayiti (FRA) représenté par Winder BERNARD
Mouvman Patriyotik pou Lavi (MOPAL) représenté par l’ex député Ulrick ST CYR
Parti Rénovateur Haïtien (PREH) représenté l’ex-sénateur Francisco De La CROUZ
Lòd Demokratik (LD) représenté par l’ex-sénateur Jean Rénel SÉNATUS
Institut haïtien de Promotion des Consommateurs (IHPC) représenté par Guiteau FRANÇOIS
Angajman Sitwayen (AS) représenté par Jackson MAURISSEAU
Centre de Promotion de la Justice Sociale (CPJS) représenté par Raynold LOUISSAINT etc…
Au fait, la CNFP demande à toute la population haïtienne d’amplifier la mobilisation et lance un appel à toutes les forces progressistes du pays de se mettre ensemble en vue de finir avec cette crise politique structurelle afin de remettre le pays sur la voie du développement. De ce fait, il faut se rallier l’un à l’autre pour continuer avec les discussions et de construire des actions solides pour pouvoir sauver notre chère Haïti.
Winder Bernard





