La mobilisation de la classe ouvriere pour obtenir 1500 gourdes comme salaire minimum
Depuis quelques mois, la classe ouvrière liée au secteur de la sous-traitance se mobilise autour d’une revendication fondamentale : 1500 gourdes pour chaque journée de travail. Des syndicalistes comme Dominique St Eloi et autres s’activent en exerçant de fortes pressions sur le gouvernement, les responsables des usines de sous-traitance, le « Conseil Supérieur des Salaires » (CSS), Doyen du Tribunal Spécial du travail, Bro…
Les syndicats des ouvriers, notamment la « Centrale Syndicale des Ouvriers Haïtiens –CNOHA », et autres organisent des manifestations tous les jours pour supporter leur revendication salariale tout en exigeant aussi de meilleures conditions de travail.
A rappeler que le dernier ajustement de salaire est daté de 2019, quand le président Jovenel Moïse le faisait passer de 420 gourdes à 500 gourdes, soit une augmentation de 80 gourdes. Ce salaire est qualifié de « tuberculose » par le syndicaliste Dominique St. Eloi, ne représente absolument rien face à la cherté de la vie. Un pays qui fait face à une inflation historique qui touche près de 25% pour l’année 2021. Donc, les ouvriers haïtiens vivent dans les pires conditions qu’on puisse imaginer, car les 500 gourdes représentent seulement un tiers de leur dépense journalière.
Le 7 février dernier, le CSS a publié une note dans laquelle il est dit que les dirigeants de l’institution vont faire des propositions au gouvernement haïtien sur une possible augmentation du salaire minimum. Cependant, ils n’ont pas avancé de chiffres.
Les ouvriers eux-mêmes, ne jurent que par leur revendication de 1500 gourdes. Le CNOHA, à travers son dirigeant Dominique St Eloi, a publié un tweet déclarant que : « CNOHA et ses affiliés demandent aux ouvriers de manifester mercredi et jeudi autour de l’ajustement salarial de 1500 gourdes par jour et les accompagnements sociaux. Nous n’écoutons pas les agents du gouvernement, les domestiques des patrons qui nous demandent de se calmer. D’ailleurs, les ouvriers ne reconnaissent pas l’existence de CSS, que Saint-Eloi qualifie de mafia à la solde des patrons ».
Donc, le combat pour l’obtention des 1500 gourdes se poursuit et s’intensifie de jour en jour. La classe ouvrière a une revendication fixe sur laquelle elle est mobilisée et n’entend pas renoncer. Il revient au gouvernement, aux patrons et aux syndicalistes de décider et négocier un ajustement qui favorise tout le monde.
Boukan News





