Haïti : Les politiciens pillards et les gangs kidnappeurs, deux produits de l’absence du sentiment d’appartenance !
« André Michel et « Lanmò 100 jou » sont deux expressions typiques de cette tendance mercantile. L’un universitaire, l’autre illettré, mais ils produisent le même résultat. Néanmoins, ils n’ont jamais été les seuls, même si au cours des dix dernières années, nous constatons une escalade vertigineuse dans le domaine de l’enrichissement illicite. Mais honnêtement, il s’agit d’un héritage de plus de deux siècles. »

Haïti a une histoire séculaire datée de 1804, soit 218 ans. Naturellement, cela devrait donner naissance à un engagement citoyen implicite et universel à protéger et promouvoir cette histoire à laquelle nous nous identifions tous. Paradoxalement, ce n’est pas le cas. L’inexistence de ce lien organique profond a cette histoire, ce concept juridico-politique, cet espace géographico-culturel, ne permet pas d’assurer l’immuabilité et la fraternité, deux éléments indispensables à l’évolution et le maintien d’une pensée/âme haïtienne à l’intérieur de chaque citoyen. Cette réalité patente explique la mise à sac régulière du trésor public par ceux-là même désignés de le gérer en bons pères de famille ; les gangs, désemparés, imitent les politiciens, ils kidnappent et rançonnent la population civile.
Donc, nous avons un espace géographique qui porte le nom d’Haïti, pour lequel il n’y pas d’attachements, de redevances, de sentiments…A ce moment-là, il est puéril de parler d’état-nation, de peuple, de la fraternité, de la liberté, de la démocratie…Car, le concept de bien-commun n’existe pas !

Ainsi, la mort dans l’âme, nous constatons le découpage des cadavres de citoyens et citoyennes au cours des affrontements qui opposent des gangs rivaux. Une pratique inhumaine totalement incompréhensible. Pourquoi mutilé et brûlé un corps sans vie ? Ils sont à la recherche de quoi ? On dirait que la mort, l’ultime châtiment, ne suffit plus. Ils doivent aller plus loin dans cette folie furieuse. C’est quoi cette sanglante victoire ? La réalité est qu’Ils ne s’identifient plus comme des compatriotes, frères et sœurs…c’est juste une bande d’étrangers (Flibustiers et boucaniers) qui n’ont rien en commun, mais qui ensemble, occupent un bout de terre.
C’est le même scénario pour les politiciens. Sans gêne, ils volent les ressources du peuple, au vu et au su de tout le monde. Quiconque s’arroge de les dénoncer a déjà eu son nom inscrit sur une liste d’abattage. Auparavant, les voleurs du trésor public, après leurs forfaits s’envolèrent vers l’étranger pour quelques années avant de revenir déguster le butin. Aujourd’hui, ils ne vont nulle part, ils restent là en exhibant leur luxe insolent devant les victimes du pillage.
C’est ainsi qu’il faut interpréter le comportement des individus, tels que : Michel Martelly, André Michel, Nenel Cassy, Ariel Henry…ils piaffent dans des soirées musicales, pendant que les femmes se font violer

quotidiennement, les enfants dorment à la belle étoile ou sous un lit de nattes à « Buttes Boyer », parce que les gangs déclarent la guerre. Ils s’en foutent pas mal d’eux, parce qu’ils ne partagent rien de commun, ni l’histoire, ni la culture, ni les traditions ancestrales…C’est normal qu’ils dégustent du vodka Russe « Grey Goose », du « Remy Martin », du « Hennessy » …dans les hauteurs de Pétionville, aux prix forts de plusieurs milliers de dollars américains en une poignée de minutes. D’ailleurs, ils ne consomment plus notre fameux Rhum Barbancourt !
Avec ce même panache, nos prétendus hommes d’état renoncent à nos droits et devoirs de peuple. Dans les assises internationales, la diplomatie haïtienne s’incorpore vulgairement aux courants néo-colonialistes. Sans regret, ils renient les mots sacrés des ancêtres « Que le pays de Jean-Jacques Dessalines et d’Alexandre Pétion doit être toujours du côté des persécutés ». Ils troquent l’intérêt national pour des visas. En peu de mots, ils s’en foutent pas mal de la gueule du peuple !
Donc, l’homme haïtien n’existe plus !
Il faut entamer le processus de la renaissance de l’homme haïtien. Car, il existait avant, en grand genre et en grand nombre. C’est la responsabilité des derniers indigènes de se sacrifier pour s’assurer de la pérennité de cette épître de nègres. Sinon, l’homme haïtien disparaîtra !
Pour arriver à faire bouger les choses, il faut nécessairement parvenir à mobiliser ce qui reste de la conscience nationale contre les valets internationaux qui prennent le pouvoir en otage. En ce carrefour historique, seulement les citoyens peuvent rétablir l’équilibre politique nécessaire afin de lancer le grand processus de rectification patriotique et morale. « C’est maintenant qu’il faut agir, hier était trop tôt, demain sera trop tard » !
En commençant par rejeter le principe de la bénévolence de l’État. En inscrivant la société haïtienne dans la logique d’un état permanent. Dans les pays stables, l’homme d’état en fonction surveille ses actions pour ne pas compromettre la carrière politique générationnelle de sa famille, même plusieurs siècles après. Il sait que ses agissements politiques peuvent entraîner des conséquences directes sur la vie de leurs enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants…de ce fait, ils respectent les lois de la république en restant dans les limites de sa prérogative constitutionnelle.

Il nous faut nécessairement s’assurer que la pratique politique reste une affaire patriotique, d’intégrité et de la compétence. Le tout, coiffé par des hautes valeurs civiques, d’appartenance, et morales.
C’est ce qui fait défaut aux hommes politiques d’aujourd’hui, ils n’ont pas cette tradition de l’état permanent. De ce fait, ils réduisent la politique à un simple exercice de transfert de classe. En fonction, sans vergogne, ils s’enrichissent le plus scandaleusement possible, et ceci avec la plus grande vitesse.
André Michel et « Lanmò 100 jou » sont deux expressions typiques de cette tendance mercantile. L’un universitaire, l’autre illettré, mais ils produisent le même résultat. Néanmoins, ils n’ont jamais été les seuls, même si au cours des dix dernières années, nous constatons une escalade vertigineuse dans le domaine de l’enrichissement illicite. Mais honnêtement, il s’agit d’un héritage de plus de deux siècles.
Cette déformation congénitale d’une vision haïtienne de l’état dépasse les avatars idéologiques, gauche/droite. L’homme de gauche, l’équivalent à l’homme nouveau, reproduit fidèlement le même schéma traditionnel axé sur la banalisation du peuple. Donc, ce phénomène, quoique remédiable, mérite qu’on l’étudie profondément afin de la cerner dans ces moindre manifestations et évolutions. Le seul moyen de parvenir à le comprendre, l’expliquer, jusqu’à formuler des solutions d’appartenance à travers une stratégie adaptée.
En ce sens, la diaspora haïtienne est appelée à jouer un rôle fondamental dans ce processus de rectification et de refondation. Toujours dans le sens de la fraternité, du sentiment d’appartenance… parce que nous sommes un seul peuple qui occupe un même espace géographique légué par le père-fondateur, Jean-Jacques Dessalines !
Joel Leon






Vous avez touché le plus grand problème d’Haïti :
Le manque du sentiment d’appartenance.
Si nous avions le sentiment d’appartenance nous aurions :
1- De bonnes intuitions et de bonne infrastructure jusque dans les zones les plus reculées afin que les Haïtiens ne soient plus nomades intérieurement et plus tard à l’extérieur.
2- Nous aurions pris soin de ceux qui sont restés en arrière le monde féminin, le monde rural, le monde des ghettos
3- Nous serions fidèle à la mission divine d’Haïti de venir en secours des nations en difficulté à cause des guerres internes, provoquées par eux- même ou l’extérieur.
4- Enfin nous aurions pris la résolution d’enseigner à la jeunesse que
La seule façon de mener Haïti au sommet de la colline c’est
a) De renforcer l’éducation
b) De pratiquer la résilience
c) La créativité
d) Et la responsabilité
Voila le fruit du sentiment d’appartenance.