Hommage à Antoinette Duclair-Netty

Hommage à Antoinette Duclair-Netty

Marcel P Mondesir

 

Massachussetts, USA 06/29/2022 – Netty, Cette étoile qui n’est plus. Une étoile qui a cessé d’illuminer le firmament du mouvement populaire haïtien. La dynamique du mouvement féministe a eu un choc. Elle est partie brutalement. Sa voix résonnait tellement fort, que les abrutis du système, sous la commande de puissants groupes, l’ont froidement abattue. Ces acteurs, gardiens et protecteurs, de la corruption et de l’impunité, partout à travers le pays, ont étouffé une voix dont les mots résonnaient au-delà de son milieu. La cause qu’elle embrassait, qu’elle incarnait avait déjà franchi les frontières nationales, frappait déjà fort et faisait écho à l’international.

Ce fut

La lutte contre la corruption et contre l’impunité ! Sa lutte s’inscrivait dans la grande bataille mondiale, cette gangrène, ce cancer qui condamnent les peuples, à la misère et à l’inassouvissement, des besoins les plus élémentaires.

Têtue, elle claironnait partout et en toutes occasions, avec la même fougue « KOT KÒB PETWOKARIBE A »

Ces 4 mots furent pour elle, comme une litanie, une incantation.

Antoinette Duclair

Netty

Un esprit fougueux !

Une femme pleine de rêves, fauchée sur la route de la vie dans laquelle elle y croyait.

Une vie où femmes et hommes devraient pouvoir se regarder les yeux dans les yeux, et devraient être traités, sur le même pied d’égalité et de la même manière par la société.

Netty

Une voix tendre, parfois bruyante lorsqu’elle voulut faire résonner les revendications sociales comme : l’éducation pour toutes et tous, des conditions de travail, répondant aux normes de l’humain, des soins de santé pour toutes et tous, des loisirs capables d’éveiller, et de permettre l’émancipation de la jeunesse.

Oui, une vie que les truands n’ont pas hésité à éteindre, de manière spectaculaire, pour secouer les esprits, et créer la peur dans cette frange de la société, qui, à un moment, a manifesté une certaine volonté de les affronter.

Par ce crime, et par leur façon d’opérer, ils ont voulu envoyer un signal, à cette jeunesse dévouée et décidée, pour lui signifier, le sort qui lui est réservé, si elle s’obstine à s’aventurer dans cette voie-là.

Ils ont éteint la voix de Netty, pour mettre un arrêt définitif à la voie empruntée par cette jeunesse, qui réclamait à corps et à cri : « KÒT KÒB PETWOKARIBE A ».

Les résultats, depuis la mort de Netty, nous avons l’impression, que tous les collectifs qui époumonaient « Kòt Kòb Petwo Karibe a», ont eu, à la gorge, une arête. On ne les entend plus. Bouch sèten ladan yo, genyen Zèb tankou CHWAL la.

Marcel Poinsard Mondésir

 

 

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