Bicéphale, monocéphale = monotonie pour le peuple haïtien !

Ce fameux proverbe Danois : « Quand deux sont d’accord le troisième est leur dupe », illustre magistralement bien le coup de la classe moyenne contre le peuple. Ils s’entendent, l’opposition et le gouvernement, parfaitement bien juste pour baiser le peuple.
Les initiateurs des deux accords, « Société Civile » et « Primature », souffrent d’un déficit avéré de légitimité pour engager la nation haïtienne dans des aventures aussi périlleuses. Un premier-ministre défectueux et dépourvu de base politique s’allie à des politiciens flibustiers pour signer un accord chimérique, par-dessus tout monocéphale, qui n’a aucune chance d’être appliqué en faveur du peuple.
Un groupe hétéroclite de politiciens endurcis, certains déguisés en membres de la société civile, se joignent momentanément pour signer un autre accord, totalement identique à celui d’Ariel Henry, si ce n’est l’aspect bicéphale, pour sortir le pays de la crise. Quelle tromperie !
Parce que, tout le monde le sait maintenant, que les politiciens constituent le plus grand mal du pays. Ce sont des voleurs, des parasites, des valets internationaux, des caméléons, des faux…en gros, de froids apatrides. Leur existence explique l’échec d’Haïti. Au pouvoir, comme de petites vermines, les politiciens ruinent l’économie nationale ; dans l’opposition, ils sont comme de petits rongeurs, polluent la société haïtienne tout en s’enrichissant ignoblement des dividendes de l’oligarchie « tilolit ».
En feuilletant les deux accords, il n’y a rien de nouveau. Ce sont les mêmes ragoûts sans cesse réchauffés, il n’y a pas d’originalité. Ils n’inspirent personne, pas même ceux qui sont les principaux instigateurs. La motivation reste fidèle à la tradition, accaparer le pouvoir politique pour s’assurer d’un évident transfert de classe. De 1986 à aujourd’hui, le pouvoir politique ne fait que créer de nouveaux millionnaires tous les trimestres. Ici, on ne joue pas !
En observant les ayatollahs de la classe politique, on peut remarquer qu’il y a une constante entre eux, la dilapidation des ressources nationales. Ils sont tous consciemment des pillards invétérés. Ils n’ont pas de cœurs et sont les premiers responsables de la misère qui gangrène l’existence du peuple haïtien. Le peuple ne fait pas partie des agendas bicéphales ou monocéphales.
Les coquins du pouvoir bicéphale évoquent la constitution pour appuyer leur thèse d’un exécutif à deux têtes, présidence et primature. Les « grands mangeurs » monocéphales, entendent poursuivre de diriger le pays sous l’empire unique d’un premier ministre. Quelle est la signification de ces deux stratagèmes politiques ?
Haïti a été toujours dirigée par des présidents pendant plus d’un siècle jusqu’en 1988, quand Martial Célestin, un juriste de carrière, prêta serment comme le premier occupant de la primature, sous la gouvernance du feu président, Lesly Manigat. Depuis lors, les occupants de la présidence et de la primature s’accordent leurs violons pour perpétuer le pillage d’Haïti.
Dans ce cas, il importe peu que ce soit un président ou un premier ministre qui commande l’armée du pillage des ressources nationales. Le peuple n’est pas engagé dans ce combat, car rien n’a changé. Le résultat reste le même pour lui qui s’enfonce à grand pas dans le désespoir qui le pousse à choisir les dents des requins pour se rendre aux Etats-Unis d’Amérique, et dans la jungle mexicaine pour qu’il soit dévoré par des animaux sauvages en guise de mourir à petit feu dans le pays bicéphale ou monocéphale.
Serge Beaulieu, ce duvaliériste convaincu, aimait lancer ce slogan radiophonique à la « majorité nationale » de rester « sou blok glas li ». Aujourd’hui, en dépit de la tempête médiatique autour des deux accords, le peuple est resté « sou blok glas li ». Finalement, il a compris que ces éléments de la classe moyenne s’en foutent pas mal de leur gueule. « Bouki fè filozofi », ils ne peuvent plus les manipuler par des appels assourdissants à gagner les rues, organiser des émeutes …pour que rien ne change, au contraire tout s’empire !
Pour terminer cet appel venant du cœur, les accords (monocéphale/bicéphale) ne vont pas résoudre les problèmes du pays, car le vers est dans le fruit. La classe politique est la source du mal que souffre la nation. Sans l’avènement d’un autre groupe d’hommes réunissant les trois conditions ordonnées suivantes : Patriotisme-Intégrité-Compétence (PIC), pour prendre le pays en charge, le pays est fichu !
Joel Leon





