Haïti et sa double diaspora

Haïti et sa double diaspora

Louimaire Moléon

New York, USA, 12/15/2022 – Une culture populaire qui n’a jamais eu de modifications est une constitution qui n’a jamais eu d’amendements.

Chaque peuple a sa culture dont on doit respecter les valeurs. Mais une culture populaire dont certains éléments ne peuvent que plonger dans l’ignorance les gens d’un pays, il faut qu’on s’en débarrasse. A cause du fait que nous les Haïtiens, nous avons une culture qui n’a jamais connu de rejets, nous sommes devenus un peuple cultivé à l’exagération, ce qui fait que nous sommes devenus la honte des autres peuples. Osons mettre le doigt dans la plaie, au risque de faire de ma publication un sujet qui fâche.

I- Le vaudou haïtien, un élément culturel

Cérémonie de vaudou

Le vaudou est à l’Haïtien, ce que la mer est au poisson. De même que le poisson ne peut pas vivre hors de la mer, l’Haïtien se croit être créé pour être vaudouisant. Si tel avait été le cas, chaque Haïtien aurait pris naissance dans un péristyle. Le vaudou, est-il la culture haïtienne proprement dite ? La culture d’un peuple est un mélange de mœurs, de coutumes et de traditions qui entrent dans son vécu ; c’est un acquis, ce n’est pas quelque chose d’inné. Je veux dire par là qu’aucun Haïtien est né avec un vèvè dans son berceau.

Il n’existe pas de culture supérieure à une autre, tout dépend de la façon qu’un peuple se fait respecter aux yeux des autres. Le vaudou n’est pas la culture du peuple haïtien, il est un élément culturel auquel tous les natifs d’Haïti ne sont pas obligés d’adhérer pour les raisons que voici :

II- Le vaudou haïtien, un obstacle culturel

La justice élève une nation mais le péché est la honte des peuples : Proverbes 14 :34. Qu’est-ce qui fait le malheur d’Haïti ? Le malheur d’Haïti vient du fait que nous sommes un peuple qui exagère en mal plus que les autres. Osons le dire : Nous les Haïtiens, nous avons, à notre manière, reconstruit à la face du monde, la Tour de Babel et cela pour défier l’Eternel. En effet, les anges déchus qui ont été rejetés par Dieu, sont devenus des dieux en Haïti. Ce qui met le diable en compétition avec Dieu qui n’est pas prêt à partager avec quiconque, le dividende de sa gloire (Esaïe 42:8).Et, je l’ai toujours dit à la honte de moi-même qu’avec toute cette  ribambelle de fausses religions qui  existent, le diable a plus d’adorateurs que le Dieu  Créateur Lui-même. Haïti n’est pas une nation, Haïti est un peuple qui fait de la mauvaise fortune bon cœur. Car tous ceux qui font la promotion du vaudou comme la religion officielle d’Haïti, sont des laideurs et non des leaders. Le vers est dans le fruit ; le malheur d’Haïti est dans la présence du vaudou que les Haïtiens pratiquent à l’exagération. C’est une verrue qui enlaidit le visage du peuple haïtien.

Tant que cet interdit est au milieu de nous, il y aura encore et toujours les voisins dominicains

À nous traiter comme les damnés de la terre. Nous sommes un peuple qui a le don de l’exagération dans la médiocratie. Il existe en Haïti une propension au mal qui nous entraîne à la limite de la fanfaronnade. Car alors que les nations du monde cherchent à se débarrasser de ce qui fait obstacle à leur développement, nous autres, nous faisons, avec une rare complaisance, de la publicité pour le mal et nous nous vantons même d’être les plus cultivés que la culture elle-même.

III-Une île, avec deux peuples différents 

Dominicanie et Haiti

Ce qui diffère les Haïtiens des Dominicains, c’est leur peau claire. Mais à la vérité, ils ne sont pas plus métissés que nous. Parlant des éléments culturels qui servent de ciment entre la nation dominicaine et le peuple haïtien, au-delà de la frontière, nos voisins pratiquent la Santeria alors que les Haïtiens se lancent à corps perdu dans le vaudou rouge. La grande différence, c’est que les Dominicains servent le diable avec mesure alors que les Haïtiens servent le diable avec démesure. Pa gen Bon diab, gin bon Dieu. Le diable est un dieu sanguinaire, l’éternel est un Dieu de bonté. L’Haïtien est plus sataniste que Satan lui-même. Personne n’a demandé aux Haïtiens de rejeter leur culture. Mais une culture populaire qui n’a jamais eu de modifications, c’est une constitution qui n’a jamais connu d’amendements. Même le diable a honte parfois de l’excès de l’Haïtien qui préfère le mal au bien, l’enfer au paradis. Toute cette péripétie que connaissent les Haïtiens dans leur pays, en République Dominicaine et chez les autres nations, c’est parce que les démons qui ont été rejetés par Dieu, arrivés en Haïti, eux aussi, sont devenus des dieux Haïtiens, ayant la nationalité haïtienne.

