Les réserves civiques de la République.

New York, USA, 12/20/2022 – Tous ceux et toutes celles qui, avec de grandes capacités académiques et expériences professionnelles pour servir leur pays.
Ils sont en réserve de la République du fait que politiquement et moralement ils ne sont impliqués ni de près, ni de loin, dans des malversations économiques et combines politiques des dernières années. En un mot, ils n’étaient et ne sont pas les chiens de garde d’un système pourri, corrompu et mafieux du pays.
Ils ne sont pas en réserve de la République du fait qu’ils sont membres d’un tel parti politique de gauche ou de droite. Ils le sont parce qu’ils sont des patriotes avec une vision politique moderne, à l’idéal social de Dessalines.
Quant aux haïtiens de la diaspora, cela fait longtemps qu’ils vivent à l’extérieur du pays. Mais en dépit de leurs absences sur le terrain politique semé de confusion et de division, actuellement ils sont des cadres sur qui peut compter le pays.
Vu leurs compétences, expériences, suivies de leurs engagements et implications des affaires politiques et sociales du pays, ils sont beaucoup plus en réserve de la République que des tonneaux vides qui, chaque jour, font du bruit dans des stations de radio à grandes écoutes.
Ils sont en réserve de la République parce qu’en tant que nationalistes, ils “ont donc leurs racines dans la souffrance des masses, dans leur misère économique…”
Ils sont des serviteurs crédibles en attente de servir la République puisque, en dépit des malversations des pouvoirs corrompus des autorités immorales et incompétentes, ils ne se sont jamais impliqués dans des accords qui désaccordent beaucoup plus la société.
À aucun moment, comme des acteurs conséquents à l’intérieur du pays, Ils ne signent aucun accord et de documents anti-nationaliste demandant l’intervention des troupes militaires étrangères sur le sol d’Haïti.
De plus, pour ses longs combats politiques menés pendant des années en faveur de meilleures conditions de vie des masses populaires dans les bidonvilles des zones urbaines et des sections rurales de la paysannerie, ils sont donc sans réserve en réserves de la République.
Après la guerre froide, avec le concept de nouvel ordre mondial, dans les labyrinthes d’une démocratie occidentale imposé par des ambassades à Port-au-Prince, nombreux sont ceux qui, du fait de leurs soumissions aux diktats des blancs, sont devenus les collabos de l’international.
Mais il y a d’autres, en dépit des vicissitudes et des aléas de la vie, ils sont restés conséquents. Contrairement à une bonne partie de l’élite politique et économique qui, pour de l’argent ou des postes politiques s’associent à toutes formes de corruptions, eux ils sont toujours de l’autre côté de toutes ses mauvaises choses-là. Donc vu leurs compétences académiques et expériences dans l’administration publique, suivies de leurs engagements aux causes démocratiques, ils sont définitivement en réserves de la République pour tout gouvernement de transition de Salut public.
Cependant, ne sont pas en réserve de la République, tous ceux qui pendant les dernières années, tout en dirigeant le pays comme une République bananière, pillent le trésor public, tuent, violent, et sèment le deuil dans les quartiers populaires.
Définitivement, ils ne sont pas en réserve de la République. Leurs places sont derrière les barreaux du Pénitencier national pour leurs implications dans des crimes de sang, malversations et combines politiques de toutes sortes.
« La poubelle fait partie de ces objets qui ont gardé le nom de leur inventeur. C’est en effet un préfet de la Seine du nom d’Eugène Poubelle qui imposa cet objet dans les foyers parisiens en 1884, pour instaurer l’enlèvement des ordures ménagères dans la capitale ». Aujourd’hui, la poubelle de l’histoire est cette place réservée pour les déchets politiques des hommes sans science et conscience rejetés et vomi par le peuple. Ainsi, que le peuple ne retourne pas à son vomi, tel est donc l’un de mes souhaits pour le pays en cette fin d’année.
Prof Esau Jean-Baptiste





