La milice de l’opinion : penser autrement est-il encore autorisé ?

Boukan News, 08/15/2024 – Dans une société où la diversité des opinions devrait être célébrée, nous assistons à un étrange phénomène : la montée d’une « milice de l’opinion » qui cherche à imposer une pensée unique. Cette tendance est particulièrement préoccupante chez les Haïtiens, héritiers d’une longue histoire de dictatures qui ont étouffé la liberté d’expression.
La culture de la pensée unique, héritage des dictatures !
Les régimes autoritaires haïtiens ont longtemps réprimé la liberté d’expression, créant un climat de peur où les opinions dissidentes étaient punies. Cette culture de la peur a laissé des traces profondes dans la société haïtienne, où la tolérance face aux opinions contraires est souvent en danger.
Aujourd’hui, cette intolérance se manifeste par une incapacité à argumenter et à débattre de manière constructive. Les échanges deviennent rapidement des affrontements, où les opinions contraires sont rejetées sans être écoutées ni prises en compte.
L’incapacité à argumenter : un frein à la démocratie !
La démocratie repose sur le principe de la liberté d’expression et du débat d’idées. Mais comment peut-elle fonctionner si les citoyens sont incapables d’argumenter et de défendre leurs opinions de manière logique et respectueuse ?
Reconstruire la tolérance et la démocratie
Pour reconstruire la tolérance et la démocratie, il est essentiel de promouvoir la culture du débat et de l’argumentation. Cela nécessite une éducation à la pensée critique, où les citoyens apprennent à analyser les informations, à évaluer les arguments et à défendre leurs opinions de manière logique et respectueuse.
Conclusion
En somme, la tendance des Haïtiens à réprimer l’avis contraire est un phénomène complexe, profondément ancré dans la culture et l’histoire du pays. Cette propension à imposer sa pensée unique, à dominer et à étouffer les opinions dissidentes, est un héritage des dictatures qui ont marqué la société haïtienne.
C’est une question de narcissisme et d’égocentrisme, où le “MOI” envahissant et surdimensionné submerge tout, laissant peu de place à la tolérance et au débat constructif. Les Haïtiens ont tendance à croire qu’ils détiennent la science infuse et à imposer leur dictat de la pensée unique.
Les débats inaudibles dans les radios et sur les réseaux sociaux, où les invectives remplacent l’argumentaire, en sont un triste exemple. Il est temps de reconnaître et de combattre cette tendance egocentrique et narcissique, pour faire place à une culture du débat et de la tolérance.
Seule une société ouverte et démocratique peut permettre aux Haïtiens de s’épanouir et de contribuer au développement de leur pays. Il est urgent de changer cette culture de la répression et de l’intolérance, pour construire un avenir meilleur pour tous.
Michel Poitevien






Menm pami nou totalitérien ap fè ravaj,mwen wè sa menm nan MAP la ,you group mwen fè pati,depiw gen you lide ki kontrè yo atribyew ak ak sijè ki an kesyon an, example,siw pa dakò ak fason nèg ki komisè miraguane ap jere ak bandi yo, yo diw ou pou bandi yo, se mòd konpòtman sa yo ki toujour fware batay pèp la,se kisa menm ki pou Fèt poun sòti nan diktati monopolis sa?
Se yon gwo pwoblem ke nou dwe pase, sinon nou pap avanse.
Merci Michel pour cet article très bien écrit. Et j’aimerais ajouter que cette intolérance résulte d’une manque de formation et d’éducation au niveau de la société. Et je me permets de poser la question suivante : sommes-nous vraiment prêt à faire une démocratie comme les USA? Ne devrions-nous pas penser notre démocratie suivant notre formation sociale? Car il n’y a pas vraiment un débat équilibré dans l’espace public. Or nous savons que le débat argumenté et équilibré est essentiel à la démocratie.