COMPATRIOTES HAÏTIENNES ET HAÏTIENS, INDIGNONS-NOUS, RESISTONS, LUTTONS, ORGANISONS LA LUTTE, LEVONS-NOUS POUR LE GRAND COUP DE BALAI ET RECONSTRUISONS NOTRE PAYS !

BOUKAN NEWS, 07/30/2025 – Comme les parents sont responsables de nourrir leurs enfants, la souveraineté et la sécurité de notre pays et de notre peuple, et le respect de l’Etat de droit incombent aux citoyennes et citoyens haïtiens. Alors que la sécurité et la stabilité sont indispensables à la croissance économique, au développement national et à l’épanouissement individuel, la mauvaise gouvernance bat son plein, l’Etat haïtien est pourri et en faillite, le peuple haïtien est oppressé et zombifié, la société haïtienne est totalement désarticulée. Les pseudos dirigeants, leurs alliés et les pseudos opposants qui font tous allégeance à la communauté occidentale ingérente et prédatrice, ne font que jouir des privilèges du pouvoir, sans aucun pouvoir réel ni aucune autorité, dans l’illégalité et l’illégitimité totales. La violence, le kidnapping, l’insécurité, l’impunité, la corruption, l’exploitation, l’injustice, la misère sont utilisés pour s’accaparer du pouvoir, pour garder le pouvoir qui, pourtant, est dépouillé de sa substance… Les pseudos dirigeants, leurs alliés et les pseudos opposants sont les gangs à cravate, les « bandi legal », entretenus paradoxalement par l’argent du contribuable.
Les gangs à cravate et les gangs à « sapat » contrôlent le territoire et terrorisent, en toute sécurité, en toute impunité, le peuple haïtien martyr. L’insécurité généralisée entrave la libre circulation des personnes et des biens, paralyse la société et asphyxie l’économie haïtienne déjà moribonde. Les prix flambent, la gourde se déprécie, le coût de la vie est prohibitif, la rente de change est de plus en plus juteuse pour les banquiers cambistes, les affairistes et les nantis… Alors que l’insécurité devrait être une opportunité citoyenne fédérant les forces vives du pays et la masse pour refonder la nation haïtienne ; au grand dam du peuple haïtien, ce sont les gangs qui se fédèrent et prolifèrent avec la bénédiction de la communauté occidentale ingérente, de l’élite politique dégénérée et de l’élite économique pléonexique du pays. L’insécurité est utilisée comme opportunité économique par les affairistes et les nantis sans scrupule ignorant totalement l’éthique des affaires et la responsabilité sociétale de l’entreprise.
Le peuple haïtien, faute de leadership d’excellence inspirant confiance, tend à la résignation. Et les affairistes, les nantis et les politiciens (au pouvoir et dans la soi-disant opposition) mettent en place un autre système de rente économique en transformant l’insécurité en industrie rentable détruisant ce qui reste de l’économie nationale, anéantissant la classe moyenne et enterrant les masses dans la misère et la détresse. L’industrie de l’insécurité constitue donc à date, le dernier fleuron de l’économie criminelle qui prévaut à Haïti.
