PHTK et la désarticulation de l’État-Nation !

La déliquescence de l’État a atteint son paroxysme et la société haïtienne son niveau d’extinction à un point tel, même les plus sceptiques sont parvenus à cette évidence. Les dix dernières années de pouvoir du PHTK et leur gouvernance à l’emporte-pièce ont conduit Haïti dans le mur. Haïti sans aucune exagération peut se définir comme « Dead end » ou “ antre pa soti”. Et l’équipe d’Ariel Henry vient, par sa non-gouvernance, sonner le glas de la disparition de l’État-Nation.
Il est inconcevable de comprendre et de saisir les comportements, les choix, les décisions du premier ministre médecin, de surcroît neurologue Ariel Henry. Pourquoi a-t-il fait le choix d’être, après deux cent dix-huit (218) années d’indépendance, de peuple champion de la liberté, le responsable de l’extinction de cette Nation qui eut à donner au monde « dit civilisé » le sens, le contenu, le fondement de ce qu’est une Personne Humaine ?
Pourquoi a-t-il fait le choix d’endosser ce fardeau historique qui va faire de lui le pire des dirigeants dans la galerie de celles et ceux qui ont en toute conscience acceptée de livrer le peuple haïtien et de sacrifier la Nation.
Honte à vous Ariel Henry.
Votre nom résonnera pire encore que celui de Conzé dans la postérité.

Effectivement, nous ne sommes plus dans un espace réglementé où les notions de droits et de devoirs du citoyen sont codifiées et établies et où l’autorité légitime possède toutes les qualités définies par la loi pour imposer son ordre à la société.
La loi de la jungle qui est celle du plus fort, donc du plus violent se pratique en Haïti au détriment de cette locution latine qui dit : « dura lex sed lex », la loi est dure mais c’est la loi.
Des autorités dépouillées de tout sens civique, de toute éthique, de toute moralité et sans aucune discrétion. Comment comprenez-vous que les fonds de Petrocaribe ont été dépensés avec une telle désinvolture en veux-tu en voilà. Depuis le fils du chef du PHTK en passant par des Élus à tous les niveaux pour finir aux plus richissimes hommes et femmes d’affaires, jusqu’à des déclarations pour nous prouver leur full power “lajan Petwokaribe a nou envesti l kote nou konnen…”
Des autorités qui n’accordent aucune importance à l’histoire, aux aïeux et à la culture. Souvenons-nous de leur comportement au moment de la commémoration de certaines fêtes nationales.
Des autorités qui n’ont aucune référence scientifique. Elles n’accordent que peu d’intérêt à la technique. Les décisions ne se fondent sur aucune analyse technique et rationnelle. Leur seul mobile c’est de soutirer de l’argent en tout et partout. Certaines “œuvres” conçues par l’équipe PHTK et alliés sont là pour le prouver. Viaduc reliant Nazon au Carrefour de l’aéroport, les travaux sur l’Île à Vache, les 25 stades, le Rex Théâtre et bien d’autres encore. Comment oublier la Caravane de changement, une structure abracadabrante montée de toute pièce “pou wete tout vyann nan kò Leta, fè l tounen po patat epi pou l pa fouti ofri sosyete y’a okenn sèvis ankò. Sitwayèn ak Sitwayen yo lage de bra balan pa konnen Ki pòt pou yo frape lè yo genyen bezwen sèvis.” Tout se paie sous la gouvernance de PHTK et alliés.
Jamais elles ne se sont donné la peine de concevoir une démarche capable de faciliter une ambiance du vivre ensemble et de rapprochement des citoyens et des communautés. Championnes de la politique de Machiavel “diviser pour régner”. Aucun investissement social et humain par rapport à une politique publique qui pourrait créer l’harmonie au sein des diverses catégories sociales dans la perspective de retrouver la paix tant nécessaire au sein de ce qui pourrait rester de la République. D’ailleurs, elles se bousculent pour voir celle qui va remporter la palme d’or dans la désagrégation de la société. L’armement des gangs au sein des quartiers populaires, “ankouraje ti dife boule nan mitan Òganizasyon yo pou yo toujou ap twoke kòn yo” ce sont des exemples probants de l’irresponsabilité sociale et de la non-harmonisation du pouvoir PHTK et alliés.
Des autorités dont leurs noms ne font pas honneur à la République vu qu’elles se sont elles-mêmes décrédibilisées. Elles font le concours pour voir qui surpassera l’autre dans les scandales les plus répugnants, les plus malhonnêtes. “Otorite sa yo nan tout mank e melanj. Depi koze krèy, pase pa vòlò, vyol, trafik moun, dwòg elatriye.”
On les retrouve dans toutes les combines depuis le petit zin sur un ancien ami, jusqu’à leur implication dans des massacres documentés et classés crimes d’État par des organismes nationaux et internationaux de droits humains.

Les hommes du pouvoir PHTK et alliés ont “Timounize”, domestiqué pour quelques avantages certaines structures de la société civile et certaines entités morales. Elles ont, malheureusement, accepté de jouer le trouble-fête en s’érigeant comme en Tribunal pour sauver la soi-disant image des autorités vilaines. Il est encore trop tôt pour oublier l’affreux spectacle de l’hôtel El Rancho et de la rencontre au Palais national à la suite des débats sur la nationalité.
Voilà comment le pouvoir PHTK et alliés nous a réduit à un non-État et nous fait courir le risque de subir une transformation dont les sciences sociales et humaines n’ont pas encore défini les éléments théoriques pour pouvoir le saisir, le cerner. “Ak ekip PHTK ak Alye Ayiti ki te premye peyi ki te bay yon Kontni solid ak ekilibre sou sa ki rele État Nasyon vin tounen yon” Entité Chaotique ingouvernable prête à l’extinction.
“Revèy Sitwayen sa ki kòmanse la, se pou demanti PHTK ak alye l yo, neurologue premye minis Ariel Henry an, Ayiti pap disparèt sou kat mond lan”.
“Okontrè! Nou pral montre yo nou te konn fè, nou kapab fè e nou pral fè l. Wi nou pral pran dwa granmoun nou lè nou voye Ariel Henry ak tout alye vizib tankou envizib li yo nan 4 miray Lajistis”.
Marcel Poinsard Mondésir





