Le capitalisme mondial, a-t-il atteint sa furieuse limite d’élasticité ? 

Le capitalisme mondial, a-t-il atteint sa furieuse limite d’élasticité ? 

Marcel P Mondesir

Massachussetts, USA, 05/17/2023 – Nous sommes au temps des extrêmes. En tout et partout, on dirait que l’extrémisme devient l’outil de commande. Personne ne veut rien céder.

Les maîtres du monde ont tout fait à cause de leur cupidité, de leur rapacité, de leur atrocité pour nous conduire dans ce cul-de-sac.

À vouloir tout avoir, tout conserver sans aucun partage,

À vouloir tout contrôler sans aucun en faisant fi même des principes qu’il avait édictés en matière de démocratie bourgeoise (un homme, une voix); À vouloir tout soumettre sous leur contrôle (même la nature); ils vont tout faire péter.

Avec la vitesse à laquelle la machine s’est lancée depuis un certain temps, il pourrait être difficile pour ne pas dire impossible d’éteindre tous ces feux allumés.

Oui, nous disons les feux allumés. Pour rester les maîtres du monde,

Pour avoir toujours le contrôle quasi absolu sur les ressources de la terre qui font que leurs richesses s’accroissent de manière exponentielle, ils allument des feux partout.

Du Proche au Moyen-Orient, du Sahel à la Corne d’Afrique, des allés et venus dans la mer Indo Pacifique des petits feux volants dans certaines régions de l’Europe centrale pour aboutir à la mastodonte guerre Russie-Ukraine, pour ne pas dire Otan et fédération de Russie.

Sans oublier les divers incidents frontaliers dans des zones où des étincelles apparaissent de temps à autre comme dans le couloir entre le Maroc, l’Algérie pour une bande de terre.

Dans d’autres endroits comme en Amérique, baptisée à juste titre arrière cour de l’oncle Sam, ce dernier continue de provoquer, de générer et d’alimenter des tensions à faible intensité entre certains pays pour toujours avoir le contrôle total de la région. Il joue sur tous les plans pour rendre l’espace global incontrôlable par les autorités locales et les organisations sociales évoluant dans ces endroits.

Pour bien effectuer leur travail de sape, ces maîtres du monde, ces bénéficiaires de crises ont tout fait pour réduire à leur plus simple expression, toutes les instances internationales, à commencer par les régionales (OEA,UA,UE,CARIMOM et les dizaines d’autres) pour arriver aux instances internationales telles que l’Organisation des Nations-unies et ses organes connexes.

Le Conseil de Sécurité des Nations-unies considéré comme la plus haute instance politique internationale, susceptible de sanctionner, de trancher sur les conflits et où ses décisions, en principe, sont imposables à toutes les nations membres est devenu un leurre.

D’ailleurs, avec l’évolution du monde et les nouvelles données géopolitiques ce Conseil de sécurité mériterait d’être repensé. Comment un continent comme l’Afrique, où l’avenir de l’humanité pourrait se dessiner ; ayant la population la plus jeune égorgée de ressources, n’est pas représenté à cette instance ?

Comme le monde a évolué, en principe ses organes de gestion et de régulation devraient le suivre. Mais non, car la concentration du capital, le centre de gravité de l’exploitation de l’humanité, se trouve à l’autre versant. Le versant dit de l’Occident et qui se croit porteur de civilisation et de bonheur.

Quelle civilisation et quel bonheur pour quelle humanité ?

Marcel P Mondesir

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *