La justice américaine, est-elle à deux doigts de Michel Martelly ?
« Le Canada a des raisons de croire que ces personnes utilisent leur statut d’élites de premier plan en Haïti pour protéger et permettre les activités illégales de gangs criminels armés, notamment par le trafic de drogue et d’autres actes de corruption » (Ministère des Affaires Étrangères du Canada)

Pennsylvanie, USA, 01/17/2023 – Charles Kiko Saint-Remy, lui que le Canada vient d’ajuster sur sa fameuse liste de criminels, fut le premier supporteur de Jovenel Moise. De très tôt, il contribua à 200.000 dollars américains pour démarrer sa campagne présidentielle. Il a été aussi la voix décisive dans le processus de choix de « Neg banan nan » qui ne jouissait pas de support dans l’environnement politique immédiat du président Michel Martelly. Manifestement, personne ne voulait de Jovenel à la présidence !

Kiko Saint-Remy, comme sa sœur Sofia Martelly et son beau-frère Michel Martelly, sur du papier, est citoyen américain. Mais en réalité, il n’a pas une goutte de sang allochtone dans ses veines. C’est lui que la ministre des Affaires étrangères du « Dominion », Mélanie Joly, vient d’additionner, certainement en compagnie de son cavalier polka Arnel Bélizaire, sur la liste comme étant deux dealers de drogues et corrompus.
Puisque Kiko Saint-Remy est trempé dans des activités louches allant du Traffic de la drogue a l’assassinat du président Jovenel Moise. Michel Martelly n’est pas loin. Cela explique le silence forcé dans lequel l’ancien président s’enferme, parce qu’il sait clairement que le département de la justice américaine travaille activement pour finaliser son casier judiciaire.
Ils sont déjà au nombre de 15 citoyens sanctionnés par des gouvernements étrangers, dont les Etats-Unis, le Canada, l’Angleterre etc. Ce qui est très préoccupant actuellement, c’est que les Canadiens exigent une implication directe des Américains dans les opérations. Car, les sanctionnés s’activent devant la justice canadienne pour qu’on enlève les châtiments imposés contre eux. Ils profitent de la faiblesse traditionnelle de la diplomatie canadienne dans la région. S’il est vrai que le Canada est la deuxième plus grande économie de l’hémisphère et la dixième mondiale, en revanche, il a un poids diplomatique moyen. Spécialement au niveau de l’hémisphère, car, l’oncle Sam exerce un contrôle sans partage là-dessus.

Les Etats-Unis doivent agir vite et fort pour signifier aux yeux des sanctionnés que cette affaire n’est pas une vaste plaisanterie. Sinon, nul d’entre eux ne la prendra au sérieux et continuera de clamer leur innocence tout en sollicitant des preuves justificatives de leur punition. En Haïti, il y a cette tendance incompréhensible que si le gouvernement américain n’est pas impliqué dans une décision, elle n’est pas sérieuse.
D’après une source diplomatique, il semble que l’administration américaine céderait devant les pressions canadiennes qui conditionnaient son rôle de commandant de la force d’occupation en Haïti à l’entérinement de sa liste. Donc, il faut s’attendre à une escalade spectaculaire de sanctions américaines contre XYZ durant les jours à venir. Pour être plus affable, on s’attend à voir des convocations judiciaires, des arrestations et des écrous.
D’ailleurs, Michel Martelly et Laurent Lamothe vivent en Floride avec leurs familles, Henry Céant s’y trouve encore probablement. Donc, la justice américaine n’aura qu’à interpréter ces cas comme domestiques. Cependant, les sanctionnés vont faire appel à la justice, parce qu’ici tout dépend de la décision d’un juge, cela explique probablement la lenteur du gouvernement à sévir contre tous ces individus.
Pour beaucoup d’observateurs, il semble que l’international veut faire d’une pierre trois coups. Dans un premier temps, il veut éliminer le financement et stopper l’approvisionnement des gangs en matériels. Ainsi, il vise directement les hommes politiques et d’affaires dans cette série de sanctions tout en faisant la promotion d’une autre classe politique et économique. Deuxièmement, l’international entend réformer la justice haïtienne en commençant par révoquer les juges super corrompus du système. Ensuite, les magistrats repêchés haïtiens seront envoyés se perfectionner à l’étranger, en particulier au Canada et aux Etats-Unis. Troisièmement, favoriser la prise du pouvoir par un groupe d’hommes et de femmes bien déterminés. Mais, dans quel objectif ?

Certainement, il y a un plan qui consiste à évincer de l’échiquier politique un groupe d’hommes ayant fait leur temps au service du grand capital financier international. Corrompu et vieilli, il faut les remplacer par d’autres plus jeunes, intelligents et modernes conformément aux caprices des lois du marché, mais toujours au service et en service.
En ce sens, des individus tels que : Michel Martelly, Youry Latortue, Joseph Lambert, Laurent Lamothe, Jean Henry Céant…ils sont démodés. Les sanctions constituent le fer de lance de cette mise à la retraite des anciens serviteurs locaux. Ils ont intérêt à pratiquer le sens de la mesure, sinon ils finiront leurs vieux jours quelque part dans une prison en Amérique.
Michel Martelly, est-il a deux doigts de la prison ?
Joel Leon





