Les dirigeants Haïtiens, symboles de honte et de malpropreté

Les dirigeants Haïtiens, symboles de honte et de malpropreté

Louimanne Macéus

Boukan News, 08/01/2023 – Sur la carte mondiale, Haïti est classé parmi les pays les plus pauvres et les plus corrompus. Le pays où la misère, l’injustice, l’inégalité, la discrimination, les violations systématiques des droits humains et libertés individuelles sont volontairement foulées aux pieds des dirigeants. Tout cela est possible par l’absence totale des autorités politiques et morales.

Les faits sont partout et sous les yeux de tous. L’environnement immédiat du palais national d’Haïti est gangstérisé et contrôlé par des groupes armés. Et à quelques mètres de ce palais, les armes automatiques chantent au quotidien.

Encore une preuve vivante, le parquet de Port-au-Prince et celui de la Croix-des-Bouquets ont été délogés par les assauts des agents de l’insécurité. Cependant ces parquets sont dotés de Commissaires de Gouvernement qui ont pour principal rôle « de veiller au respect strict et à l’application de la loi et au respect des intérêts de la société », suivant le Code d’Instruction Criminel (CIC). Donc la Justice Haïtienne n’existe pas.

L’État se définit comme une organisation spécialisée dans l’exercice de l’autorité politique sur un territoire donné et ses habitants. Il faut dire que L’autorité politique c’est la capacité, premièrement, de prendre des décisions qui s’imposent à la collectivité (compétence décisionnelle), deuxièmement, de les mettre en œuvre par des moyens appropriés (compétence organisationnelle), troisièmement, de les donner une justification normative (pouvoir de légitimation) qui amène autant que possible les sujets de l’autorité à s’y plier de bon gré (« acquiescement quasi volontaire ») (Levi, 1988).

Ceci étant dit, une autorité c’est un groupe, un homme ou une femme qui est capable de donner des réponses appropriées à une situation existante selon les règles de droit. C’est celle où celui qui se met à la hauteur de l’exigence du moment.

C’est extrêmement grave quand on veut prendre de bons exemples, on est obligé de remonter dans l’histoire. Après l’indépendance d’Haïti, il ne restait que de la terre et pour relancer l’économie il fallait recommencer à les cultiver. Même si on a combattu pour casser les chaînes, il fallait continuer à travailler pour se nourrir et commercer. Ainsi, des mesures ont été prises par Dessalines, applicables à tous, blancs ou noirs. Quand une de ces mesures fait défaut dans une des localités, il intervient pour rétablir l’ordre et la sécurité comme autorité. Pareil pour le grand Nord avec Henry Christophe et d’autres.

Mais durant ces 30 dernières années, ce ne sont que des corrompus et des dilapidations qui se sont succédé au pouvoir. Ils symbolisent la honte et la malpropreté.

La situation dans laquelle le pays est plongé prouve réellement qu’il y a une absence totale d’autorités politiques et morales. Il y a uniquement des êtres à visage humain qui prennent l’administration publique en otage pour piller, voler, s’enrichir.

En fait, l’État constitutionnel repose sur deux piliers auxquels il doit l’essentiel de la légitimité dont il jouit : la démocratie et la primauté du droit. Cette dernière signifie, en simplifiant, que les individus sont soumis à des lois connues de tous et valables pour tous, et qu’ils ont tous également accès à des moyens efficaces de faire valoir leurs droits en cas d’atteinte à ces derniers.

En toute franchise, à tous les niveaux l’autorité politique et morale n’existe pas et ceci dans tous les secteurs. Vous vous rappelez du scandale de cargaison d’armes et munitions impliquant l’église épiscopale ? Une honte pour toute la congrégation.

Donc si l’on veut avoir un pays vivable avec des opportunités pour la jeunesse, si l’on veut réellement que les choses changent, il faut rétablir l’autorité de l’État par le nettoyage total de ces parachutés, de ces corrupteurs, de ces criminels, de ces inhumains, de ces antinationaux, de ces inespérés qui ne font que s’enrichir et empirer la douleur populaire.

Donc, aucun pays ne nous doit rien, il revient à nous de prendre notre responsabilité dans la mise en œuvre des nouvelles institutions avec des nouvelles têtes ayant des missions et objectifs précis.

Il revient à nous de dire Halte-là et c’en est trop.

Je le dis toujours « Seul le peuple est souverain »

Me. Louimann MACEUS.

Sec. Gl. ECCREDHH

Spécialiste en Droits Humains et en Droit International Humanitaire CUHD/GENÈVE.

Membre Amnesty International.

Spécialiste en Politique Publique des Droits de l’Homme a IPPDH/CIDH/ Mercosur.

Point Focal OSI-HAÏTI (objectif Sciences international).

Ethnojuriste@gmail.com

50936203405

50933149832

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *