Les Reptiles Dans Nos Murs

Les Reptiles Dans Nos Murs

Boukan News, 10/04/2023 – Avant son regrettable trépas le 17 février 2013, le Dr. Daniel Mathurin avait investi son temps et son savoir à localiser et à valoriser les ressources souterraines d’Ayiti. Lesquelles sont convoitées par les mégapoles de ce monde qui veulent s’en approprier quitte à exterminer tous les enfants du pays. Ce poème lui est dédié en toute sympathie.

___________________________Par Réginal Souffrant_______________________________________________

Les Reptiles entament un voyage aquatique.

Ils explorent l’Atlantique,

Écument la mer pareils aux aventuriers

Á l’époque des flibustiers.

Les Reptiles investissent nos mers.

Et, c’est perturbation océanique.

Palmiers, cocotiers deviennent agoniques,

Car il ne leur reste plus de terres

Á cultiver, pourtant leurs uniques comptes bancaires.

Ils nous imposent une agriculture bancale

Pour nous exporter du crottin de cheval.

Grace à nous, ils arrondissent leurs bourses ;

Mais, ils nous sautent dessus comme des ours.

…et, c’est deuil national.

Rossignols, colibris et cigales

Ne font qu’errer dans l’air

Á cause du climat incendiaire

Provoqué par les Reptiles sanguinaires

Qui font de nos mines les joyaux de leur univers.

Ils investissent nos mers!

Exécutant une plongée sous-marine,

Ils éclipsent la pleine lune

Et crient avec force: « C’est bien notre ère!».

Nikola Tesla présente sa formule,

Et les Reptiles l’émulent.

La terre tremblante

Transforme des nappes dormantes

En une marée noire

Qui donne à sourire aux détracteurs du terroir.

Le flux fait flotter le carburant.

De la panique dans nos rangs…

Les Reptiles s’en estiment contents,

Car ils nous prennent tous pour des ignorants.

Notre carburant: de quoi nourrir Astarté,

Leur déesse de la fertilité.

Notre carburant_

De là dépend leur prospérité du moment.

Les Reptiles détectent la Gonâve,

Remarquant qu’il n’y reste plus de guayaves.

En y observant valser, cependant, le liquide noir,

Ils chantent en chœur :« Que c’est beau à voir !».

Les Reptiles visitent le Plateau Central.

D’un air confiant, magistral

Ils parcourent la savane,

Creusent le sous-sol fertile ;

Puis, ils entonnent : « Mon île,

Du ciel, tu es vraiment une manne ».

Les Reptiles survolent le Massif du Nord.

Après un atterrissage dans la région nord,

Ils se sont aperçus du Trou-du-Nord.

Á la vue d’une mine d’or,

Ils s’époumonent: «Voilà notre cher trésor!».

Une petite virée à Caracol

Leur procure une joie des plus folles.

Ils se souviennent de la S.H.A.D.A

Et concluent: Caracol, pourquoi pas?

Ils saccagent les champs de canne

Après un long séjour à Léogâne.

En route pour Jacmel, ils découvrent l’iridium

Et chuchotent : ça va rapporter de fortes sommes.

Les Reptiles veulent tout piocher,

Tout défricher, tout voler.

Déjà, ils ont nerveusement jeté

Notre espoir dans un fossé de chagrin

Pour nous réduire en un rien

En nous enlevant plus uniques biens.

C’est ce qu’on appelle le temps reptilien

Ou l’ordre reptilien :

Un sordide va-et-vient

Qui brouille le quotidien,

Et dénature l’existence des humains

Que le roi reptilien dénomme siens.

Les Reptiles intiment l’ordre au Soleil-Levant

De ne jamais luire sur nous.

Ils menacent le Soleil-Couchant

De creuser l’ombre autour de nous:

Que l’aurore nous soit étrangère!

Que l’obscurité permanente soit notre bergère!

Ils changent l’arôme des champs fleurdelisés

En une odeur de cadavres décomposés.

Comme ça, tout respire la mort

Y compris nos esprits, nos âmes et nos corps.

Ils affichent leur contentement

Quand, sur nos visages d’enterrement,

On lit la peur, la mélancolie,

L’angoisse, l’anxiété et la nécrologie.

En vérité, leurs rudes perfidies

N’ont pas de prix!

Les Reptiles nagent dans nos mers.

Á l’instar des pirates aux yeux bleus,

Ils nous font voir le bleu

Pour mieux exécuter leurs activités lapidaires.

Ils naviguent, voguent dans la mer…

Le liquide noir, leur butin de guerre.

Pour eux, la parade des cercueils

Est la plus belle des merveilles.

Ah! Les Reptiles sont dans nos murs.

Menaçants, ils filent à toute allure.

Partout, on tombe sur leurs visages de loup.

Convoitant Ayiti, ils se disent : « ceci est à nous».

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*Reptiles.- Selon le penseur britannique, David Icke, les mercenaires qui dirigent le monde via des sociétés secrètes se disent des descendants de reptiles ; ils se considèrent comme une «sélection naturelle» (pour citer Darwin) plus intelligente que les autres espèces.

Réginal Souffrant

N.Y., 23 janvier 2010

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