L’instabilité politique est l’un des facteurs de blocage de tout développement et de la croissance économique d’Haïti.

L’instabilité politique est l’un des facteurs de blocage de tout processus de développement et de la croissance économique d’Haïti.
La COVID-19 a frappé très fortement beaucoup de pays dans le monde, faisant de très nombreux morts, tout en détruisant l’industrie touristique.

COVID-19 (Photo: New Scientist)
Haïti s’est miraculeusement échappée, avec très peu de morts, on devrait s’y attendre à une relance des activités touristiques mais, les touristes ne sont pas venus.
La crise politique avec son corollaire, le kidnapping, doivent être blâmés.
De plus on constate :
De nos jours, beaucoup de jeunes laissent le pays pour aller se réfugier en République Dominicaine. Donc, les transferts d’argent estimés a plus de 4 milliards de dollars pour l’année 2020, vont directement se converger en terre voisine, ce qui va accroître leur revenu national et/ou contribuer à l’augmentation de leur PIB.

Dominicanie (Photo: Travel Pulse)
On assiste également à la fermeture de certaines entreprises haïtiennes pour s’établir en République Dominicaine car, ces dernières se retrouvent dans l’impossibilité de fonctionner dans le pays. Donc, la délocalisation fait son cours en Haiti, encore une autre opportunité pour la République Dominicaine de s’enrichir au détriment d’Haïti.
Les avions arrivent presque vides et repartent remplis, l’une des conséquences immédiates c’est que les revenus de la “Direction Générale des Impôts-DGI” et de la Douane, provenant de l’aéroport International Mais-Gâté, vont être considérablement baissés. Un autre  effet tout a fait attendu, les employés contractuels de l’aéroport ne vont pas recevoir leur salaire mensuel et seront bientôt licenciés.

DGI (Photo: Twitter)
Au final, la crise politique haïtienne et son corollaire, le kidnapping, sont en train de détruire les fondements de L’État-nation Haïtien, et comme dans un jeu à somme nulle, la République Dominicaine en profite.
Que les Haïtiens finalement enterrent ” la pomme de discorde”.
Michaëlle PARAISON
Économiste
16 avril 2021

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *