Les lamentations du journaliste Guerrier Henry, sont-elles sincères ?

Paris, France, 08/20/2022 – Dans la vie de chaque jour, il est souvent démontré que ce qu’on ne dit pas est beaucoup plus important que ce qu’on dit. Ce qui nous renvoie directement aux notions des « dits et des non-dits » et la conscience. On comprend bien que l’intuition, qui n’est autre que la connaissance immédiate de sa propre créativité psychique, n’est pas trop loin quand elle ne constitue pas l’un de nos meilleurs oreillers !
Il y a quelques semaines de cela, les confessions, les récriminations du présentateur vedette de l’Emission « Boukante Lapawòl », Guerrier Henry, avaient étonné tout le monde. D’autant plus qu’elles faisaient « la Une » des journaux tant nationaux et internationaux.
Et voilà, Guerrier Henry s’est repenti d’avoir de façon récurrente interviewé des bandits notoires dans son émission. L’on ne va pas se statuer sur la sincérité de sa déclaration, mais plutôt de sa repentance. Car, les tribunaux de l’opinion publique et de la conscience sont les seuls habilités à trancher. Seule la vérité affranchira Monsieur Guerrier !
Cependant, on va essayer de ne pas trop épiloguer pour ne pas se perdre dans les détails. Car, on dit souvent que le diable y est élu domicile. En d’autres termes, on dit que le diable se trouve dans les détails et l’on n’a pas envie de se faire ni piéger ni manger par le diable de la mauvaise interprétation.
Toutefois, on peut toujours se poser de pertinentes questions : Quelle mouche a piqué le journaliste Guerrier pour faire ces confessions ? A-t-il vu venir de fortes vagues ? Pourquoi a-t- il a commencé par vider son ventre seulement au moment où la police nationale d’Haïti semble commencer à mater les chefs de gangs ? Y a-t-il une relation de cause à effet ? Quels types de rapports le journaliste Guerrier Henry entretenait avec ces organisations criminelles ? On n’a pas de réponses à de judicieuses interrogations, en tout cas, pour l’instant.

Si l’on croit le Journaliste John Colem Morvan de la Radio « Bat Bravo pour la Jeunesse (BBJ) » : Guerrier Henry avait été déjà auditionné par la

« Direction de la Police Nationale d’Haïti-DCPJ » sur de possibles liens de proximités qu’il aurait entretenus avec des bandits de la place. Le journaliste Assad Volcy, lui aussi, allait dans le même sens, sans pourtant citer de noms. Ce dernier dit avoir été au courant qu’au moins 3 journalistes auraient eu des relations directes avec des gangs. Au point que certains d’entre eux, à maintes reprises, arrivent à préparer le texte que les criminels devraient lire au cours de leur conférence de presse. Qui dit vrai, qui dit faux ? Seules de bonnes enquêtes diligentées par les autorités policières et judiciaires du pays permettraient de connaître la vérité et tout sur ce délicat dossier.
Finalement, Guerrier Henry avait pu comprendre que les bandits avaient besoin les micros des journalistes pour faire la promotion de leur entreprise criminelle. C’est déjà un pas dans la bonne direction, c’est-à-dire de désinfecter le métier d’informer à retrouver ses moments de noblesse. Tout laisse penser que si l’on arrivait à passer vraiment un p’tit peu de beurre à l’Orée, à la limite de la bouche du journaliste Guerrier Henry, juste pour délayer sa langue, il pourrait déclarer des choses, beaucoup de choses. Il semblerait que le journaliste sait plus qu’il n’a craché, jusqu’à présent !
De là on se pose la question sur le rôle de la presse en Haïti, en particulier celui du journalisme radiophonique. Doit-on vivre éternellement avec une presse achetable, se faisant oiseaux de tous bois, de tous contacts pour exister, plutôt pour vivoter ? Doit-on procéder à un sérieux inventaire de la profession pour déboucher sur une presse beaucoup plus professionnelle et haïtienne, axée sur la formation, l’information, la distraction, vecteur de changements réels et de démocratie ? Le salaire des journalistes, ne mérite-t-il pas d’être sereinement abordé ? C’est là tout un autre débat…
Dossier à suivre…
Joanier Michaud, Journaliste !






Félicitations Mr Michaud Joanier pour cette note
Bien dire
Geraud Charles