Michele Sison est à Paris pour discuter d’Haïti à la réunion de « l’Organisation Internationale de la Francophonie-OIF », du 18 au 19 janvier 2024.

Michele Sison est à Paris pour discuter d’Haïti à la réunion de « l’Organisation Internationale de la Francophonie-OIF », du 18 au 19 janvier 2024.

Joel Leon

Boukan News, 01/17/2024 – Madame Michele Sison, une figure diplomatique américaine bien connue en Haïti pour y avoir été ambassadrice pendant plus de 3 ans, soit de 2018 à 2021. Elle est à Paris pour discuter d’Haïti. On se souvient que c’était pendant son séjour en Haïti que le président Jovenel Moïse fut brutalement assassiné chez lui, le 7 juillet 2021.  Au mois d’octobre de la même année, elle a été rappelée au département d’état pour devenir assistante secrétaire d’état des affaires des organisations internationales. Cependant, elle est restée comme la spécialiste la plus familière avec le dossier d’Haïti au département d’État en l’absence de Kenneth Merten qui dirige actuellement la diplomatie américaine en Bulgarie. Donc, à ce titre de séniorité, elle continue de diriger la diplomatie américaine en Haïti.

A rappeler qu’elle a été récompensée comme assistante secrétaire d’état pour les missions accomplies en Haïti de la même façon que l’ancien ambassadeur Kenneth Merten. Ce dernier a été lui aussi promu secrétaire d’état adjoint principal par intérim du Bureau des affaires de l’hémisphère occidental. Haïti, un pays difficile ou, après y avoir séjourné, les promotions pleuvent !

Effectivement, « Le secrétaire adjoint Sison fera partie d’un panel aux côtés du Représentant spécial du Secrétaire général pour le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti pour discuter de la sécurité en Haïti et de la mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) en Haïti. La secrétaire adjointe Sison rencontrera également le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères sur diverses questions multilatérales et onusiennes ».

Du 18 au 19 janvier, la francophonie se statuera sur le sort d’Haïti, l’un des pays membres qui évolue dans la turbulence des gangs armés. C’est paradoxalement aussi un pays qui ne fabrique ni munitions ni armes. Pourtant, on parle de plus d’1 million d’armes de guerre qui circulent en Haïti. D’après l’ONUDC : « Les armes de poing, vendues moins de 500 dollars légalement aux États-Unis, peuvent être achetées jusqu’à 10 000 dollars en Haïti. Les gangs privilégient les fusils AK47, les AR15 et les fusils d’assaut Galil. »

Cette réunion qui se tient à Paris arrive à un moment crucial en Haïti où la violence aveugle risque de prendre des proportions catastrophiques. Cela est dû à la surenchère politique créée par Guy Philippe, un déporté des États-Unis pour blanchiment d’argent de la drogue. Ce dernier se prépare à éclater une insurrection populaire dans le pays, à partir de laquelle il va tenter de rééditer son exploit de 2004, au cours duquel Jean Bertrand Aristide a été renversé du pouvoir.

C’est aussi l’occasion pour madame Sison de présenter un tableau accablant de la situation sécuritaire d’Haïti avant de solliciter la participation militaire et financière des pays francophones dans la « Mission Multinationale de soutien à la Sécurité-MSS » qui doit incessamment arriver en Haïti.

Entretemps, les cas d’assassinats, de kidnappings, de disparitions, de viols… se multiplient dans le pays à un rythme apocalyptique dans l’impuissance ou la démission des dirigeants d’État.

Joel Leon

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *