Le 18 mai 2023, éviter la double souillure au pays par le cynique Ariel Henry.

Le 18 mai 2023, éviter la double souillure au pays par le cynique Ariel Henry.

Marcel P Mondesir

Massachussetts, USA, 05/11/2023 – Population du grand Nord l’histoire vous interpelle et vous oblige à agir pour empêcher le gouvernement d’Ariel Henry et ses ouailles de venir souiller votre sol, la terre du roi Henri Christophe, l’un des généraux de l’armée des bossales devenue l’armée indigène au 1er janvier 1804.

Le bilan de cet usurpateur, de ce laquais après 22 mois à la tête du pays, ne lui donne ni l’autorité et ni la notoriété pour commémorer notre drapeau, symbole vivant de la première manche vers la victoire contre les troupes de Napoléon à Vertières le 18 novembre 1803.

L’épopée de l’Arcahaie du 18 mai 1803 où Catherine Flon, en enlevant le blanc du tricolore français pour rapprocher le bleu du rouge, a mis en exergue l’identité, le symbole et l’histoire du peuple en lutte.

Sous les ordres de Dessalines et de tous les autres hauts gradés et soldats de cette armée d’esclaves, certes à l’Arcahaie, ce jour-là ils étaient encore une masse d’esclaves, un symbole d’union fut scellé pour continuer la lutte. Ils n’étaient ni des traîtres, ni des vendus, ni des soumis.

Au-delà de toute chose, la création du drapeau, viendra consolider l’union entre les bossales et les affranchis désireux de sortir du joug de l’esclavage. Car le drapeau est considéré comme l’acte tangible de l’union sacrée des noirs et des mulâtres à Saint-Domingue.

Cet acte est à l’antipode de tous les faits et gestes de ce gouvernement qui lui-même ne cesse de faire les génuflexions les courbettes, de liquider le patrimoine matériel et immatériel du pays aux oligarques et aux néo colons pour conserver le pouvoir.

Conserver le pouvoir, à quelle fin et pourquoi faire ? Sinon que pour s’enrichir au dos du peuple. Pour participer à l’extinction des descendants des bossales par les diverses actions cruelles des bandits de tous acabits jusqu’à l’éventualité d’une guerre civile pour assouvir sa soif de pouvoir.

Par sa désinvolture, sa nonchalance, le gouvernement d’Ariel Henry et de ses ouailles ont agrégé tous les ingrédients pour une guerre civile sur la terre de Dessalines, de Pétion, de Christophe et de tous autres qui ont donné leur vie pour nous léguer cette terre.

Son entêtement à se rendre dans la ville du Cap-Haïtien, pour aller fouetter l’orgueil Christophien celui-là même qui eut à dire : « je ne vous livrerai la ville du Cap que lorsqu’elle sera réduite en cendres et, même sur ses cendres, je vous combattrai encore. »

Après sa carte blanche donnée aux bandits de tous acabits (bandits à sandales et à cravate), Ariel ne doit pas aller là-bas pour souiller le symbolisme du 18 mai.

De plus, après la liquidation totale de l’appareil judiciaire où cette entité est réduite à sa plus simple expression; après l’absence totale de politique publique en matière de santé, d’éducation et de production nationale, cette équipe doit définitivement partir pour faire place à un gouvernement de salut public.

Ajouter à cette longue liste les diverses humiliations subies par les Haïtiennes et haïtiens en terre étrangère, surtout avec une diplomatie de soumission conduite seulement avec la logique de satisfaire les demandes de ses patrons dans toutes les assises internationales, la voix d’Haïti ne compte plus.

Et sous les yeux des autorités incompétentes, il y a aussi les cas répétés de massacres sur les populations des quartiers défavorisés de la Saline, Bel-Air, Cité Soleil, et de Carrefour Feuilles.

En fin de compte, après le pillage en règle des deniers de l’État par toutes les ouailles du pouvoir ; après les comportements affichés de mauvaise foi en faisant et défaisant les accords qui devraient nous permettre d’aboutir à un règlement de la crise pour une transition éclairée ; il est fort mal venu la présence de ces conzés sur la terre de Christophe pour commémorer le 220ème anniversaire de la naissance de notre bicolore.

Le bicolore représente le symbolisme le plus significatif, le plus fort pour montrer que nos ancêtres avaient voulu l’unité nationale entre tous.

Une entente pour, enfin, faire le dépassement et sceller l’union qui devait les conduire d’abord à la victoire finale à Vertières le 18 novembre 1803, et ensuite à la proclamation de l’indépendance aux Gonaïves le 1er janvier 1804.

Donc, définitivement pour la célébration de la fête du drapeau le 18 mai, les traîtres n’ont pas leur place là-bas. Leur présence sera la souillure et une étincelle en plus pour le pire.

Marcel Poinsard Mondésir 

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