« Bwa kale », est-ce un slogan sexiste ?

« Bwa kale », est-ce un slogan sexiste ?

Kathleen Desravines

Connecticut, USA, 10/02/2022 – C’est le dernier slogan revendicatif qui fait peur aux uns et aux autres.

Les féministes y voient l’écho d’un appel au viol et sont prudentes, voire reluctantes à s l’utiliser.

Mais…

« Bwa kale » n’est que la traduction de l’imaginaire imagé, machiste d’un peuple à l’humour grivois   et de cette tendance à tout faire tourner autour du sexe.

Car, dans la psyché haïtienne, tout en étant tabou, le sexe est surtout libérateur.

« Bwa kale » est donc le dernier slogan à s’intégrer dans un vocabulaire politique déjà enrichi.

Il ne s’agit pas d’un néologisme, de mots nouveaux ou inventés pour les valeurs d’une cause.

Le Slogan est une menace claire aux dirigeants et leurs alliés, qui s’accrochent au pouvoir en pillant les caisses publiques.

Dans la rue, les protestataires menacent tout simplement de leur administrer un, « bwa kale ».

Hommes ou femmes peuvent être éligibles ou faire les frais d’un « bwakale » à en croire les contestataires et les militants adeptes du slogan.

« Bwa kale » serait une raclée, une bastonnade en règle qu’on envisage d’administrer à tout dirigeant qui se ferait prendre.

Mais « Bwa kale » avec ses connotations sexuelles ne fait pas peur aux dirigeants.

Des femmes soulignent son aspect plutôt sexiste

Le slogan est en fait sexiste !

Convenons- en !

« Bwa kale » est emprunté au vocabulaire sexuel

« Bwa kale » c’est la description d’un pénis circoncis en pleine érection, lequel, selon son utilisation peut donner plaisir extrême ou faire extrêmement mal à une partenaire sexuelle.

Une raison qui porte plus d’un à refuser de l’utiliser.

Pourtant le slogan est populaire et gagne en ampleur.

Magalie habitant une proche et alliée du régime PHTK vient de faire les frais du « Bwa kale ».

Ce qui alimente l’inquiétude de féministes qui y voient une tentative de punir uniquement des femmes alliées du régime déchu.

La crise politique et socio-économique pousse la majorité des haïtiens à vouloir administrer quelque chose à leurs dirigeants fantoches, sans que les prudes et les féministes n’osent se référer au « Bwa kale ».

Trop vulgaire pour d’autres.

« Bwa kale » est un véritable chantre à l’organe masculin.

En apparence sexiste, le slogan fait appel à la puissance et á la virilité du mâle pour mettre fin à un état de fait.

« Bwakale », exalte l’organe sexuel masculin, symbole de puissance pas aux fins de viols ou d’exploits purement sexuels, comme le redoutent les féministes, mais aux fins d’un changement.

« Bwa kale » c’est plutôt un appel ; une exhortation à la puissance masculine à se décupler, comme outil pour se faire justice.

C’est l’organe masculin, dont on appelle tout simplement à l’érection permanente pour sévir contre les dirigeants haïtiens coupables de détournement de deniers publics.

Pourquoi le choix de ce slogan sexiste ?

« Bwa kalé » serait l’outil suprême pour arriver à la fécondation d’une lutte infertile depuis plus de dix ans contre un régime corrompu et sanguinaire.

Selon la rue, il n’y aurait donc que l’administration d’un « bwa kale » aux éléments du régime, pour s’assurer de la fécondation et possiblement de la conception du bébé « changement », via une fin de régime.

Alors

Bwa kale…!

One comment

  1. Malheureusement c’est Magalie Habitnat qui en a fait la première expérience! Dans ce cas précis ( le cas de Magalie ) ,les définitions s’associent pour montrer le côté sexiste du concept “ bwakale ou bwa kale “.
    On est toujours dans l’attente de voir comment appliquer ce concept au genre masculin. Espérons que au cours de cette nouvelle semaine de protestations, nous aurons à vivre une séance de l’application de ce nouveau concept , qui entre définitivement dans le vocabulaire haïtien sur l’un des agents dilapidateurs des fonds publics.

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