Les blancs vont débarquer !
« En tout cas, le drapeau américain, hissé au mat du commissariat de Martissant, par les bandits cantonnant à l’entrée sud de la capitale, doit être interprété, voire considéré comme étant un signe avant-coureur, ou le début et, si ce n’est pas même l’occupation dont on nous promet, et qui arrive! »
Par Michaud Joanier
Paris, France – Après que les blancs ont fini de nous servir la soupe au giraumon, désormais inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité, à travers l’Unesco, les Nations-Unies décident d’être concrets. Cependant, encore eux-mêmes qui s’apprêtent à cracher là-dans à travers une non-sollicitée intervention militaire sous le fallacieux prétexte de la sécurisation. Parce que la situation est sévèrement détériorée en Haïti !
En effet, hier, en Visioconférence, les pays dits amis d’Haïti, avec les Etats-Unis en tête, ont décidé de dessiner un nouveau destin pour Haïti, si ce n’était la réédition de 1915, 1994 et 2004 !

Le président américain, ce même Joe Biden, qui s’était rendu lors de sa campagne électorale à « little haiti », en Floride, pour courtiser l’électorat haïtien. Là, il avait promis son aide en vue de résoudre la crise socio-politique haïtienne, il a fait appel, si l’on croit le Journal « Miami Herald », à la France et le Canada, de constituer des effectifs en vue d’intervenir militairement en Haïti !
Donc, l’oncle Sam, le campeur et le tombeur des Chefs d’État et de Gouvernement, en Haïti, entend brouiller la carte géopolitique comme si le « ainsi parle les États-Unis d’Amérique » ne suffirait pas pour que les choses entrent dans l’ordre en Haïti. Un pays qu’ils considèrent comme étant leur arrière-cour !
Les Etats-Unis s’étaient servis de Front Révolutionnaire Armé pour le Progrès d’Haïti (FRAPH), un mouvement terroriste créé en 1991 par Toto Constant, ayant pour objectif le renversement du président légitime d’Haïti, Jean Bertrande Aristide, du pouvoir. Aujourd’hui, en 2021, ils se sont servis du Groupe G9 et familles, pour souiller le sol du Père Fondateur d’Haïti, Jean Jacques Dessalines. Alors le 18 novembre dernier, très fières, les autorités haïtiennes, avec en tête, Ariel Henry, l’actuel premier ministre de facto, évoquait les sacrifices que nos aïeux avaient consentis pour nous léguer ce coin de terre. Haïti, l’objet de toutes les convoitises !
Cette intervention militaire, si elle devait se faire, arriverait non seulement après quelques jours de la libération des 12 derniers otages américains par le groupe criminel des 400 marosos mais aussi après la présentation, par les tenants de l’Accord Montana, le Conseil National de Transition (CNT) ! À quoi joue la Communauté internationale ? Pourquoi le Groupe G9 et familles qui avait permis la baisse de l’insécurité en Haïti, selon Mme Lalime, est maintenant perçu aux yeux de l’international comme des oiseaux carnivores à abattre ? Est-ce qu’il y aurait une sorte de désamour entre le Groupe G9 et ses protecteurs internationaux ou tout simplement ces derniers seraient en train de d’osciller entre un « Je vous aime moi non plus », pour ne pas dire une hypocrisie qui ne dit pas son nom ?
En tout cas, le drapeau américain, hissé au mat du commissariat de Martissant, par les bandits cantonnant à l’entrée sud de la capitale, doit être interprété, voire considéré comme étant un signe avant-coureur, ou le début et, si ce n’est pas même l’occupation dont on nous promet, et qui arrive !
Michaud Joanier
Photo: FOXNEWS






