« Ecce Homo », voici l’homme

« Ecce Homo », voici l’homme

Marcel P. Mondesir

Boukan News, 03/16/2024 – Ariel Henry, neurochirurgien, spécialiste très pointu dans sa profession dit-on. Est-ce que son comportement débonnaire, son attitude irresponsable et son « manfoubinis » qui frisent jusqu’à l’inhumanité ne nous (les populations) portent pas à penser le contraire ?

Un peuple qu’il s’était engagé à servir dans un moment de crise socio politique particulière juste après l’assassinat, dans des circonstances tout-à-fait troublantes, d’un président de la République en exercice. Qui pis est, dans son espace le plus intime, sa résidence privée (sa chambre à coucher).

Le neurochirurgien qui, ayant comme profession de travailler sur le cerveau humain, une zone complexe et compliquée, n’a montré dans l’exercice du pouvoir d’État aucun aspect pouvant nous faire croire qu’il maîtrise bien le comportement humain. Car, en principe, ce sont les neurones qui déterminent l’équilibre psychologique de la personne.

Ou bien le Docteur est rusé et ses diagnostics restent approximatifs, ou bien la médecine nous plonge dans la confusion totale en faisant croire que le déséquilibre d’un être humain trouve sa source dans le fonctionnement des neurones.

Est-ce exagéré de résumer le comportement du premier ministre par l’indifférence et le mépris à l’égard du peuple haïtien ? Jamais il n’a fait preuve de sympathie lorsque la population est victime d’un quelconque malheur.

Il est difficile de me rappeler d’une marque de compassion ou d’un acte de présence du premier ministre Ariel Henry au chevet des victimes des violences des gangs et ou à l’occasion des catastrophes naturelles. Il a toujours été prompt à témoigner sa sympathie à l’égard des victimes des pays riches, et ceci pour n’importe quel événement mineur. Les tweets sont là pour corroborer cette déclaration. Voulait-il attirer les bonnes grâces de ses patrons de la communauté internationale ou un trait de caractère de sa subordination envers les maîtres blancs ?  Ses courbettes, loin de tout protocole face aux délégations étrangères de quelques niveaux/rangs qu’elles soient, en disent long.

Il ne manifeste aucun égard pour ses interlocuteurs nationaux. Il n’a jamais respecté aucun de ses engagements lors des pourparlers et négociations, il renvoyait toujours la responsabilité sur l’adversaire. Oubliant que c’est à lui qu’il revenait de se donner les moyens d’application des décisions arrêtées.

Comme un robot, le neurochirurgien premier ministre était sec et insipide dans ses prises de parole face à la nation. Assez souvent, il butait sur les mots quand il voulait parler de nos maux. Signe qu’il faisait face à des troubles mentaux. Il disait tout à fait le contraire quant au plan de sécurité pour maîtriser les bandits. Le cas de Martissant est ahurissant et avilissant pour tout pouvoir qui se respecte. Trente-trois mois après, nous avons assisté avec la peur au ventre à l’extension des gangs et de leurs exactions.

Au lieu de faire face au problème, il a préféré de le contourner. À chaque fois qu’il devait se rendre dans le Sud du pays, il préféra d’augmenter les dépenses de l’État tout en risquant la vie des policiers. Un cortège de véhicules emprunta le chemin bourré d’hommes armés jusqu’aux dents, tandis que lui-même et sa suite passèrent dans les airs pour éviter la rage des bandits. « Ecce Homo » voici l’homme.

Quel homme d’État était le docteur Ariel Henry ?

Comment a été son parcours dans les différentes phases de sa vie ?

Comment vit-il la camaraderie ?

Que peut-on retenir de son passage à la tête de l’État ?

Il a bénéficié d’un pouvoir quasi absolu. Le docteur-premier ministre assurait les rênes du pouvoir dans un premier temps, avec un parlement dysfonctionnel, donc inopérant. Le grand corps ne comptait que 10 Sénateurs qui ne pouvait exercer le moindre pouvoir de contrôle sur l’exécutif.

Il importe de mentionner qu’eux aussi avaient les yeux rivés sur le pouvoir. Nous connaissons les tiraillements entre un certain Joseph Lambert, (animal politique), président du dernier tiers du Sénat et la bande d’Ariel. Dans cette bataille rangée, le « Core Group » avait fini par trancher en faveur du joker Ariel en lieu et place de l’animal politique qu’il avait déjà expérimenté.

Pour la communauté internationale, le neurochirurgien répondait mieux aux critères que ce vieux larron usé déjà mélangé aux différents scandales à répétition. Mieux valait un sournois capable d’être manipulé à volonté qu’un vieux routier dont on connaît déjà les dessous. Ainsi, le Core group avec Madame Helen Meagher La Lime, représentante du Secrétaire Général des Nations-unies et madame Michèle J Sison, ambassadeur des USA comme proconsul, ces deux femmes ont préféré le docteur neurologue en lieu et place de l’animal politique qui faisait déjà l’objet de plusieurs scandales.

La communauté internationale à travers le « Core Group » n’aurait été mieux servi que par Ariel Henry et ses alliés gloutons. Vu la petitesse de caractère, la soumission, l’indifférence et l’inhumanité d’Ariel ;Voulant respecter les engagements de son maître ;

Tenant compte de l’aveuglement et de l’avidité de ses alliés (Fusion, SDP, Inite, Inifòs, Noulah, Ansanm Nou Fò, Veye yo et autres opportunistes…).

Au cours des trente-deux mois de règne sans partage d’Ariel Henry le peuple haïtien a connu les pires moments de son histoire. La famine et le génocide frappent à nos portes.

Rentré par la petite porte avec un tweet de madame La Lime, le minable Ariel Henry (deyò deyò nèt) a quitté la Primature de la République par la fenêtre de l’hôtel où il se trouve assigné à résidence surveillée à Porto-Rico sous le contrôle de ses maîtres.

Jeter à la poubelle par ses patrons, l’histoire retiendra du docteur neurochirurgien Ariel Henry et de sa clique que la désarticulation totale de l’État, la gangsterisation de la République, la mise à terre des classes moyennes, la « demounizasyon » des dirigeants.

Marcel Poinsard Mondésir

One comment

  1. Èske li posib pou Ayiti lib?
    Nou vle di, pou Ayisyen fè respekte souverènte ak entegrite Ayiti. Malerezman, nou pa nan bò kap pèmèt sa fèt. Donk, sanble chanje bò se sèl posiblite Ayisyen genyen.

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