Ariel Henry, totalement décrié, réprime les manifestants. Vit-il ses derniers moments au pouvoir.
Ariel Henry a les deux pieds « Nan yon sel gren bot ». La protestation contre le gouvernement de facto est totale et générale. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, le peuple abusé gagne les rues pour exiger le départ du premier ministre du pouvoir. Ce mouvement était attendu depuis des mois, car la sévérité de la situation sociale et économique fait exploser les nerfs.
La rareté de la gazoline sur le marché national, l’augmentation vertigineuse des prix de tous les produits, l’insécurité qui fait le plein, la persistance du kidnapping, la gabegie administrative, la désolation…tous ces éléments se combinent pour rendre le pays invivable.
Des milliers d’Haïtiens et d’Haïtiennes investissent les artères de tous les départements géographiques du pays, et ceci depuis plusieurs semaines. Toutefois, depuis ce mercredi 7 septembre, la mobilisation présente un caractère différent. Ce mouvement, lancé par Moïse Jean-Charles (Pitit Dessalines), Youry Latortue (AAA) et des dizaines d’organisations politiques et sociales correspond à la volonté populaire du moment. Ariel Henry, que fait-il ?
Le premier ministre a fait le choix de la répression. Le ministère des finances, après avoir injecté plusieurs millions de dollars dans l’économie haïtienne au profit des banquiers, a procédé au paiement des 9 mois d’arriéré de salaire aux policiers. Cette action d’Ariel Henry correspond à sa volonté d’ignorer les revendications du peuple en instrumentalisant les agents de l’ordre autour de sa décision de s’accrocher au pouvoir.
A Maïssade, les bandits ont profité de la volatilité de la situation pour envahir le commissariat de cette zone. Cette attaque a fait au moins deux blessés parmi les policiers. La situation est explosive partout dans le pays, il semble que la population est en mode de rébellion !

A Jérémie, la population a envahi un centre commercial pour s’approvisionner en produits alimentaires de toutes sortes. La police est dépassée par les événements qui n’arrivent pas à empêcher un « dechoukaj » en bonne et due forme. Cependant, plusieurs manifestants ont reçu des projectiles.
A Pétion-Ville, les agents des forces de l’ordre essaient par tous les moyens d’empêcher que les manifestants l’atteignent, une ville qui est devenue le plus grand centre commercial de la capitale.
Déjà, la Police Nationale d’Haïti-PNH avait fait sortir un circulaire qui délimite les positions géographiques des commissariats de la zone métropolitaine autour des différentes banques que les policiers doivent protéger au péril de leurs vies.

Ensuite, les responsables de la police ont, depuis hier, passé des instructions formelles aux agents des forces de l’ordre pour empêcher le déroulement des manifestations sur tout le territoire national. Pour atteindre cet objectif, la police se prépare à utiliser la force brutale contre les manifestants. Dans les faits, cette décision se traduit ce mercredi par des tirs d’armes automatiques contre les citoyens qui exercent leurs droits constitutionnels, du gaz lacrymogène asperge tout le monde sans exception, des arrestations sont enregistrées…Un journaliste de la radio Zénith FM, Youly Destiné, a reçu un bal de caoutchouc à la main droite. Est-ce que cette sauvage répression va stopper la volonté populaire ?
Les heures qui viennent sont cruciales pour répondre à cette question. En attendant, tous les départements géographiques sont en ébullition.
Boukan News
Merci à Theriel Thelus (TT) et radio Zenith FM






