Lettre de démission de Daniel Foote : une gifle assourdissante et fracassante à l’establishment étasunien
« Avec une profonde déception et des excuses à ceux qui recherchent des changements cruciaux, je démissionne de mon poste d’Envoyé spécial pour Haïti, avec effet immédiat. » Daniel Lewis Foote
Par Morisseau LAZARRE
Deux semaines après l’assassinat du pseudo président Jovenel Moïse, le diplomate Daniel Lewis Foote fut envoyé en Haïti par l’administration Biden/Harris sur avis d’un large groupe de parlementaires étasuniens, pour s’enquérir de la situation du pays, pour y dresser un diagnostic et formuler des recommandations y relatives. Cependant, deux mois après, soit le 22 septembre, le diplomate, forcé par sa conscience, a jeté l’éponge, mais non sans exposer avec véhémence au monde entier la malveillance de son gouvernement dans la lettre de démission ayant l’effet d’une gifle assourdissante et fracassante qu’il a envoyée à ses supérieurs, causant la panique, la confusion et l’inversion brusque et extrême de certaines décisions diaboliques prises par l’administration Biden/Harris contre les intérêts du peuple haïtien.

Dans la lettre de démission de l’ancien envoyé Daniel Foote, la langue de bois, souvent caractérisée comme étant le langage diplomatique, est bannie ipso facto. D’emblée, le diplomate a associé le gouvernement haïtien, composé de corrompus, aux gangs armés qui pullulent dans le pays et qui terrorisent la population au quotidien. Il a ensuite exposé ses propres dirigeants pour ce qu’ils sont : des emmerdeurs qui ne cessent d’imposer au peuple haïtien leurs quatre volontés. D’où les troubles socio-politiques qui agitent incessamment le pays et l’instabilité permanente qui y règne. Il dénonce les représentants de son pays en Haïti qui ont imposé au peuple haïtien le Premier ministre de facto Ariel Henry, un allié de Michel Martelly, comme dirigeant absolu, pour organiser de fausses élections afin de permettre à PHTK et alliés de garder le pouvoir. Foote souhaite que ce soit le peuple haïtien lui-même qui choisisse ses dirigeants et se construise des lendemains qui chantent. Oui, c’est pour ça que le peuple haïtien se bat depuis longtemps ! Et c’est pour ça qu’on lui fait connaître toutes les misères du monde !
Dans sa lettre, Foote n’a pas caché sa profonde déception en déclarant : « Notre approche politique reste profondément défectueuse et mes recommandations ont été ignorées et rejetées, lorsqu’elles n’ont pas été modifiées. » Enfin, le diplomate s’indigne contre l’expulsion vers Haïti des milliers d’Haïtiens : « Je ne m’associerai pas à la politique inhumaine et contre-productive des États-Unis en expulsant des milliers d’immigrants illégaux en Haïti, un pays où nos fonctionnaires sont confinés dans des complexes sécurisés en raison du danger que représentent les gangs armés contrôlant la vie quotidienne. »
Et, curieusement, pour minimiser le fond de la lettre, c’est sur cette dernière déclaration que la grande presse traditionnelle étasunienne, caisse de résonance du statu quo étasunien, a mis l’accent pour justifier la démission du diplomate Daniel Foote comme Envoyé spécial en Haïti.
En attendant, Helen Lalime et Michele Sison, sont en train de rire sous cape, continuant leur mission de gestion de l’occupation du pays, pendant que des politiciens véreux, des bluffeurs sans état d’âme, des fieffés opportunistes, des salauds petits-bourgeois, bref, des traîtres à la patrie, se réunissent autour de la gamelle avec le Premier ministre de facto Ariel Henry, un PHTKiste qu’ils avaient pourtant vomi, afin d’accaparer leur part du gâteau. Que la République périsse ! Que les masses crèvent de faim ! Que l’humiliation de nos compatriotes à la frontière américano-mexicaine continue ! Ces démons incarnés s’en moquent comme de l’an quarante.
Enfin, que l’action courageuse du diplomate Daniel Lewis Foote serve de catalyseur pour le grand réveil national !
Morisseau LAZARRE






