Au Musée du Panthéon National-MUPANAH, l’armée a versé des larmes et promet d’écraser les bandes armées !
Par Michaud Joanier, journaliste
Paris-A l’occasion de la célébration du 218e anniversaire de la bataille de Vertières, le premier ministre haïtien, Ariel Henry, a assuré le service minimum !
À l’Orée du Palais national, au Musée du Panthéon National (MUPANAH), des policiers mais aussi des rescapés de l’Armée d’Haïti ont répondu présents pour le défilé en vue d’honorer les héros de Vertières et cela non sans des pleurs !
La géographie de cette célébration, au MUPANAH, assez inhabituelle, pourrait-être due à deux, voire trois facteurs conjoncturels :
1- La Vieillesse d’Ariel Henry, on dirait qu’il n’a plus d’énergie.
2- Il semblerait qu’il n’avait pas obtenu le nécessaire sauf-conduit de Barbecue qui l’autoriserait à se déplacer jusqu’à Vertières (Au Cap).
3- Probablement, un manque de carburant pour alimenter sa flotte de véhicules pourrait être la cause de cette célébration sur place.
Rien ne dit que ces 3 facteurs n’en sont pas concordants !
En tout cas, rien de nouveau sous le soleil politique haïtien ! De l’ingénieur Jovenel Moïse à son successeur, Dr. Ariel Henry, les déplacements sont toujours limités, au regard des célébrations, à l’aire du Champ de Mars. Sinon, les autorités doivent verser une petite fortune aux bandits ! Dans le cas contraire, elles sont condamnées à se résigner à prendre « bout teren » !
Les dernières autorisations délivrées par les groupes armés à nos dirigeants remontent au 17 Octobre 2021, le jour où Ariel Henry courait sous les balles du groupe G9, au Pont-Rouge, alors qu’il s’apprêtait à déposer une gerbe de fleurs en l’honneur du père fondateur de la patrie, Jean Jacques Dessalines le Grand ! A Martissant, c’était le même scénario, lorsque Claude Joseph devait payer plus de 20 millions de gourdes pour une simple balade de 5 minutes dans la zone. Joseph Jouthe, ce premier ministre acariâtre et laid, devait, lui aussi, passer au guichet des bandits, afin de s’acquitter de ses obligations de paiement !
C’est face à tout ce gaspillage et distribution régulier d’argent, vous l’aurez compris, chers lecteurs et lectrices, qu’Haïti manque de tous les moyens pour assurer la sécurité de sa population, en dépit de la prolifération des gangs, ici et là …Et ces besoins, hier,18 novembre 2021, cette date qui correspond à cette grande bataille qui allait sortir le pays du joug de l’esclavage. Que le Major Eddy Marcelin, de l’Armée de Jovenel, allait choisir pour crever l’abcès, en brisant le de silence du militaire pour exiger des autorités, qu’il était censé venir sécuriser, un minimum de moyens en vue de rétablir de l’ordre dans le pays ! Il faut rappeler que sous le gouvernement de Jovenel, beaucoup d’armes ont été acquis pour équiper cette armée, mais elles n’avaient pas pu atterrir au dépôt de l’institution militaire, du fait que les Etats-Unis s’opposent catégoriquement ! C’est peut-être l’occasion de dire qu’Haïti attend encore le permis, probablement de l’Oncle Sam, afin de reconstruire le palais national en ruine, et ceci depuis plus de 11 ans, soit le 12 janvier 2010, remontant au tremblement qui ravagea le pays !
Et le Major Eddy Marcelin !
Tout en reconnaissant l’impuissance de l’institution à laquelle qu’il appartient, l’Armée d’Haïti, devant des actes de viols, de kidnappings, de vandalisme…le Major a ému tout le monde en disant, tout en jetant des larmes : « Donnez-nous un hélicoptère de combat, des armes et des munitions et dans 2 semaines, nous parviendrons à rétablir la paix dans la cité » ! « Combien coûte un hélicoptère, chers amis ? » A-t-il poursuivi !
Le Major Eddy n’osait pas dire : Pourquoi tout l’argent va aux gangs mais pas à nous qui sommes placés pour défendre le territoire national ! Ç’aurait été sujet à la cour martiale et de sa révocation ! Mais, on se demande si la vérité n’est pas bonne à dire !
Finissons pour dire, qu’à côté de ce discours creux et vide de sens que prononçait le premier ministre Ariel Henry, hier au Musée du Panthéon National, le major Eddy Marcelin s’était imposé comme un homme responsable et c’était le seul fait marquant de cette journée !
Dommage, que les acteurs politiques haïtiens ne puissent, à l’occasion de cette grande fête de fierté, arriver à réinviter Vertières. Un mot que les Français n’aiment pas du tout et, cela, avec raisons, les cicatrices étant encore vivaces, d’autant plus les faits historiques sont toujours têtus !
Michaud Joanier, Paris !