Jacques WELCH, ancien PDG de General Electric, disait et répétait constamment qu’il fallait « changer ou mourir ». A la tête d’une multinationale étasunienne produisant des automobiles, de l’électroménager, de l’électronique, le PDG faisait donc allusion à l’environnement économique, à l’acuité de la concurrence, à l’évolution technique, technologique et scientifique. Par les temps qui courent, « changer ou mourir » pour nous, concitoyennes et concitoyens haïtiens, renvoie non seulement au leadership, à l’autodétermination, à la souveraineté nationale et à la gouvernance, mais encore à la place de la culture et de la science, aux valeurs patriotiques et éthiques et à notre mentalité de peuple. Dans son livre « Des mœurs qui blessent un pays », qui constitue une autopsie de la mentalité haïtienne, notre compatriote enseignant-chercheur, Dr. Legrand Bijoux, médecin-psychiatre, diagnostique le « complexe de la pintade sauvage » qu’il décrit comme la « tendance à l’utilisation massive de la ruse dans nos rapports ». Apre 221 ane Endepandans, rapò dirijan ak sitwayen, rapò moun ak moun nan peyi nou, pa ka rete rapò Malis ak Bouki. Chak Ayisyen ki an kontak avèk yon Ayisyen parèy li, youn pran lòt pou Bouki, toulède se Malis… Yon ti ponyen Malis sousèt moun, machann peyi, restavèk blan, kidnape tout on peyi, pran tout on pèp an otaj ke yo trete kòm pèp Bouki… Erezman jodi a, pèp fo leaders, fo dirijan Malis pran pou pèp Bouki sa, konnen fòk li chèche limyè bon sans, limyè bon konprann ak limyè konesans, li konnen fòk li òganize l paske l pran anpil kou, paske l pran anpil leson… Oui! Nous devons nous organiser, nous mobiliser, lutter et nous révolter pour faire respecter notre dignité et nos droits sacrés et inaliénables, sans manquer à nos devoirs indéniables, et pour faire revivre Haïti, notre patrie. Dr. BIJOUX nous enseigne, donc, qu’il faut absolument changer la ruse qui, malheureusement, caractérise nos rapports. Professeur MANIGAT nous invite, donc, à « sincériser la politique ».
Dans son discours, le 1er janvier 1804, le Père Fondateur de la nation, le Général en Chef Jean Jacques DESSALINES le Grand, nous enseigne, nous exhorte, nous ordonne et nous édifie : « Nous avons osé être libres, osons l’être par nous-mêmes et pour nous-mêmes ! » Nous devons, par conséquent, réaffirmer notre liberté, notre dignité et notre identité de peuple ayant marqué l’histoire du genre humain par la révolution moderne, humaniste et universelle de 1804, reconquérir notre droit à l’autodétermination, défendre nos droits inaliénables et promouvoir nos devoirs sacrés. Nous devons combattre avec la plus forte rigueur l’impunité, la corruption, l’insécurité, la violence, la criminalité, l’injustice, l’exploitation, la misère, la trahison des élites politique, économique et intellectuelle, et l’ingérence de la communauté occidentale raciste, néocolonialiste, impérialiste et prédatrice. Nous devons sauver nos ressources, l’économie haïtienne, notre pays et notre peuple de la griffe des rapaces de l’intérieur et de l’extérieur. Nous devons donc renouer avec la modernité haïtienne par la science et la conscience, la résistance et la pédagogie de la lutte, la révolution éthique et la bonne gouvernance. A nouveau, nous devons avoir la fierté et l’honneur d’être libres, dignes et d’être Haïtiens.
Notre très cher pays Haïti compte sur nous tous et nous donne rendez-vous sans délai, aujourd’hui, ici et maintenant. Continuons à former notre intelligence ! Formons notre conscience ! Et armons-nous de liberté, de courage, de fierté et d’honneur, comme le scout qui met son honneur à mériter confiance ! Travaillons sans relâche ! Unissons-nous pour concrétiser le rêve d’une nation haïtienne souveraine, d’un Etat de droit, d’un pays prospère, d’un peuple fier ! Unissons-nous pour la juste et sublime cause de l’intérêt supérieur de la nation haïtienne ! Luttons sans répit ! L’espoir est en ceux qui luttent et qui organisent la lutte avec science et conscience. Patrice Emery LUMUMBA, révolutionnaire, héros et homme d’Etat congolais assassiné par des traîtres congolais et les Belges néocolonialistes, insiste, persiste et signe : « Sans la lutte, vous n’obtiendrez rien. Ni aujourd’hui, ni jamais. » Un peu plus tard, Thomas SANKARA, révolutionnaire, héros et homme d’Etat burkinabé assassiné par des traîtres burkinabés et les Français néocolonialistes, renchérit : « Seule la lutte libère. »
L’étymologie grecque du concept de crise, nous enseigne que la crise c’est le moment de la décision, le temps de l’action. Agissons collectivement et avec intelligence ! Le temps de l’action interpelle toutes les forces vives de la nation pour s’engager, s’impliquer avec science et conscience en vue de changer la société haïtienne au profit de toutes et de tous, de chacune et de chacun. Avec tout l’amour de la patrie qui m’unit à mon peuple et me fait vivre, je souhaite ardemment que ce cri de ralliement, ce cri d’agir ensemble soit écouté pour éviter notre disparition programmée, pour éviter que demain le monde ne parle de Haïti et des Haïtiens au passé.