On ne se moque pas de Dieu, ce qu’un homme aura semé ; il le moissonnera aussi (Galates 6 :7). Il faut enlever l’interdit en Haïti.

VI-Haïti, le seul peuple au monde à avoir une double diaspora 

Êre Haïtien était autrefois une fierté, mais être Haïtien aujourd’hui, est une audace. Nous sommes un peuple à la dégringolade. Même les afro-descendants ont honte d’avoir la même couleur de peau que nous. Nous prenons le diable trop au sérieux alors que Satan lui-même nous fait traîner à terre.

Je mets au défi les statisticiens haïtiens de déterminer en nombre exact, la population haïtienne. Il y a, dit-on, quelque 13.000.000 d’habitants en Haïti et quelque 7.000.000 éparpillés à travers quelque 39 pays du monde.

C’est la diaspora qui vit à découvert. Mais combien sont-ils dans la diaspora qui vit à couvert ? Vous n’avez pas besoin qu’on vous en instruise, vous savez qu’en Haïti, même les morts ne peuvent pas dormir en paix. Car jusqu’à présent, l’esclavage n’est pas terminé en Haïti. Dans le passé, les colons étaient des étrangers qui, avant de partir, n’ont fait que donner leurs oripeaux à des esclavagistes noirs qui, de jour en jour, sont devenus irrémissiblement implacables contre les captifs. Je veux parler du phénomène de la zombification. Nos cimetières qui sont de véritables passoires, de véritables îles de Gorée où la nuit les chats sont gris et les pauvres victimes sont livrés à la vente aux enchères. Capturés à la faveur de la nuit, ces pauvres revenants sont déportés à jamais dans une deuxième diaspora, pour devenir esclaves de leurs propres frères. Ils sont enfermés dans un ailleurs semi-invisible où la prostitution se pratique dans des conditions infrahumaines. Avec la gent féminine qui est réduite à l’esclavage sexuel, les enfants qui sont nés outre-tombe, que sont-ils devenus ?

Ne sont-ils pas lâchés dans le visible pour aller grossir les rangs des gangs ?

V- La Covid-19 et la diaspora semi-invisible 

Les victimes du Covid-19

Le mal, comme le vent, souffle où il veut. Ne me dites pas que pendant le Coronavirus il n’y avait pas de victimes dans le monde semi-invisible. C’est vrai que ces pauvres captifs sont condamnés à la perpétuelle servitude, mais ils n’ont pas changé de nature humaine. Quand ils sont morts dans la servitude, ces pauvres zombies, sont-ils jetés dans des fosses communes, comme on faisait pour les victimes qui sont décédées de la Covid-19 du monde visible ? Ces pauvres captifs du monde semi-invisible, que des maîtres irrémissibles frappent à grands coups redoublés pour les forcer à bourriqueter, sont-ils condamnés à tout jamais dans la servitude?

Non ! Un jour viendra où une révolte générale éclatera à la surprise de ceux qui possèdent des zombies dans des caches-caches Lubin des zombies. Que ceux qui ont des zombies dans leurs péristyles, commencent à les libérer. Car dans un avenir pas trop lointain, Satan le diable et ses démons ne seront pas disponibles. Ce jour-là, les zombies deviendront maîtres et les maîtres deviendront des victimes comme au temps de la révolte des esclaves. Les habitants de la deuxième diaspora haïtienne n’ont jamais écrit à leurs parents et on n’a jamais eu non plus de leurs nouvelles. Mais bientôt, très bientôt, ils seront libérés et la diaspora invisible retournera au visible. Alors, la population d’Haïti passera à plus de 30.000.000 d’habitants.

Lire Apocalypse 20:2 et tout le chapitre.

Louimaire Moléon

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *