Le 17 octobre 2022 : Formellement, Haïti cessera d’être une nation souveraine !

Le 17 octobre 2022 : Formellement, Haïti cessera d’être une nation souveraine !

Joel Leon

Pennsylvania, USA, 10/01/2022 – L’international, dans son aspiration de dégrader la nation haïtienne, impose un ultimatum aux élites fourvoyées et forcenées pour appliquer son ordonnance : Gouvernement Consensus et Élections. Tout doit être conclu avant le 17 octobre 2022, pas un jour de plus. Sinon, on passera à l’invasion/occupation d’Haïti via l’imposition d’un ensemble de dirigeants choisis de leur choix.

Les élites politiques, économiques, sociales…s’embarrassent de plus en plus. Il n’y a aucun signe qu’il y a urgence dans la demeure. Elles gaspillent le temps que le pays n’a pas en organisant des réunions stériles.

Des initiatives stériles

Joseph Lambert, le président de ce qui reste du Sénat de la république, avait surpris l’opinion publique quand il s’était octroyé 15 jours pour doter le pays d’un nouveau gouvernement. Emmanuel Ménard, le chef du parti Louverturien, claironnait le lambi de rassemblement autour de la raison de la crise politique. Jerry Tardieu, très tôt lançait un appel à ce qu’il qualifiait de « Souke Panyen ». Fritz Jean, le président de l’Accord Montana, s’initie dans des conversations directes avec Ariel Henry sous l’invitation du BINUH…

En fait, les initiatives ne manquent pas, jusqu’à présent elles sont improductives. Juan Sébastian Gonzalez, le Sous-secrétaire d’État américain adjoint aux affaires de l’hémisphère occidental, qui devrait visiter le 28 septembre, avait brusquement renvoyé la visite sans fournir d’explications. Que certains interprètent de diverses manières.

Pour certains, il semble que le Département d’État arrivait à la conclusion que c’était une perte de temps de voyager en Haïti. Car, il s’agit d’une cause perdue, le verdict est déjà prononcé. La 4e occupation officielle est déjà scellée !

Pour d’autres, la volatilité de la situation sécuritaire en Haïti ne garantit pas la sûreté du diplomate, avec les gangs qui tirent volontairement sur tout ce qui bouge. Entretemps, l’ultimatum de l’international est à deux semaines d’expiration !

Le comportement inqualifiable des politiciens

D’abord, il n’y aura pas de solution constitutionnelle, sinon on parviendrait à une solution constitutionnelle depuis le 7 février 2021. Même après l’assassinat crapuleux de Jovenel Moise, on avait eu encore une autre possibilité de normaliser la situation en procédant à la nomination d’un juge issu de la plus haute instance judiciaire du pays, la « Cour de Cassation ». On ne l’avait pas fait, car, le légalisme est toujours en déroute en Haïti, Ainsi, les adeptes de la transition illégale s’emparaient du pouvoir avec la bénédiction de l’international pour nous conduire exactement dans l’actuel labyrinthe, ou le droit est défait.  Les politiciens ont la haute main de faire et défaire à leur guise au détriment du salut national, mais ils font tout mal !

Les politiciens haïtiens n’arrêtent pas de consterner le peuple. Mis à part les vociférations radiophoniques et les vils communiqués de presse, ils s’enlisent dans la nullité. En tant que parasites, ils se grouillent pareillement à des vers solitaires, mais pour se rendre nulle part. Ils ne saisissent pas la gravité de l’heure, leurs déclarations et comportements l’expriment clairement.

L’urgence, ce sont les compatriotes qui l’endurent leur chair et leur sang. Eux, ils se battent pour le partage du gâteau. Certains veulent tout voler, d’autres, plus ou moins conscients, se contentent de quelques tranches. Le grand drame, c’est que le gâteau est trop exigu. Il n’y a pas assez de tranches pour tout le monde en même temps. Il faudrait que certains restent en réserve attendant leur tour pour plumer la poule. Au moins, chers politiciens, entendez-vous sur ce point, considérant que fondamentalement vous êtes les mêmes.

Ce que les élites ne réalisent pas, c’est que le peuple est à bout de souffle. Depuis 1986, soit plus de 36 ans de turpitudes et de désordres, les gens des ghettos veulent un peu de paix pour survivre dans leur déboire et déception. « Prenez tout, bouffez tout, mais laissez-nous vivre dans la paix. Car, heureusement il y a la diaspora qui s’occupe de nous ». Il y a toute la génération post-Duvalier qui vit une condamnation innocemment, car elle n’a rien fait de mal, sinon d’être née sur ce bout de terre qui s’appelle Haïti.

Cela me ramène à une conversation que j’avais eu avec Antoinette Duclair-Netty, juste quelques jours avant l’avoir lâchement assassiné. Elle se plaignait du fait qu’elle n’a jamais connu un moment de rémission. Elle n’expérimentait pas le temps ou le courant électrique était visible 24/24, ou l’eau coulait dans les robinets de ceux qui en avaient, une journée sans le crépitement assourdissant des balles, sans que des cadavres jonchassent le sol…Elle poursuivait pour dire que « toi Joel, tu avais connu ces moments ». Effectivement, elle avait raison, j’avais connu un pays totalement différent de celui-là !

Pour terminer ce papier, ce 17 octobre est dans deux semaines, étrangement cette date coïncide avec l’assassinat du père-fondateur de la nation, Jean Jacques Dessalines. Les élites politiques, économiques et sociales du pays avaient plus d’un an pour s’accorder autour d’une solution politique, quoique illégale. Cependant, ils choisissent délibérément de ne rien patriotiquement tenter pour stopper cette 4e invasion/occupation. L’histoire va les tous considérer et juger comme les nouveaux assassins au 21e siècle de Dessalines !

Joel Leon

2 Comments

  1. These bien did not politicians sent to us des affames des non pendent des imbeciles des corrupts qui pendent settlement a learning compte en banque mais oa de paying

  2. Tout Ayisyen dwe mete ansanm pou nou rejenere tout fos peyi a, epi bête an branl konsa nap fe yon expédiasyon chak 3 mwa nan deyè tout Sak ki pa vle ppu peyi Sa rete nan nivo spiritualité a. Depi nou pa tounen nan nivo profondman mistik nou fek ap fè kove.trop trèt nan mitan nou, epi li lè pou nou mete diaspora nan konstitisyon peyi a. ORDO AB CHAO, VINCERE AUT MORI.

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