Les bandits rejettent la paix, auront-ils la guerre ?

Les bandits rejettent la paix, auront-ils la guerre ?

Joel Leon

Pennsylvanie, USA, 05/10/2023 – À tour de rôle les chefs bandits, tels que : « Tilapli, Vitelom, Izo… » ont délivré des messages de terreur à la population. En gros, ils promettent l’enfer à la population, ils ne feront pas marche-arrière, ils ne se rendront pas non plus, ils veulent la guerre et ils promettent de délivrer leur propre version de « Bwa Kale » à la population.

Ces sorties médiatiques des bandits peuvent être interprétées de deux façons.

La première est la manifestation d’irrévérence la plus expressive à l’endroit de la force publique nationale. Cette réaction est le résultat de la pusillanimité gouvernementale, du signal de vaincu et de l’incapacité émise et admise par les autorités étatiques face à leur responsabilité de protéger la population haïtienne. En gros, les bandits n’ont plus de respect pour les policiers haïtiens qui, jusqu’à hier encore, recevaient des pots de vin d’eux et les vendaient armes et munitions. Donc, l’institution policière n’est plus synonyme d’autorité établie et mature, mais tout simplement un complice de plus.

La deuxième interprétation est probablement un cri de désespoir lancé par les vampires tropicaux avant leur terrassement. La signification de ce comportement est relative à un sentiment de défaite qui accapare les bandits. Désormais, les bandits font la dure expérience de l’insécurité. Ils ont peur. En désespoir de cause, ils veulent intimider l’institution policière et la population qui l’accompagne. Cependant, les déclarations de guerre des bandits génèrent une désapprobation populaire totale qui se manifeste par une plus grande détermination.

Après les menaces verbales des chefs de gangs, si les policiers ne les attaquent pas frontalement, c’est qu’ils n’ont pas de couilles. Déjà, les réactions d’énervement des agents de la police envahissent la toile pour exprimer leur volonté de poursuivre avec l’opération « Bwa Kale ». Donc, ils s’organisent pour punir les chefs de gangs.

L’arrivée des 4 engins de guerre envoyés par les Etats-Unis récemment viennent renforcer l’espérance du peuple de vivre des jours meilleurs. Cette nouvelle n’est pas bien reçue par les criminels de « Village de Dieu/Grand Ravine/Croix-des-Bouquets… ». Ces engins infernaux annoncent la mort, une mort certaine, parce qu’ils renforcent ceux des Canadiens qui opéraient déjà sur le terrain. Le pire, c’est que ces chars de fabrication américaine sont plus insolents et meurtriers. De ce fait, d’après une source policière, déjà des policiers s’entraînent pour manipuler ces engins mortels. Toutefois, il faut éviter au maximum les dommages collatéraux !

Qu’en est-il du « Haut Conseil Supérieur de la PNH » ?

Le haut état-major ou le conseil supérieur de la police va-t-il rester sourd aux revendications nationales de ses agents. Il est clair que la population veut en finir une fois pour toute avec ces guérillas urbaines déguisées en gangs. La réaction populaire extrêmement violente détermine cette ultime conclusion. Le pouvoir public qui a pour mission d’assurer la bonne marche des institutions, d’assurer la sécurité publique, de protéger la souveraineté nationale…ne peut ignorer cette requête légitime du peuple.

Tout marche au ralenti dans le pays, des milliers de réfugiés dans leur propre pays, la route de Martissant qui relie le grand sud au reste du pays opère sous les caprices des rançonneurs…Toute reprise des activités passe nécessairement par la mise à l’écart des agents de la mort. Sinon, parler d’élections et de référendum est une attente chimérique. Aucun individu, même les plus braves ne s’aventureront à élire de nouveaux dirigeants au péril de leurs vies. Cela n’en vaut pas la peine !

En refusant de se rendre, les gangs ont fait un choix clair, celui de la « muerte », que les forces publiques exaucent leur prière !

Joel Leon

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