Billet à Me. Sonnet : un hommage mérité à Jean Bertrand Aristide

Billet à Me. Sonnet : un hommage mérité à Jean Bertrand Aristide

 

Très bon article de Sonnet dont je partage le contenu. Il n’existe pas un ancien chef d’Etat qui eut à réaliser ce que Jean Bertrand a concrétisé dans l’éducation supérieure en Haïti. Il a montré ce qu’il a fait avec son argent.

Que les pourfendeurs jaloux d’Aristide laissent “le lumineux esprit “ continuer à faire ce qu’ils sont incapables de faire. Pas un de ses ennemis n’ait construit une école de jardins d’enfants pour les plus vulnérables avec l’argent volé ou non de l’Etat.

Aristide a des défauts et a commis des erreurs politiques comme tout politicien. Qui n’a pas commis d’erreurs dans sa vie ? Il s’est donné les moyens de repartir en orientant son action politique à travers la formation d’une jeunesse assoiffée d’instruction. Dans un pays où l’accès à l’éducation universitaire quand il est disponible est réservé à des privilégiés. Il a tout au moins répondu à cette aspiration fondamentale pour une bonne part de la jeunesse vulnérable. Il a fait ce qu’ il ne pouvait réaliser avec les situations d’intrigues, de trahisons, de luttes de pouvoir en Haïti.

Aujourd’hui en analysant le bilan d’Aristide avec ses hauts et ses bas avec celles et ceux qui ont tout fait pour l’éliminer physiquement et moralement, il est demeuré conséquent, résilient et combattant contre  ses adversaires politiques. Il a démontré sa bonne foi dans le développement d’Haïti non pas avec que des idées, des envolées oratoires médiatiques ou des rêves comme a su bien dire Me Sonnet, mais avec des actions fortes concrètes, lumineuses d’un homme habité par une grande vision de justice sociale pour son pays.

En effet, tous les pays qui ont connu le développement le sont grâce à une planification de politique publique d’éducation pour le développement. Comment peut-on développer un pays, promouvoir la formation technique, académique, et surtout combattre la pauvreté endémique, sans l’accès à l’éducation et à la recherche?

La réponse est catégoriquement non. Car même les pays qui possèdent des ressources minières dans leur sous-sol ne peuvent les exploiter et les transformer sans le support technologique. Seule l’instruction qui peut fournir l’intelligence de l’exploitation pour convertir ces ressources en valeurs économiques. L’éducation est la clé du développement durable. Tous les pays qui n’ont pas respecté le déterminant éducatif, autrement dit cette règle de politique d’éducation nécessaire au développement, il n’est pas étonnant de constater que leur indice de développement humain soit au taux le plus bas de l’échelle du progrès et d’avancement dans un futur durable.

Ainsi la réalisation de Jean Bertrand Aristide et de sa femme avec ses plus proches collaboratrices et collaborateurs à travers la diplomation de milliers d’étudiants universitaires, s’il vous plaît, dans divers domaines professionnels, devant aider le pays à se rattraper dans sa voie de développement, mérite le respect de l’élite du pays pour son travail éducatif à l’UNIFA. Il faut vraiment être malhonnête pour ne pas reconnaître cette contribution au développement du pays sans même avoir raison d’aimer ou pas Aristide pour un tort personnel qu’il vous aurait fait.

Beaucoup d’acteurs n’arrivent pas à dépasser l’espace des années de pouvoir d’Aristide. Ils n’ont pas su grandir, alors qu’ils sont encore incrustés dans le passé Aristide qui semble avoir pourtant dépassé son passé. Le temps, a dit le pape François, est plus grand que l’espace. Grâce à la dynamique du temps, qui est plus grande que l’espace, Aristide n’est pas stagné. Il a pu au contraire progresser et non régresser. Ses critiques devraient pouvoir avancer aussi avec la marche de son histoire dépassée qui se poursuit et ne s’arrête pas dans l’espace politique du passé. Pourquoi devrait-on s’enfermer dans l’espace du passé ? Pourquoi devrait-on fermer les yeux sur les accomplissements actuels d’Aristide et préférer à se focaliser sur son passé?

Des années se sont passées comme dans la vie de tout débutant politique, alors qu’il ait pu acquérir d’autres outils d’intelligence politique en matière d’éthique de conviction et de responsabilité citoyenne au regard de son engagement politique.

Il y eut d’autres contemporains d’Aristide qui ont pris le pouvoir avec autant d’erreurs politiques et de tentatives de bien faire, mais pris dans l’engrenage du système politique traditionnel haïtien avec leur passif et actif obtiennent la clémence des éditorialistes et chroniqueurs d’histoires. Aristide semble ne pas rencontrer les faveurs de ces chroniqueurs et analystes d’un certain courant médiatique.

Tandis que devant la réalité des faits, l’analyse actuelle de la personne politique d’Aristide devrait suggérer de manière objective de prendre en considération son continuum dans le temps historique, sans laisser certes l’espace du passé, mais sans être enclavé non plus dans un passé méritant d’être contextualisé et dépassé l’espace du passé pour retrouver le temps.

Il apparaît que c’est le propre du travail de la recherche scientifique en histoire, dont l’ultime préoccupation est de faire la vérité sur les faits non de façon partielle et subjective, mais exhaustive comptant tous les variables acteurs, facteurs et enjeux.

Devant la cécité de certains ou la perte de sens de cette démarche historique précitée, Aristide n’a-t-il pas raison lors de son discours d’occasion de graduation des diplômés, de suggérer à “ses pourfendeurs” de lire l’important ouvrage que tous les haïtiens raconteurs, donneurs de leçons, chroniqueurs de notre histoire contemporaine, devraient avoir à leur chevet, “ La vocation de l’élite” du Dr. Jean Price Mars?

Au résultat, les pourfendeurs d’Aristide ne pourraient- ils pas trouver l’opportunité de s’éduquer eux-mêmes et commencer à poser des actions plutôt positives, allant dans le sens du progrès de notre pays, que de passer son temps à produire des chroniques de la haine de l’autre. Je salue en terminant l’article de Me Sonnet, et félicite le Président Aristide pour la noblesse de son travail éducatif.

JP

 

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