La bataille de Vertières, pourquoi faire ?
Haïti : une île aux contradictions multiséculaires !
18 novembre 1803 -18 novembre 2022 …219 ans deja!

Paris, France, 11/18/2022 – En effet, cela fait 219 années depuis qu’Haïti eut donné une raclée au général Rochambeau ainsi qu’aux salopards qui l’accompagnaient dans cette colonie qu’ils admiraient tant : Saint Domingue.
L’envie et la soif de la liberté inspirèrent nos valeureux héros des stratégies victorieuses. C’est ainsi que le 18 novembre 1803, animé par l’ardeur de conquérir cette liberté, et cela à tout prix. Jean Jacques Dessalines ordonna à François Capois de débarrasser Vertières, ville située sur une colline près du Cap, de tous les mafiosos de français qui s’y trouvèrent.
François Capois, dit Capois- la- mort, à la tête de la neuvième demi-brigade, demanda à ses hommes d’attaquer vigoureusement le cap-français.
Alors qu’au début du premier assaut, malheureusement beaucoup de ses soldats furent tués, fauchés par les boulets sortis du fort. Et Capois la mort cria : En avant ! En avant !
La riposte française fut terrible !
Quand la deuxième salve faucha ses hommes une fois de plus et qu’un boulet déchira un bonnet qu’il porta, Capois cria : En avant ! En avant !
Au cours de la 4e et dernière attaque, assez rageuse et sanglante, des tirs nourris venus de partout décimèrent pas mal de combattants. Un « bloody » boulet tua le cheval sur lequel monta Capois, il cria encore plus fort : En avant ! En Avant !

Voyant la bravoure du distingué général François Capois, le général Donatien Rochambeau envoya un message de félicitations pour honorer l’intrépidité de cet homme qui vient de se couvrir de tant de gloires !
Et la bataille reprit pour la plus belle. François Capois appela aux renforts.
Et aussitôt, Dessalines dépêcha des hommes. Cette fois-ci, les combattants indigènes prirent le dessus. Plus de trois quarts des soldats français furent tués sur le champ.
Aux environs de 5 heures de l’après-midi, la victoire fut acquise. Ainsi, le petit David terrassa le géant Goliath !
Jean Jacques Dessalines Le Grand donna 10 jours au général Rochambeau pour vider les lieux et de quitter définitivement le pays.
Ce dernier fit un geste qui étonna tout le monde jusque dans les rangs de ses donneurs d’ordre, en France.
Rochambeau dépêcha un officier du nom de Duveyrier vers le camp des révolutionnaires, lui confiant un robuste cheval à remettre à François Capois. Juste pour remplacer celui que son armée avait tué quelques jours avant pendant les attaques meurtrières, à titre d’admiration pour son intrépidité.
Ce fut alors ce même Rochambeau qui demanda à ses hommes de ramasser les débris de guerre pour reprendre la route vers la France qui n’était plus la métropole de Saint-Domingue.
L’indépendance haïtienne est effective. Mais, il faudra attendre le 1er janvier 1804 pour la consécration de cette apothéose !

Haïti fut née. Cette indépendance sera considérée pendant longtemps comme une menace, un défi et une anomalie par les puissances occidentales.
Cette fragilité de l’indépendance alla pousser le président Boyer à signer une reconnaissance de dette et s’engagea par la suite à la payer.
Mort à Paris, dans la pauvreté absolue, dans le premier arrondissement, au 11 rue Castiglione, le 9 juillet 1850, son corps repose au cimetière « Père la Chaise »,11e arrondissement de Paris.
Fin intellectuel, Boyer reste l’un des rares subalternes qu’Haïti n’ait jamais connu.
Mais, en 2022, où en sommes-nous ? De la Perles des Antilles, Haïti est la poubelle mondiale, un vaste champ d’expérimentation pour la misère.
Une puissance migratoire, de surcroît !
Un pays placé sous la perfusion des puissances occidentales et incapable d’organiser ses propres élections, Ramasser ses fatras. On continue à s’entretuer comme des idiots. Honteux !
De nos jours, ce sont les Haïtiens qui colonisent les Haïtiens. Ariel Henry est à la tête d’une police, d’une justice entièrement vassalisée, bras armé d’un pouvoir exécutif, lui-même agit sous les ordres des Etats-Unis d’Amérique. Le soi-disant chef de la police haïtienne, Mr. Frantz Elbé, se comporte comme un porteur de valise du pouvoir et est impuissant par rapport à la progression des bandes armées dans le pays.
Donc, des sacrifices consentis pour rien !
Cette année, encore, les festivités marquant la 219e année de cette méga-bataille. Celle qui allait consacrer l’épopée de 1804, connue sous le nom de la bataille de Vertières.
Ajouté à cette spirale de violences, sur fond d’une crise politique qui n’en finit pas, le spectre d’une intervention militaire étrangère se dessine dans le firmament national haïtien.
Nous finissons pour dire, de tout cœur la révolution haïtienne a pu inspirer d’autres peuples, d’autres continents de se défaire de la chaîne de l’esclavage. Quant à nous autres en Haïti, le singulier foyer révolutionnaire, les dirigeants n’arrivent pas à se hisser à la dimension des ancêtres et les rêves dont ils étaient porteurs et engendrés. C’est bien dommage !
Michaud Joanier, journaliste






Très belle réflexion. Malheureusement nous les Haïtiens, nous n’arrivons pas à comprendre les sacrifices de nos héros