Jean Ernest Muscadin, le chef du parquet de Miragoane, s’est doté d’un « Permis de tuer » à la manière de « James Bond 007 » !

Jean Ernest Muscadin, le chef du parquet de Miragoane, s’est doté d’un « Permis de tuer » à la manière de « James Bond 007 »!

Jean E. Muscadin, le chef de parquet de Miragoane, n’a pas cessé de faire parler de lui depuis plusieurs mois, mais dans le mauvais sens. Pourtant, comme homme de loi, doté d’une autorité officielle, il a la possibilité de combattre avec fermeté le banditisme dans sa juridiction, mais il a préféré se transformer lui-même en un bandit.

Junior Cine, arrete

Le cas de Junior Ciné, alias Just, est l’exemple typique relevant du banditisme judiciaire. Ce jeune homme de 32 ans a été arrêté le 17 juin dernier dans le département des Nippes, à Miragoane, dans la zone de St. Michel. Sous la fausse accusation d’appartenir au groupe du tristement fameux bandit, Izo, Mr Junior Ciné a été appréhendé « manu militari » par le commissaire Jean Ernest Muscadin. Ce dernier l’avait sévèrement frappé, et ceci sans arrêt, avec un revolver pendant tout le trajet qui devait le conduire au parquet.

Le commissaire Muscadin voulait que Mr. Ciné lui divulgue les noms des 3 personnes qui l’accompagnaient, des complices imaginaires qui existent seulement dans sa tête. La vérité est que la victime voyageait seule, il devait rendre visite à sa mère, Mme Mona Lizaire, qui vit à Jérémie. Elle voulait revoir son fils, ainsi elle lui a envoyé de l’argent pour payer les frais de voyage. Ne pouvant pas communiquer de noms, Mr. Ciné allait recevoir la bastonnade de sa vie, et ceci pendant des heures.

Au cours de cette longue séance de torture, infligée par Muscadin lui-même, il perdait connaissance pendant un court moment, pour se réveiller sous les coups de crosse de revolver. Il a été battu partout : visage, front, yeux…Il semblerait que Mr. Ciné a eu des côtes cassées, car elles sont terriblement enflées, douloureuses et cette déformation l’empêche de respirer normalement.

Jean Muscadin, « l’agent de l’exécutif dans le judiciaire », après avoir exécuté un présumé un bandit, le mois dernier, devant les caméras, s’est transformé en « James Bond », muni d’un « permis de tuer » et de torturer au nom de la justice. Comme « ti Bobo ou bos Pent » du temps des Duvalier, il tue et emprisonne impunément, tout en faisant publiquement l’apologie de la terreur.

Mr Junior Ciné, après avoir passé 4 jours dans la prison de « Fond des Nègres », a été relâché sans tambour ni trompettes, avec seulement des plaies au visage, des cotes tuméfiées et l’atroce douleur qui lui déchire rageusement les entrailles. Entretemps, Muscadin, sous le label de combattre le banditisme, poursuit sa croisade inhumaine contre les pauvres fils du pays, les victimes historiques de l’ostracisme haïtien.

En écrivant ce papier, il y a une question qui ne cesse de me revenir dans ma tête. Si Mr. Junior Ciné, la victime de Muscadin, était le fils de l’une de ces riches familles du pays, telles que : Bigio, Brandt, Boulos, Madsen…ou s’il était un mulâtre, aurait-il subi le même sort ?

Heureusement, à côté des apologistes de l’arbitraire, il y a une certaine Marie Yolaine Gilles, cette héroïne des droits de l’homme, qui a courageusement dénoncé les méthodes criminelles de Muscadin dans sa soi-disant lutte contre le banditisme. Elle est magnanime !

Junior Cine, blesse au front

Mr. Junior Ciné se trouve actuellement dans les bras de sa mère affligée pour recevoir les soins naturels que nécessitent son cas. Parce qu’il ne peut faire face aux prix exorbitants de la médecine moderne. Dans la douleur et dans « l’incroyable mais vrai », les deux ont exprimé leur désarroi a « Boukan News » dans l’impuissance ambiante qui a toujours marqué l’histoire des déshérités du sort d’Haïti. Comme quoi que les déclarations de Jean Jacques Dessalines « Et les pauvres nègres dont les pères sont en Afrique, n’auront-ils rien ? », évidemment ils ne possèdent rien, de plus, il y a une multitude de Muscadins qui sont là pour les fouetter injustement et sans recours.

Jean Muscadin, par ce comportement d’hors-la-loi ayant porté atteinte à la physique d’une personne, par de surcroit innocente, doit être demis de sa fonction de commissaire du gouvernement et de se mettre à la disposition de la justice pour abus de pouvoir et de torture corporelle.

Quand le commissaire du gouvernement lui-même se mêle dans des séances de torture, il représente une disgrâce a la magistrature et a tout homme de loi, le barreau auquel il appartient doit automatiquement l’abominer.

Le jeune Junior Ciné doit être récompensé pour les dommages physiques et psychologiques causés par le représentant de l’État contre sa personne, en la personne de Jean Ernest Muscadin !

L’autorité judiciaire, jouissant de la légalité constitutionnelle, ne doit en aucun cas se comporter comme un bandit. Agir ainsi, c’est effacer la frontière qui existe entre la loi et l’arbitraire. Le comportement odieux du commissaire Muscadin le catalogue dans le même panier que les bandits suivants : Izo, Tilapli, Lanmò 100 jou…

Joel Leon

Propos recueillis par notre correspondant en haiti, Guy-Marc Leon

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