Le Gouvernement d’Ariel Henry, une Entreprise de Nullards !

Le Gouvernement d’Ariel Henry, une Entreprise de Nullards !

Michaud Joanier

Paris, France, 10/05/2022 – En effet, depuis qu’Haïti fut plongée dans les fonts baptismaux, le 1 janvier 1804, aux Gonaïves, pas mal de régimes politiques se sont succédé. Cependant, nul n’est comparable à celui que dirige le premier ministre Ariel Henry, pas même le gouvernement d’Antoine Simon (1908-1911), qui allait mettre fin au règne de Nord Alexis.

Ce qui fait toute la différence entre le gouvernement d’Ariel Henry et tous ceux qui l’ont précédé ne réside pas seulement dans son « jusqu’au boutisme » mais aussi dans son machiavélisme. L’augmentation du carburant témoigne de la dureté du régime, sans faire allusion à sa capacité de corrompre à la fois les hommes et les institutions. Par exemple, l’institution policière est totalement instrumentalisée en sa garde prétorienne qui lui sert de bras armé pour réprimer les opposants.

Qui pis est, avec Ariel Henry à la tête du pouvoir, tous les ministères sont les mêmes. Pas un seul n’arrive à se démarquer de la théorie de l’échec, c’est-à-dire faire la différence en apportant de l’aide à une population meurtrie et désespérée au quotidien. Le ministère des Affaires Sociales qui devrait jouer un rôle majeur du fait de son omniprésence au sein dans la société, des rumeurs persistantes font état de son rôle qui est résumé à distribuer de l’argent aux gangs. Une stratégie qui consiste à entretenir un climat de peur dans le pays. En conséquence, cela favorise le maintien de ce gouvernement corrompu et décrié au pouvoir.

Parallèlement, le « Fond d’Assistance Economique et Sociale (FAES) », placé sous la tutelle du Ministère des Affaires Sociales que dirige Ricard Pierre, se livre, périodiquement, à la distribution de quelques plats chauds, dans certains quartiers populeux communément appelés ghettos. Ce qui est vu par des observateurs comme une autre forme de corruption et justification de fortes sommes d’argent. Très souvent, ceux qui ne portent pas de maillots ou la carte rose du PHTK sont écartés de la longue file d’attente.

Cependant, tout semble bien montrer que l’immobilisme du régime, quand ce n’est pas son effacement total, n’inquiète pas celles et ceux qui prônaient la mise en place d’un gouvernement de rupture. Car, toute cette cohorte, composée de : André Michel, Rosemila Petit Frère, Rosemont Pradel, Marjorie Michel, Sorel Jacinthe, Madame Supplice a rejoint Ariel Henry. Donc, l’immobilisme gouvernemental n’intéresse personne !

Entretemps, le pays est sous le contrôle infernal des hommes armés. Les habitants ne peuvent plus se déplacer à leur guise du fait du phénomène de kidnapping.  Une réalité qui est transformée en une profitable activité industrielle dans le pays. Il n’y a plus de de carburant, la réouverture des classes est reportée à deux reprises, le sol de Jean Jacques Dessalines est foulé par une incursion directe des soldats dominicains…Tout est sous contrôle !

Ajouté à ce sombre tableau, il y a un déficit budgétaire qui grimpe à 2 chiffres, une économie placée sous assistance respiratoire de la diaspora et de la communauté internationale …La vie s’arrête en Haïti, c’est le moins qu’on puisse dire !

Le paradoxe, c’est que tous les membres du gouvernement d’Ariel Henry sont optimistes, à l’instar de Nesmy Manigat qui a emboîté le pas : « Ti pa ti pa », ça va se faire. Espérons-le !

Michaud Joanier, journaliste

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