Haiti: Entre la peur de rester et l’envie de partir!
‘’Pòtoprens kapital. Pòtoprens tèt fè mal. Pòtoprens chabon dife. Pòtoprens Kosovo. Pòtoprens mafyozo. Pòtoprens pil fatra…” (BIC)

New York, USA, 10/05/2022 – Peur de cette peur qui fait peur de rester vivre à Port-au-Prince, c’est cette peur qui ne fait que s’accroître et inquiète chaque jour celui qui s’aventure de ne pas partir en dépit des vicissitudes de la vie et de l’insécurité généralisée imposé par les bandits.
Mais vivre dans une ville, construite plus de deux cent cinquante ans de cela pour les Princes qui, aujourd’hui avec toutes sortes de problèmes, fait peur de vivre, n’est autre, qu’une peur de mourir assassiné et ensuite calciné par des voyous assoiffés de tuer.
D’une ville de princes et de princesses à celle des bandits, maintenant, même à l’intérieur d’une maison dans des zones de résidences très sélectives où vivent les riches, les plus riches, les ultra-riches…avec des agents de sécurité tout autour, l’insécurité est le lot quotidien de plus d’un.
L’envie de rester vivre à Port-au-Prince, c’est cette envie qui fait peur. Plus peur que l’envie de rester.
La peur de voir des tueurs à gage qui, avec le plein pouvoir de décider qui doit rester en vie et qui ne le droit pas, complique le quotidien de tous ceux et de toutes celles qui ne sont pas des gangs et alliés des gangs.
Il y a aussi cette peur d’être le témoin impuissant de tant de vies gaspillées en quelques minutes. Tant de rêves assassinés dans une ville ou la mort s’éternise au quotidien.
Tant de vies fauchées, déroutées par les balles des vauriens et les griffes maléfiques des vautours et des bandits en fonction dans des institutions publiques et privées.
Ce n’est pas facile de vivre dans cette ville ou les vivants vivent difficilement l’absence de leurs proches qui, malheureusement, avaient été assassiné dans les brigandages des gangs armés à la solde d’un État voyou dont leur stratégie est de passer du temps pour jouir pleinement des privilèges et tirer suffisamment de profit du pouvoir.
Oui, rester dans une ville ou sa gestion est donc confiée à des amateurs qui, pour rester au pouvoir aussi longtemps que possible, fait tout ce qui est contraire aux normes démocratiques, est une lutte au quotidien entre la vie et la mort.
Malheureusement dans la lutte aveugle pour des postes, ces dirigeants de cet État insouciant oublient que même le pouvoir à vie est éphémère. Mais ce qui sont éternels, ce sont les regrets, les abus, les crimes inutiles etc.
Dans leurs insouciances, les autorités font semblant de ne pas comprendre la gravité de la situation socioéconomique et politique d’Haïti, particulièrement, Port-au-Prince, la capitale. Ce qui explique, dans des rencontres importantes à l’échelle international, ces insouciants d’Haïti font semblant de marcher la tête haute, pendant qu’ils sont dans la merde jusqu’au coup. Et, contrairement à ce que faisait croire le ministre des Affaires étrangères lors de sa dernière présentation aux Nations-unis le mois prochain, rien n’est sous contrôle. Absolument rien.
Définitivement, le vieux n’était pas sage. Il parlait pour ne rien dire. Alors que ‘’Parler pour ne rien dire et rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de fermer avant de l’ouvrir. Les pensées (1972) de Pierre Dac.
Prof Esau Jean-Baptiste






Entre la peur de rester à Port-au-Prince et le désir de partir, le cœur haïtien est déchiré. Rester, c’est affronter la violence, la corruption et l’incertitude. Partir, c’est abandonner son pays, sa famille, ses racines. Mais comment vivre dans une ville où la mort rôde à chaque coin de rue ? Comment rester dans un pays où les rêves sont étouffés par la pauvreté et l’injustice ? Le choix est difficile, mais l’espoir reste : espérer que les choses changent, que la paix et la stabilité reviennent en Haïti.”