15 OKTOB 1994-15 OKTOB 2022: 28 lane apre ki kote nou Ye?

15 OKTOB 1994-15 OKTOB 2022: 28 lane apre ki kote nou Ye?
Marcel P Mondesir
Massachussetts, 10/15/2022 – 28 ans après le retour du président Jean-Bertrand Aristide de l’exil sous la protection de 20 mille GI’s Haïti est à la case de départ.
28 années après les bruits de bottes résonnent plus fortement à nos tympans. Et pour quels résultats ?
La démocratie telle que vue par l’occident pour Haïti n’est pas arrivée à prendre racine. La situation socio-économique sur les plans macro et micro laisse à désirer. Au moment où nous écrivons ce mémo selon l’UNICEF une agence onusienne près de 4.7 millions d’haïtiens ont un grand besoin d’une aide alimentaire et de ce nombre les enfants se trouvent encore dans un état critique. La malnutrition chronique, les diarrhées et les parasites les rendent encore plus vulnérables.
La décomposition des classes moyennes devient une constante.  Rares sont les sociétés où les classes moyennes n’arrivent pas à participer à la production des richesses au travers d’activités économiques dynamiques. Aujourd’hui, Haïti constitue un exemple parfait de cette catégorie-là. D’aucuns parlent même de l’inexistence de cette classe moyenne vu son effritement et sa dislocation à tous égards.
Cette situation rend perplexe les acteurs sociaux et l’on se demande de quoi et par qui la relève du pays va être faite. Et les évènements du moment ne laissent présager aucun signe d’amélioration.
Au contraire. Le pays s’enfonce dans le chaos. Et les scénarios présentés par nombre d’acteurs (nationaux et internationaux) ne permettent pas de nous projeter sur l’avenir de manière rationnelle et ne donnent pas le goût de l’optimisme.
28 années après le premier débarquement, la communauté internationale, malgré ses intentions affichées surtout par les puissances tutrices, n’arrive pas encore à définir quelle forme prendra cette nouvelle occupation.
Sera-t-elle sous le mandat du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ? Sera-t-elle sou le mandat de l’Organisation des États Américains ? Ou une coalition de pays ?
Ce qui doit être clair pour nous toutes et nous tous, quel que soit la forme et le mandat, le principal gendarme sera les gringos (USA), maître de l’espace.
Au demeurant de la situation, peut-on dire que les Haïtiennes et Haïtiens n’ont pas grandi ou ont-ils été condamnés. Ce n’est ni l’un ni l’autre. Seulement une politique de « maswife » lui condamnant à être toujours la proie de la communauté internationale et de certains de ses fils toujours disposés à coucher et à se soumettre aux ordres.
28 années après, même celles et ceux qui pour des raisons de survie s’aligneraient au projet d’occupation, certains dans leur for intérieur ils se posent mille et une question. Raison est que le bilan global ne profitera pas à la République.
Par cette nouvelle occupation en préparation, on va alourdir la dette sociale du pays et aussi ralentir pour longtemps encore le développement socio-économique du pays. Et les couches moyennes seront très très loin, beaucoup plus loin de voir le bout du tunnel.
28 lane aprè okipasyon twoup entènasyonal nan peyi an septanm 1994, bri bòt yo vinn pi fò toujou nan zòrèy nou menm pèp Ayisyen. Yo te 20 mil nan lane 1994, konbe y ap ye kounye y’a? E pou konbyen de tan ke yo ap rete?
Marcel P. Mondesir, agwonom

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