Drôle de coïncidence : tous les suspects dans l’assassinat de Jovenel Moise se trouvent paradoxalement en Floride, Etats-Unis d’Amérique !

Pennsylvania, USA – L’état de la Floride est l’avant-scène du complot qui s’était terminé par la crapuleuse exécution du président Haïtien, Jovenel Moïse. A commencer par la compagnie qui s’arrangeait pour recruter les mercenaires colombiens, CTU, elle se trouve dans cette même ville. De plus, le pasteur-docteur Christian Emmanuel Sanon, l’un des suspects qui est incarcéré à Port-au-Prince, considéré comme le planificateur du meurtre, réside aussi en Floride. Les deux Haïtien-americains, James Solage et Joseph Vincent, eux aussi en détention en Haïti, ils sont deux résidents de la Floride.
L’état de la Floride, en particulier la ville de Miami, a toujours été le principal bastion de la diaspora haïtienne. Dans les années 1970-1980, ce coin de terre abritait un nombre incalculable d’opposants haïtiens à la dynastie des Duvalier. Ainsi, après 1986, une bonne partie de ces hommes politiques revinrent au pays afin de jouer un rôle dans le processus démocratique en cours, ou participer dans le développement économique et social comme investisseurs, professeurs, défenseurs des droits de l’homme, dirigeants d’organisations non-gouvernementales…
En ce sens, la Floride est devenue une extension socio-économique, mais aussi politique d’Haïti au cours des ans. Ce n’est pour rien qu’après l’échauffourée entre le gouvernement de Jovenel Moïse en 2020 contre la compagnie SOGENER que dirigeait Dimitri Vorbes et consorts, il prenait refuge à Miami…Ensuite, il a été rejoint par Reginald Boulos, un autre farouche opposant de Jovenel Moise, avec lequel il entretient des liens de parenté par alliance.
Tout de suite après le vil assassinat de Jovenel Moise, sa veuve et ex-première dame, Martine Moise, s’envola en Floride pour recevoir des soins que nécessitaient son cas.

