France: Qui paie ses dettes, s’enrichit

New York, USA, 12/26/2022 – Ainsi, en ce moment difficile pour le peuple haïtien, et si pour les fêtes de fin d’année, la France ferait un transfert de 1000 euros à chaque haïtien en Haïti et dans la diaspora. Et après, on en reviendra pour discuter la balance de ce qui en reste de cette forte somme d’une dette inoubliable.
En 2003, lorsque président Jean-Bertrand Aristide brandissait le projet de restitution de la dette de plus de 21 milliards de dollars par la France, ses détracteurs étaient catégoriquement opposés à l’idée.
Mais avec les derniers articles du journal New York Times il y a de cela quelques mois, s’il y avait un petit groupe qui, avec des arguments moins convaincants, continue de défendre ce qui n’est pas défendable, dans la foulée, nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, reconnaissent qu’ils étaient de l’autre côté de l’histoire. Ces derniers reconnaissent qu’ils avaient eu tort. Mieux vaut tard que jamais.
Mais de toutes les préoccupations, ce sont aux plus récalcitrants qui, à l’époque ne voulaient que le départ du pouvoir du leader lavalas, aujourd’hui encore, ces intellectuels du mouvement anti-Aristide, ils continuent dans des arguments peu convaincants, toute une série de diatribes pour prouver que la France ne doit absolument rien à Haïti.
Oui, de par leurs positions de soumission aux petits fils des anciens colons racistes par rapport à la décision progressiste et populaire d’un leader nationaliste, ils grossissaient la liste des collabos ou de Conzés de l’époque contemporaine.
Si en 2003 ils étaient contre le projet de remboursement, aujourd’hui, nombreux sont ceux qui avancent, faute de dirigeants responsables et soucieux, le pays n’est pas prêt à gérer une telle forte somme d’argent. Et comme argument, ils utilisent l’exemple de l’argent des Fonds du Petro Caribe et de la reconstruction après le séisme qui, réciproquement, avait été saboté par l’État haïtien et leurs bons amis de la communauté internationale.
Si je tiens à écrire ce texte, ce n’est pas pour acculer davantage tous ceux et toutes celles qui reconnaissent leurs culpabilités devant l’histoire. Mais pour rappeler à ceux et celles qui, aujourd’hui encore, veulent faire quoi que le pays n’ait pas de leaders légitimes et honnêtes pour gérer cette forte somme d’argent si, toutefois, la France voulait la restituer à l’État haïtien, que tôt ou tard, la France devra payer cette dette.
Refusons de faire du coq à l’âne. Pour une fois, disons qu’ils ont raison. Et comme ils ont une fixation d’Aristide, définitivement, ils ne vont pas accepter le retour du leader lavalas à la fête d’un pouvoir de transition dans cette longue transition qui n’en finit pas pour, finalement, gérer cette somme de plus de 21 milliards de dollars.
Face à ce dilemme, que faire ? Laisser l’argent à la France, sous prétexte qu’il n y a pas de leaders légitimes et honnêtes ou quoi d’autres ?
De toute façon, je ne suis pas pour l’idée d’attendre de nouvelles élections pour enfin trouver de nationalistes progressistes pour bien gérer l’argent.
Si on optait pour ce dernier choix, la France et ses bons amis de la communauté internationale trouveraient un bon prétexte pour continuer à imposer au pays des vendus, arrogants, incompétents, comme ils les avaient faits lors des dernières élections générales de 2010 et de 2016. « Si se opsyon sa ke pèp ayisyen fè, se nan rèv ke y ap tande pale de kòb sa. Paske blan sa yo pa fè bak devan gren n bak yo”
Donc, pour résoudre cette équation à plusieurs inconnus dans les labyrinthes d’une démocratie démagogique imposée par les occidentaux, je propose, chaque mois, que la France fasse un transfert d’argent à des familles haïtiennes restant au pays.
La leçon dans tout ça, tôt ou tard, la France aura à payer cette dette. « Règleman pa gate zanmi”.
Prof. Esau Jean-Baptiste






Comment est ce que cette demande pourrait si Les responsables Francais ne connaissent même pas les noms de chacune des familles Haïtiennes dont il est question ?
Le gouvernement français n’a qu’à contacter son homologue haïtien pour avoir les noms de tous les haïtiens.