Haïti face aux esclaves volontaires

Haïti face aux esclaves volontaires

« Il y a des individus qui ne respectent pas la nature humaine, ceux-ci ne sont pas des êtres humains. » Alexandre Dianine-Havard, Écrivain franco-russe

Morisseau Lazarre

Florida, USA, 02/15/2023 – Je pensais que le plus grand fléau qui puisse s’abattre sur un peuple, c’était l’esclavage. Mais j’ai réalisé que non. Être dirigé par des SOURDS-MUETS et des AVEUGLES SANS DIGNITÉ, voilà ce qui me paraît le pire des fléaux que puisse subir un peuple malheureux.

Dès la naissance de notre Nation, le peuple haïtien mène une lutte opiniâtre et sans trêve contre les aristocrates de la peau et d’autres forces ténébreuses qui l’ont toujours nié et qui le nient encore son droit de choisir, donc son droit d’existence, ce que le philosophe George Wilhelm Friedrich Hegel appelle la « négation de la conscience ». Cependant, malgré le désir de reconnaissance – toujours dans le sens hégélien – c’est-à-dire le désir d’être reconnu comme des individus conscients, des individus capables d’auto-détermination, pour lequel les Pères fondateurs de notre Patrie se sont héroïquement sacrifiés, n’empêche que des aliénés, qui raffolent tellement de leurs chaînes, répudient non seulement la liberté, mais encore se positionnent à plat ventre pour que les ennemis de la nature humaine s’en servent comme essuie-pieds. Et, une poignée de ces esclaves volontaires sans guillemets, malgré tous les diplômes qu’ils ont décrochés dans les plus grandes institutions académiques nationales et/ou internationales – dont ils parlent à torrents avec impétuosité – ont sciemment jeté leur pays en pâture aux chacals de l’enfer.

Oui, ces dégénérés d’esclaves volontaires qui vivent tant en Haïti qu’en terre étrangère, prouvent bien encore aujourd’hui qu’ils sont, à côté de leurs maîtres, les fossoyeurs de la doctrine dessalinienne qui est la quintessence même de la liberté. Certains d’entre eux sont placés illégalement à la tête du pays alors que d’autres ont choisi de se museler tout en s’exécutant dans l’ombre, conformément aux directives de leurs maîtres. Cependant, ce bon et généreux peuple haïtien, quoique faisant toujours preuve d’une patience angélique, n’est pas dupe ; il sait dénicher et décrypter les actes délictueux de ces dégénérés, même à travers leur silence trompeur.

Cela étant dit, madame Mirlande Hyppolite Manigat qui vient d’effectuer sa propre version de «percée louverturienne», en empruntant le sentier sinueux de la honte pour rejoindre, aussitôt après le meurtre odieux de son ancien collaborateur Eric Jean-Baptiste, le camp des artisans du «mal absolu», la clique des sourds-muets et des aveugles sans dignité, ayant pour chef de file, Ariel Henry, prouve que l’ignominie qui couvre notre pays ne saurait être sortie d’un chapeau, et ce n’est pas non plus le résultat d’un châtiment d’un quelconque dieu toujours courroucé, créé par  l’homme primitif.

Et, madame Mirlande Hyppolite Manigat, à travers son discours pompeux mais beurré de flatteries et de mensonges lors de l’installation de ce soi-disant Haut Conseil de Transition qu’elle préside, n’a fait que prouver qu’elle est une aliénée, une esclave volontaire qui raffole des sucreries des néocolonialistes et est prête, à côté du sous-fifre criminel Ariel Henry, à se plier en quatre, afin de combler les désirs insatiables de ces vautours, ennemis acharnés de notre pays et démolisseurs de notre souveraineté. Et pourtant, aussi ironique que cela puisse être, cette même madame Manigat s’était fait duper par ces mêmes néo-colons lors de l’élection présidentielle en 2011, au profit d’un dévergondé, d’un dégénéré, d’un « aveugle » sans dignité appelé Michel Joseph Martelly, le véritable patron d’Ariel Henry.

Enfin, madame la constitutionnaliste, quoique minée par les intempéries de l’âge, affirme pourtant que sa volonté de trahir la République au profit de ses maîtres psychopathes liberticides, reste inébranlable. Car l’obsession de damer le pion aux autres vils esclaves volontaires comme Ariel Henry & Co, ne s’éteindra que quand elle sera six pieds sous terre.

Aujourd’hui, le pays de Jean-Jacques Dessalines, où un peuple livré à lui-même, vit comme ne vivant pas, est réduit à une peau de chagrin, parce que les vautours, les liberticides internationaux, assistés d’une poignée d’aliénés nationaux, en ont décidé ainsi. Mais, tôt ou tard, le grand réveil patriotique aura lieu au grand dam des ennemis de la Nation, et le peuple dessalinien déploiera, pour sûr, son tonnerre, et prouvera à tout l’univers qu’il n’est pas colonisable, contrairement à cette poignée d’esclaves volontaires, d’aveugles et de sourds-muets sans dignité, qui ne cessent de couvrir Haïti d’opprobre.

Morisseau Lazarre

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