Julian Assange, ce journaliste « Whistleblower », encore et toujours dans la tourmente !

Julian Assange, ce journaliste « Whistleblower », encore et toujours dans la tourmente !

Par Joel Leon

Dans l’indifférence totale des grands médias occidentaux, Julian Assange badine avec la mort dans les geôles de Londres. Si la justice royale Britannique « a refusé l’extradition aux autorités étasuniennes, puisque le prisonnier présente des symptômes de dépression et des tendances suicidaires ». Cependant Julian Assange est toujours en prison et, en dépit des demandes venues du monde entier exigeant sa libération pour des raisons sanitaires, surtout avec la furie du virus Covid-19 qui bat l’Europe avec une rare sauvagerie. Sa demande a été rejetée par les juges de Londres.

Assange: 1995-2019 (The Economic Times)

Après avoir passé deux ans en résidence surveillée en Grande-Bretagne à partir de 2010, parce que la justice suédoise le poursuivait. En 2012, il avait pris refuge à l’ambassade d’Équateur, là où il resta pendant 7 ans en réclusion après avoir obtenu la nationalité de ce pays. « Il est alors surveillé en permanence par Scotland Yard et espionné par la Central Intelligence Agency (CIA) ». La présence policière à l’extérieur de l’ambassade était en permanence.

Entretemps, Raphael Correa, un leader de gauche, sous l’autorité duquel il avait reçu de la nationalité équatorienne, n’était plus président. Son successeur, Mr Lenín Moreno, révoqua son droit d’asile ipso facto. La police britannique investissait les lieux, et le même jour procéda à l’arrestation de Julian Assange. Depuis lors, il languit dans une prison à haute sécurité de Belmarsh.

Stella Morris Assange (Photo: Arab News)

Le Mexique a offert l’asile Politique à Assange. La Suisse s’est dite prête à l’accueillir sur son sol sans aucune condition. Des personnalités Helvétiques ont même signé un document, dans lequel ils justifient la demande en liberté de Julian Assange en ces termes : « C’est au nom des valeurs humanitaires enracinées à Genève, Cité de paix, du dialogue et des droits de l’Homme que cet appel est lancé ». Les autorités restent sourdes aux appels des officiels du monde entier et de la société civile « at large ».

Des organisations des droits humains de renoms internationaux écrivaient au président Joe Biden d’abandonner les poursuites judiciaires contre Julian Assange, jusqu’ici sans succès, « Les signataires, 24 organisations parmi lesquelles Human Rights Watch, Amnistie internationale et Reporters sans frontières, estiment que ces poursuites « menacent la liberté de la presse » et créeraient un précédent de nature à « criminaliser » des pratiques journalistiques ». Nobody cares !

Julian Assange est un citoyen australien âgé de 50 ans. Les Etats-Unis l’ont « accusé d’espionnage et risque 175 années de prison pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines ».

Stella Morris et es deux enfants ( Sydney Morning Herald)

En réclusion dans l’ambassade d’équateur, il se mariait avec son avocate, Stella Morris, et depuis lors est père de deux autres enfants. Elle a dit ne vouloir rien d’autre d’Assange « qu’il rentre à la maison, guérisse, profite de nos enfants et qu’il se reconnecte à la nature, dont il a été privé depuis une décennie ».

« Mercredi soir (28 juillet 2021), le journal La Razon informe que la justice équatorienne a formellement révoqué la citoyenneté de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks qui se trouve actuellement dans une prison britannique ». Julian Assange n’est plus un citoyen de l’Équateur. Ce n’était un secret pour personne, mais cela relance le débat idéologique sur le plan international. C’est l’indication que la fin du bloc de l’est n’a rien modifiée. Le paysage politique mondial n’a pas bougé d’un pouce.  Les réalités politiques internationales se lisent toujours avec des lunettes idéologiques partisanes. On peut se demander, qu’en est-il du bon sens, de la logique et du droit international…

La réalité est ce qu’elle a toujours été, si Ce n’était pas les Etats-Unis, le fondateur de Wikileaks, aurait pu continuer à travailler et fournir des informations concernant les atrocités du monde sans aucune inquiétude.

Finalement, Julian Assange est toujours en prison, loin de ses enfants, sa femme et ses amis. Cela donne une idée du risque qu’accepte les journalistes pour vous informer, sans compter ceux qui sont assassinés ou portés disparus partout dans le monde. Pour l’année 2021, qui n’est pas encore terminée, on a un bilan très lourd de 20 journalistes tués et 4 collaborateurs aussi ; 349 journalistes sont emprisonnés ; 102 journalistes-citoyens se trouvent aussi en prison et 13 collaborateurs. Les collaborateurs sont très souvent, des interprètes, des chauffeurs, des facilitateurs…Ce tableau de RSF ne reporte pas tous les cas, juste quelques victimes sont recensées, d’ailleurs je n’ai pas pu voir les noms des 2 journalistes haïtiens récemment exécutés, Diego et Nettie.

Joel Leon

Reference :

1-      Le Grand Soir Info, 31 juillet 2021. L’Équateur a déchu Julian Assange de sa nationalité-observateur continental.

2-      Global-Geneva, 8 juin 2021. L’Appel de Genève demande la libération de Julian Assange, par Luisa Ballin.

3-      LaPresse.ca, 9 février 2021. Des soutiens de Julian Assange demandent à Joe Biden l’abandon des poursuites-Agence France presse.

4-      Wikileaks, Julian Assange

5-      Reporters Sans Frontières

 

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