Depuis que l’ancien maire de la ville des Cayes, feu Gabriel Fortuné, accusa le « Parrain » comme celui qui avait autorisé l’assassinat de Jovenel Moise, que la rumeur publique a associé avec l’ancien président, Michel Martelly. Son nom ne cesse de se répéter comme un potentiel suspect, lui aussi vit en Floride, malgré qu’il eût dénoncé le meurtre en des termes clairs et demande justice pour la victime.
Un autre gros potentat du pouvoir « tet kale » se trouve paradoxalement habiter lui aussi en Floride, l’ancien premier ministre, Laurent Lamothe, dont on a cité le nom dans le détournement de plus de 4 milliards de dollars du fonds petrocaribe. Un potentiel candidat à la présidence et concurrent immédiat de Michel Martelly, il entreprend une vaste campagne médiatique et diplomatique en faveur de Jovenel Moise.
À la suite des articles parus dans les colonnes de « New York Times » et du « Washington Post », deux suspects sont arrêtés et écroués à Miami, en Floride. Il s’agit du colombien Antonio Palacios et du Palestinien-Haïtien, Rodolphe Jaar.
Arrêtons sur le colombien Palacios. On prétend qu’il était arrêté à Panama, cependant, d’après un confrère jamaïcain, il y avait un accord entre les gouvernements des Etats-Unis, de la Colombie et de la Jamaïque pour que Palacios soit arrêté à Panama et transféré aux Etats-Unis, à Miami. Palacio était déjà en contact avec les autorités de la justice américaine, et acceptait aussi les principes de son internement.
Concernant Mr Rodolphe Jaar, considéré comme l’un des financiers de l’assassinat de Jovenel Moise, on a appris que c’était à la suite d’une entente que son transfert a été assuré sous escorte militaire vers la république dominicaine, pour qu’il soit transvasé rapidement vers les Etats-Unis.
En dernier lieu, il y a des rumeurs persistantes qui font état de la possibilité que Joseph Badio et John Joel Joseph se rendent aussi à la justice américaine. En attendant, on attend, parce que les autorités de Bahamas avaient pris soin de démentir une information qui faisait croire que l’ancien sénateur John Joel Joseph était capturé et se trouvait en prison chez eux. Donc, il faut être prudent par rapport à une masse d’informations qui circulent un peu partout, en Haïti, Colombie, Dominicanie et Etats-Unis !
A rappeler que l’ancien chancelier haïtien, Claude Joseph, déclarait un jour, et je cite : « Qu’ils n’auront jamais le sommeil tranquille et ils seront traqués jusqu’à leurs derniers retranchements, grâce à une collaboration internationale efficace » ! Assistons-nous à cette collaboration internationale ?
Pourquoi cette ruée vers les Etats-Unis ?
C’est une question qui ne cesse de revenir à chaque appel téléphonique durant ces dernières 24 heures. Honnêtement, je n’ai pas une réponse exacte à cette pertinente question. Toutefois, il y a des explorations congruentes à faire. D’abord, tout s’écroule comme « l’effet de dominos » à la suite des articles du New York Times, du Washington Post et de Miami Herald. Y a-t-il un lien ?
Probablement que les suspects profitent de l’attention de la grande presse américaine pour se rendre aux autorités américaines. Car la brutalité du système carcéral haïtien est lamentable et reconnue comme la plus mauvaise au monde, c’est peut-être une explication. Ils veulent tous éviter la prison haïtienne. Cependant, le traité d’extradition entre Haïti et les Etats-Unis est toujours actif. Toutefois, il y a des antécédents regrettables qui marquent sévèrement l’application de cet accord bilatéral. Le cas de Toto Constant est l’exemple concret que le traité d’extradition s’applique en sens unique. En dépit du souhait et de la demande des entités haïtiennes et internationales de voir ce criminel payer pour les forfaits commis contre le peuple Haïtien, le gouvernement américain a toujours trouvé toutes sortes d’artifices pour bloquer le processus. En revanche, le gouvernement haïtien expédie régulièrement ses propres ressortissants faire la prison aux Etats-Unis. Entretemps, le gouvernement américain continue de rapatrier annuellement des milliers de citoyens, même quand le gouvernement haïtien n’a jamais fait aucune demande d’extradition.
Il y a beaucoup de questions pour lesquelles les observateurs n’arrivent pas à trouver des réponses satisfaisantes. Est-ce que c’est possible pour qu’un nombre relativement élevé de personnes puisse comploter pour assassiner le président d’un gouvernement ami, sous le nez du FBI, mais sans avoir le moindre soupçon.
En considérant la mainmise du gouvernement américain sur les élites haïtiennes et les hommes politiques d’Haïti, est-il possible pour quelqu’un de s’aventurer dans une entreprise pareille sans l’approbation directe ou indirecte du gouvernement américain dans ce qui s’était passé dans la nuit du 6-7 juillet 2021 ?
En outre, la complète appropriation américaine du dossier criminel de Jovenel Moise, ne s’inscrit-elle pas dans un plan global de se protéger contre toute possible incrimination dans le meurtre. Car, il y a des antécédents historiques en la matière. On se souvient encore des documents du FRAPH avaient été saisis lors de l’intervention de l’armée américaine, en 1994. Ils ont été remis aux organisations des droits de l’homme après une longue série de négociations et de fortes pressions internationales, mais pas avant d’avoir biffé tous les noms des Américains et les informateurs. Finalement, il était impossible de faire quoique ce soit avec le document !

Le gouvernement américain, probablement répond à la requête de Claude Joseph, premier ministre par intérim de l’époque, à la communauté internationale d’aider dans l’investigation du président assassiné. Il y a tellement de théories, mais ce qui est certain c’est que désormais l’enquête s’agite sur deux fronts, Etats-Unis et Haïti. A la seule différence, c’est que tout est stoppé à Port-au-Prince, ou va dans la mauvaise direction. La semaine dernière, sans convaincre personne, le Commissaire de Gouvernement procéda à la libération de 4 agents de la police affectés au service sécuritaire de l’ancien président. « L’histoire retiendra cependant que six-cent-quarante-sept (647) agents d’unités spécialisées de l’Unité de Sécurité Présidentielle (USP), de l’Unité de Sécurité Générale du Palais National (USGPN) et du Cat-Team n’ont pas pu protéger la seule personne dont ils avaient la mission : le président Jovenel MOÏSE. » RNDDH rapport, 6 janvier 2022
Les Etats-Unis prennent le contrôle de l’enquête. Tous les principaux suspects dans l’assassinat du président Jovenel Moise le 7 juillet 2021 se trouvent comme par enchantement en Floride, principalement à Miami. On n’a qu’à attendre, Oncle Sam travaille pour nous ! On n’a que d’attendre. Oncle Sam travaille pour nous ! Encore une fois, comme des grands électeurs dans les élections présidentielles américaines, le Grand voisin du Nord aura à décider pour tout un peuple d’un petit pays de la Caraïbe.
Joel Leon