Les élites politique, économique et intellectuelle sont sans patriotisme, sans conscience, sans courage, sans honneur, sans cœur. Yo sanwont ! Ces élites dégénérées qui ont trahi leur mission, constituent le véritable problème, le mal de notre pays. Albert Einstein nous apprend à propos : « On ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée que celui qui a généré le problème… Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre. »
Pourtant, le peuple martyr totalement zombifié continue, par le paiement des taxes et des impôts, à prendre soin des traîtres et des bourreaux du pouvoir, ces pseudos dirigeants et ces politiciens criminels qui alimentent, financent et entretiennent les bandits et les gangs qui terrorisent et massacrent le peuple au profit d’intérêts inavoués et inavouables de la communauté occidentale ingérente, prédatrice et criminelle, et des bourgeois sangsues insatiables et criminels… Il est donc venu le temps de neutraliser les ennemis criminels coriaces du peuple haïtien. Le soleil de la conscience et de l’action générales doit enfin se lever pour le meilleur. Par les mauvais temps qui courent, Gandhi nous appelle au refus de l’inacceptable, à la condamnation de l’insécurité, du mensonge, de l’impunité et de la corruption, à l’insoumission à ce CPT (Conseil Présidentiel de Transition) importé délinquant, ce pouvoir de la honte, ce gouvernement criminel qui utilise et protège les gangs à « sapat » : « La désobéissance civile est le droit le plus imprescriptible de tout citoyen. »
A nous, chères/chers compatriotes, citoyennes et citoyens haïtiens conséquents, de nous organiser et de mettre fin à l’enfer que nous imposent les prédateurs criminels de l’extérieur et les traîtres criminels de l’intérieur… Dans « Eloge de la dialectique », l’auteur Bertolt BRECHT nous apprend et nous édifie : « Ce qui est assuré n’est pas sûr. Les choses ne restent pas ce qu’elles sont. Quand ceux qui règnent auront parlé, Ceux sur qui ils régnaient parleront… De qui dépend que l’oppression demeure ? De nous. De qui dépend que l’oppression soit brisée ? De nous… Les vaincus d’aujourd’hui sont demain les vainqueurs. Et jamais devient : aujourd’hui. »
Chez nous et ailleurs, nous subissons le déni de nos droits, l’humiliation, la peur, la violence, la souffrance et la mort. Il n’existe pas de pays de rechange. La transition de rupture pour laquelle tant de sang a coulé, doit être enfin installée envers et contre tous, avec à sa tête des citoyennes et citoyens au-dessus de tout soupçon d’esclaves du système pourri, choisis par la mobilisation nationale pour rendre service à la patrie. Nou pa nan Cassation ! L’effondrement de l’Etat, la déliquescence de la société, c’est l’échec de la justice qui est une marchandise au plus offrant dans notre pays. Conformément au prescrit scripturaire, Haïti et le peuple haïtien soupirent après la Justice qui élève la nation.
Non à l’occupation programmée pour continuer à contrôler et piller nos ressources naturelles !
Désobéissance civile !
Oui à la transition de rupture, à l’Etat de droit, à la bonne gouvernance !
Oui à la liberté, à l’autodétermination, à la souveraineté !
Oui à la vie, à la dignité !
Debout et ensemble pour sauver notre pays et notre peuple !
Hébert LAHATTE, MA
Consultant-formateur (Gestion)
Secrétaire Général KLEREM





